Municipales : LR tranchera à l’automne sur les villes à « conflit » comme Nice
Le parti Les Républicains attendra l'automne, et l'élection en octobre de son nouveau président, pour décider des investitures...

Municipales : LR tranchera à l’automne sur les villes à « conflit » comme Nice

Le parti Les Républicains attendra l'automne, et l'élection en octobre de son nouveau président, pour décider des investitures...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le parti Les Républicains attendra l'automne, et l'élection en octobre de son nouveau président, pour décider des investitures aux élections municipales dans les villes à "conflit" comme Nice, a affirmé mardi son président par intérim Jean Leonetti.

"En intérim, je ne prendrai pas des décisions dans les situations de conflit. Parce que je n'ai pas la légitimité des militants pour le faire", a expliqué lors d'un point presse M. Leonetti, qui assure statutairement la présidence de LR depuis la démission début juin de Laurent Wauquiez, après la déroute du parti aux élections européennes (8,5%).

La Commission nationale d'investiture, présidée par le député et candidat à la mairie de Nice Eric Ciotti, doit se réunir mardi soir. Elle investira une vingtaine de candidats mais pas ceux de Nice, Marseille, Toulouse ou Paris.

"Nous sommes affaiblis. Quand on est faible, on ne se jette pas dans les bras de celui qui est fort (...) Un maire qui prend une étiquette LREM ne peut pas avoir l'investiture de LR", a ajouté M. Leonetti, qui a accueilli lundi dans sa ville d'Antibes les deux candidats LR adversaires à Nice : le maire sortant Christian Estrosi et Eric Ciotti.

"Ces deux hommes se détestent et c'est ça qui tue la politique", a déploré le chef de LR. Mais "souvent le temps résout les problèmes qu'on n'est pas capable de résoudre dans la violence et dans l'urgence. Donc on va voir. L'attente permet de voir les âmes fortes et les âmes faibles".

"Si un certain nombre de maires ne font pas un appel en disant +finalement Macron ce n'est pas si mal que cela+ (…) ça ne nous ferait pas de mal", a-t-il insisté.

En ce qui concerne Nice, "j'ai entendu Christian Estrosi prôner une alliance dès le premier tour entre LR et LREM. (…) Il n'y aura pas d'investiture LR-LREM à Nice parce qu'il n'y a pas de risque FN. Et s'il y avait un risque au deuxième tour, on serait capable d'aviser", a développé M. Leonetti.

M. Estrosi a qualifié auprès de l'AFP de "totalement faux" les propos de M. Leonetti au sujet d'une alliance de premier tour entre LREM et LR. Sur Radio Classique, il a dénoncé une "forme de sectarisme" de LR pour tarder à investir ses candidats à Toulouse et à Nice et a menacé de quitter le parti. "Si quitter sa famille comme l'ont fait Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand ou ne pas la quitter vaut le même traitement, j'en tirerai peut-être les mêmes conséquences", a-t-il prévenu.

Partager cet article

Dans la même thématique

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le