N-Calédonie: les indépendantistes en colère après les prises de position de la mission Valls
Les indépendantistes de Nouvelle-Calédonie ont exprimé leur mécontentement après des déclarations de la mission Valls sur l...

N-Calédonie: les indépendantistes en colère après les prises de position de la mission Valls

Les indépendantistes de Nouvelle-Calédonie ont exprimé leur mécontentement après des déclarations de la mission Valls sur l...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Les indépendantistes de Nouvelle-Calédonie ont exprimé leur mécontentement après des déclarations de la mission Valls sur l'avenir institutionnel de l'archipel disant leur préférence pour son maintien dans la France.

"La mission vient de fendre l'armure en prenant position ouvertement contre l'indépendance et de placer ses travaux dans un cadre qui devient partisan", a réagi Louis Mapou, chef du groupe UNI (Union nationale pour l'indépendance-FLNKS) au Congrès dans les colonnes des Nouvelles-Calédoniennes.

Le leader indépendantiste a déclaré avoir "l'impression que tout l'appareil d'Etat va être aligné derrière les loyalistes pour défendre le maintien au sein de la République".

Alors que le président Emmanuel Macron devrait se rendre sur le Caillou en mai, M. Mapou s'est interrogé : "Va-t-il venir pour déclencher la campagne du 'non' au référendum?"

Même son de cloche du côté de Roch Wamytan, président du groupe UC-FLNKS du congrès, qui considère que la mission Valls est sortie de son rôle.

"Ils sont là au nom de l'Assemblée nationale pour informer, pas pour dire ce qu'on doit faire. C'est la population calédonienne qui doit décider, laissons-là faire", a-t-il déclaré à l'AFP.

Actuellement en déplacement sur le territoire, Manuel Valls, président de la mission d'information sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie de l'Assemblée nationale, et le député Christian Jacob (LR), rapporteur, ont tous deux exprimé publiquement leur "attachement" au maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la République.

Ils ont fait ces déclarations à l'occasion d'un débat mardi soir avec le public calédonien dans l'enceinte du congrès dans le cadre d'un déplacement jusque vendredi dans l'archipel avec trois autres membres de la mission.

"Je suis très attaché à ce lien entre la Nouvelle-Calédonie et la France et je souhaite que la Nouvelle-Calédonie reste avec la France", a déclaré l'ancien Premier ministre, souhaitant que l'exécutif apporte lui aussi son "propre éclairage".

Secrétaire général de Calédonie ensemble (droite modérée) et président de la Province sud, Philippe Michel a pour sa part considéré que Manuel Valls avait commis "un impair", qui vient "compliquer une situation qui l'est déjà bien assez". "Nous pensons que si l'Etat marque sa préférence pour une solution ou une autre, on coupe court à toute discussion et on engendre des crispations", a-t-il déclaré à l'AFP.

Au plus tard en novembre prochain, un référendum sur l'accession à la pleine souveraineté sera organisé en Nouvele-Calédonie, dans le cadre de l'accord de Nouméa (1998), qui a mis en place un processus de décolonisation par paliers.

Cette échéance ravive les différends entre loyalistes et indépendantistes dans un territoire où la paix entre les populations européenne et kanak demeure précaire.

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le

Epstein Library – Photo Illustration
3min

Politique

Affaire Epstein : les victimes du « rabatteur » français Jean-Luc Brunel continuent leur combat devant la justice

La publication de 3 millions de documents concernant Jeffrey Epstein, par le ministère américain de la justice, a confirmé la dimension planétaire de cette affaire de crimes sexuels. Depuis plusieurs années déjà, des victimes de l’ancien agent de mannequin, le Français, Jean-Luc Brunel, considéré comme un « rabatteur » de Jeffrey Epstein, demandent réparation. Certaines d’entre elles étaient présentes au Sénat en 2021 pour une table ronde sur les victimes de violences sexuelles dans le milieu de la mode.

Le