Nadine Morano (LR) veut que Fillon s’arrête
L'eurodéputée Nadine Morano (LR) a demandé vendredi que François Fillon arrête sa campagne présidentielle, tandis que des...

Nadine Morano (LR) veut que Fillon s’arrête

L'eurodéputée Nadine Morano (LR) a demandé vendredi que François Fillon arrête sa campagne présidentielle, tandis que des...
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L'eurodéputée Nadine Morano (LR) a demandé vendredi que François Fillon arrête sa campagne présidentielle, tandis que des parlementaires en ont appelé au maire de Bordeaux Alain Juppé.

"Je lui ai dit, avec vraiment comme un crève-cœur, parce que voici quelqu'un qui a la stature, voilà quelqu'un qui a un programme pour la France, qui a l'expérience, qui est prêt à le faire, vraiment à remettre notre pays sur le chemin de prospérité, mais j'ai peur que les Français ne nous permettent pas d'arriver au second tour, et ce serait là une catastrophe", a déclaré sur franceinfo Mme Morano.

Mais ce retrait "ne peut se faire que si François Fillon décide lui-même de le faire et qu'il nous accompagne dans un processus de désignation d'un nouveau candidat", a jugé celle qui avait soutenu M. Fillon au second tour de la primaire de la droite.

"S'il est président de la République, quel quinquennat allons nous traverser, parce que sa femme peut être mise en examen pendant ce quinquennat et que tout cela peut continuer pendant des semaines et des semaines", s'est-elle aussi demandé.

Pour Mme Morano, Emmanuel Macron "n'a pas la stature d'un présidentiable, on le voit à travers ses prises de position, son manque d'expérience", et Marine le Pen, "c'est pas possible". "Je ne veux pas pour mes enfants, mes petits-enfants, pour les Français, l'implosion de l'Union européenne, je ne veux pas du repli sur soi", a-t-elle dit.

De son côté, Claude Malhuret (LR), ancien ministre de Jacques Chirac, en a appelé à Alain Juppé en annonçant l'arrêt de sa participation à la campagne de François Fillon.

"Le maintien de sa candidature ne fait qu’aggraver le gouffre qui ne cesse de s’élargir entre les Français et leurs élus", écrit le sénateur de l'Allier dans un communiqué.

"La seule (solution) qui me paraisse possible aujourd’hui est de faire appel à l’unique personnalité susceptible de recréer l’unité dans notre camp et de convaincre, s’il en est encore temps, une majorité de nos concitoyens le 7 mai prochain", poursuit-il, affirmant "cette personnalité a pour nom Alain Juppé".

Autre appel en faveur d'Alain Juppé, celui de la députée LR Michèle Tabarot, proche de Jean-François Copé, pour qui il est "le plus légitime dans cette situation particulière pour rassembler toutes les sensibilités de la droite et du centre".

"Même si une mise en examen ne signifie pas culpabilité, François Fillon doit tenir sa parole et agir en homme d’État", écrit la députée des Alpes-Maritimes dans un communiqué.

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