Municipales: télés et radios doivent veiller à l’équité des temps de parole
Les télévisions et radios doivent appliquer depuis lundi les règles concernant les temps de parole des candidats aux élections...

Municipales: télés et radios doivent veiller à l’équité des temps de parole

Les télévisions et radios doivent appliquer depuis lundi les règles concernant les temps de parole des candidats aux élections...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les télévisions et radios doivent appliquer depuis lundi les règles concernant les temps de parole des candidats aux élections municipales et leurs soutiens, afin de garantir le pluralisme sur leurs antennes, a rappelé mardi le CSA qui veille à la bonne application de ce dispositif.

Pour ces élections, un grand principe s’applique, a rappelé mardi lors d’un point presse Michèle Léridon, conseillère du CSA chargée de ces questions : c’est l’équité, qui découle d’une batterie de critères de représentativité.

"Cette représentativité se calcule en fonction d’un faisceau d’indices qui comprend le résultat des élections municipales précédentes et des autres élections qui sont intervenues depuis, la dynamique de campagne, les groupes parlementaires à l’Assemblée", a rappelé la conseillère.

Un régime qui offre des marges de manoeuvre aux diffuseurs, beaucoup moins strict que celui qui s’applique lors des élections présidentielles où c’est l’égalité des temps de parole, plus difficile à mettre en oeuvre, qui prévaut. En outre, pour les municipales, l’équité des temps de parole se calcule sur l’ensemble des six semaines précédant le premier tour (ce qui laisse du temps aux médias audiovisuels pour procéder à des rééquilibrages), et pendant l’entre deux tours, durant lequel les compteurs sont remis à zéro.

Ce sont aux chaînes et stations de faire leurs propres calculs, commune par commune, pour la métropole de Lyon (qui constitue une circonscription distincte) ainsi qu’à l’échelle nationale (pour les propos qui ne portent pas sur une circonscription précise). Y compris pour les membres de l'exécutif lorsqu'ils interviennent dans la campagne, notamment ceux qui sont eux-mêmes candidats comme le premier ministre Edouard Philippe, tête de liste au Havre.

Les télés et radios devront déclarer toutes les semaines au CSA où elles en sont à partir du 17 février. Ces déclarations, qui seront publiées par le régulateur, permettront au gendarme des médias (qui procède, parallèlement à ses propres pointages grâce à une équipe d'une dizaine d'agents) de leur signaler les éventuels problèmes.

Les télévisions et radios étant bien rodées à cet exercice et n’ayant aucun intérêt à être prises en défaut, ce processus de contrôle va s’effectuer dans un climat de "dialogue, d’accompagnement et de conseil", et non via "une politique du bâton", assure Michèle Léridon. Avec une activité qui promet d'être intense, de nombreux médias nationaux et locaux (notamment les chaînes de télévision locales) prévoyant d’organiser des débats entre candidats.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Meeting of Aurore Berge with parliamentary groups ahead of the bill to combat antisemitism
4min

Politique

Antisémitisme : après le retrait de la loi Yadan, vers un projet de loi plus général pour lutter « contre tous les racismes »

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, la ministre déléguée chargée de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, recevait l’ensemble des groupes parlementaires en vue de l’élaboration d’un projet de loi contre « les formes contemporaines de l’antisémitisme ». Il a été convenu lors de cette réunion d’élargir le texte à la lutte contre toutes les formes de racisme.

Le

Municipales: télés et radios doivent veiller à l’équité des temps de parole
5min

Politique

« L’adoption de l’IA par nos entreprises est trop lente » : la ministre du numérique alerte sur le risque de décrochage face à la concurrence mondiale

Entendue ce mardi par la délégation aux entreprises du Sénat, Anne Le Hénanff s’est félicitée de la bonne santé de l’écosystème IA français, mais pointe le « retard » des entreprises françaises dans son utilisation. Plaidant pour une forte accélération en la matière, la ministre appelle à faire émerger une « troisième voie de l’IA », française et européenne, face aux leaders américains et chinois.

Le