Narcotrafic : « C’est parfois les bourgeois des centres-villes qui financent les narcotrafiquants », affirme Emmanuel Macron

Lors du conseil des Ministres de ce mercredi 19 novembre, le chef de l’État a rappelé le combat contre le narcotrafic « entamé depuis plusieurs années » par le gouvernement.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Création de l’OFAST, opérations « Place nette » initiées par le garde des Sceaux Gérald Darmanin, le vote récent de la loi « visant à sortir la France du piège du narcotrafic »… Emmanuel Macron s’est saisi du conseil des Ministres pour insister sur la lutte contre le narcotrafic menée par le gouvernement, alors que la question occupe le débat public depuis la mort de Mehdi Kessaci jeudi à Marseille, le frère du militant Amine Kessaci, engagé contre le trafic de drogues depuis la mort de son grand frère en 2020.

Pour une « approche interministérielle du très local à l’international »

Selon le compte rendu de la porte-parole Maud Bregeon, le président de la République a insisté « sur l’importance d’une politique de prévention et de sensibilisation », puisque, selon les mots d’Emmanuel Macron, « c’est parfois les bourgeois des centres-villes qui financent les narcotrafiquants ». « On ne peut pas déplorer d’un côté les morts, et de l’autre continuer à consommer le soir en rentrant du travail », a-t-il poursuivi.

Ce narcotrafic irriguant « la déstabilisation des petites villes, jusqu’aux grandes métropoles », le chef de l’État a fait le constat d’un « continuum qui affaiblit notre société » et martelé la nécessité d’une « approche interministérielle du très local à l’international ».

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Iran Israel Usa : U.S. and Israeli Forces Strike Tehran as Part of Major Military Offensive
7min

Politique

Iran : « Les institutions iraniennes peuvent continuer de fonctionner quand bien même leurs dirigeants seraient éliminés »

Après la confirmation de la mort du guide suprême ce dimanche 1er mars, l’Iran rentre dans l’après-Khamenei. Que prévoient les institutions iraniennes pour remplacer le guide suprême ? Le régime peut-il tenir après avoir perdu son chef ? Qui pourrait émerger pour le remplacer ? La chercheuse Amélie M. Chelly, auteure de Iran : autopsie du chiisme politique (Ed. du Cerf), répond à nos questions.

Le

President Donald Trump Returns to the White House, Washington, District of Columbia, United States – 01 Mar 2026
8min

Politique

Guerre en Iran : comment Donald Trump peut-il justifier l’intervention auprès des Américains ?

En participant aux côtés de Israel à l’opération militaire en Iran, Donald Trump pourrait déconcerter son électorat qui a voté pour la promesse de la fin des guerres américaines au Moyen-Orient, coûteuses en hommes et en deniers publics. Depuis le début des frappes samedi matin, le président américain et son administration peinent à justifier cette opération tout en n’excluant pas l’envoi de troupes au sol. Rédhibitoire pour une bonne partie de la population américaine.

Le

Narcotrafic : « C’est parfois les bourgeois des centres-villes qui financent les narcotrafiquants », affirme Emmanuel Macron
3min

Politique

Guerre en Iran : « La France est en guerre depuis ce matin », estime le général Vincent Desportes

Dans un contexte de contagion de la guerre à l’ensemble du Moyen-Orient après l’intervention israélo-américaine en Iran, la France a annoncé mener « des actions défensives proportionnées. » Une position qui implique de « prendre part » à cette guerre, explique le général Vincent Desportes, qui a aussi rappelé que les intérêts politiques et économiques poursuivis par Donald Trump dans cette intervention.

Le