Muselier: « Gaudin est lâché par les Marseillais »
Après l'effondrement de deux immeubles qui a fait 8 morts à Marseille, Renaud Muselier (LR), président du conseil régional a "l...

Muselier: « Gaudin est lâché par les Marseillais »

Après l'effondrement de deux immeubles qui a fait 8 morts à Marseille, Renaud Muselier (LR), président du conseil régional a "l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Après l'effondrement de deux immeubles qui a fait 8 morts à Marseille, Renaud Muselier (LR), président du conseil régional a "l'impression que Gaudin est lâché par les Marseillais", affirme-t-il vendredi dans le Figaro.

L'ex-premier adjoint du maire de Marseille a dit comprendre la "colère" des Marseillais. "Tout le monde est sous le coup de l'émotion. Ma ville est endeuillée".

Samedi et mercredi, deux manifestations ont rassemblé à chaque fois 8.000 personnes au moins dans les rues de Marseille, demandant la démission du maire.

"Face à sa conscience, il traverse probablement des moments épouvantables. Il doit souffrir énormément", lâche Renaud Muselier au sujet de Jean-Claude Gaudin, aux manettes de la ville depuis 23 ans.

Jeudi, Renaud Muselier a suspendu temporairement de ses fonctions au Conseil régional l'adjointe au logement à la mairie de Marseille, Arlette Fructus.

Dans le Figaro, il demande "un plan Marshall". "Il y a un aveu d'impuissance du maire qui demande aide et assistance à l'État", juge-t-il, tout en estimant que "si l'État met les moyens humains et financiers suffisants, nous sortirons vite de ce problème."

Interrogé sur les responsabilités des collectivités sur l'habitat indigne, Renaud Muselier a rappelé que "tout ce qui relève de la salubrité relève du propriétaire, du maire ou de l'État", ajoutant que le conseil régional avait engagé 35 opérations de soutien concernant 2.500 logements. La Région a débloqué 110.000 euros d'aide immédate pour la Croix-Rouge, les urgences et une cellule psychologique.

Partager cet article

Dans la même thématique

Muselier: « Gaudin est lâché par les Marseillais »
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le