Les 15 et 22 mars, les Français sont appelés aux urnes pour élire de leur maire de leurs communes. Un rituel démocratique et républicain qui ne prête pas, a priori, à sourire, sauf dans quelques situations que la presse locale a dénichées ici et là.
Place aux jeunes
A Saint-Cloud, des jeunes 18 à 22 ans, encore étudiants, forment la plus jeune liste de France. La liste l’Elan clodoaldien menée par un élève de Sciences Po, Augustin Brunschvicg, se revendique « transpartisane et sans étiquette ». Elle milite pour plus de logements sociaux et une hausse du budget alloué à la jeunesse et le sport. « Nous sommes lucides, nous savons que nous ne gagnerons pas l’élection comme ça et si nous obtenons trois ou quatre sièges, ce sera déjà génial », ont-ils reconnu sur les réseaux sociaux, où ils font l’essentiellement campagne.
Encore un mandat pour la route
Dans son petit village de 43 habitants de Gorges (Somme), Guy Delattre, 94 ans, n’utilise pas vraiment les réseaux sociaux pour briguer un dixième mandat. A la tête de la commune depuis 54 ans, il est le plus vieux maire de France. Interrogé par France 3 Hauts-de-France, sur ce qui le motive, l’élu a évoqué, « les réunions à la communauté de communes », et plus généralement le « contact avec des élus plus importants, sénateurs ou autre ». Il a d’ailleurs échangé récemment avec le plus jeune sénateur de France, également élu dans la Somme, Rémi Cardon (PS).
Mariés et listes séparées
Dans le Calvados, à Livarot-Pays-d’Auge commune de 6200 habitants, deux retraités, Martine Deshayes et Stéphane Lechevalier sont unis par le mariage depuis 30 ans, ce qui ne les empêchera pas d’être adversaires le 15 mars. Élue depuis 2012 et maire déléguée sortante du petit village des Moutiers-Hubert, attaché à la commune de Livarot-Pays-d’Auge, Martine se représente sur la liste conduite par Yohann-Cédric Tellier (Liste divers centre). Stéphane, adhèrent au PS sera lui candidat sur une liste concurrente divers gauche menée par Gilles Desseigne. Le couple laisse la politique en dehors de leur intimité. « On n’en parle pas à la maison. Une fois rentrés, on continue à vivre comme on vivait et donc à avoir les mêmes échanges qu’avant, ceux du quotidien », a confié Martine Deshayes, au Parisien.
Un Prince dans le Nord
À Sin-le-Noble, près de Douai, Gilbert Barthassarady, 38 ans, installé dans la région depuis une quinzaine d’années, est candidat sans étiquette aux élections de 2026. Jusque-là rien d’insolite, sauf qu’il est le descendant de la principauté indienne de Palakkad-Tumkur et peut prétendre au titre de prince. Ce titre lui vaut une certaine notoriété en Inde où il se rend chaque année. Sa page Instagram cumule plus de 820 000 abonnés. Il ne reste plus qu’à les transformer en votes.
Ça fait beaucoup là
Faute de candidats, dans 68 communes de France, il n’y aura pas d’élection dimanche prochain. A Gurunhuel, dans les Cotes d’Armor, commune de 409 habitants et 355 votants, ce sont 4 listes et 43 candidats que les électeurs devront départager. Le nombre de candidats déclarés dépasse 12 % du corps électoral.
Un candidat veut changer le nom de la ville
Ce ne serait plus « ô Toulouse » comme le chantait Nougaro. Dans la ville rose, Pierre Pezzin, 62 ans, à la tête de sa liste « d’alternative citoyenne » veut changer le nom de la ville. Son mouvement veut représenter la diversité de la population locale avec « un langage citoyen ». « Dès que je serai élu maire de Toulouse, je rebaptiserai la ville Tolosa », a-t-il annoncé.