NDDL : « L’autorité de l’État n’existe pas sur ce dossier » estime Laurence Sailliet
Une réunion a eu lieu mercredi à Matignon avec Edouard Philippe sur le dossier Notre-Dame-des-Landes. La décision de suspendre les expulsions jusqu’au 14 mai a été prise. Laurence Sailliet qualifie de faute grave l’assouplissement du gouvernement.

NDDL : « L’autorité de l’État n’existe pas sur ce dossier » estime Laurence Sailliet

Une réunion a eu lieu mercredi à Matignon avec Edouard Philippe sur le dossier Notre-Dame-des-Landes. La décision de suspendre les expulsions jusqu’au 14 mai a été prise. Laurence Sailliet qualifie de faute grave l’assouplissement du gouvernement.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« La première reculade ça a été d’abandonner l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, contre 180 décisions de justice, contre un référendum gagné à 50%, contre une promesse de campagne » déclare Laurence Sailliet, porte parole des Républicains, qui regrette que la promesse du candidat Macron de construire l’aéroport n’ait pas été respectée. « Et maintenant nous autorisons des occupants illégaux(…) à y rester contre la signature d’un simple document et d’un projet » poursuit-elle.

« L’autorité de l’État n’existe pas sur ce dossier, l’État a complètement reculé (…) Je pense que c’est une faute grave et ce n’est pas une bonne leçon qu’on donne » affirme la porte parole.

Laurence Sailliet est tranchée : « Oui, les gens qui occupent illégalement les territoires, il faut les expulser, parce que c’est ça la France, c’est ça l‘autorité de l’État ».  Selon elle, ce dossier va être réglé « de la pire manière qu’on pouvait imaginer, puisque le gouvernement a complètement cédé face aux zadistes ».

Cette opération de l’ordre sur le territoire de la ZAC aurait coûté dans les 5 millions d’euros, selon le Figaro. L’élue LR rappelle le montant des dégâts à Tolbiac (300 000 euros) avant de conclure : « Ce cumul de renoncement, c’est beaucoup d’agent, beaucoup d’argent pour les Français. Donc c’est pour ça que quand on nous dit, pas d’impôts nouveaux dans les semaines ou les mois à venir, quand on voit qu’en plus, il n’y a pas de diminution de la dépense publique (…) je ne vois pas trop comment on va pouvoir mener à bien ces engagements ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the National Assembly
5min

Politique

Direct. Marine Le Pen condamnée à 1 an ferme sous bracelet électronique, et à 45 mois d'inéligibilité, dont 30 mois avec sursis

A l’issue du délibéré, dans l’affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d’appel de Paris a revu à la baisse la condamnation de la députée RN. Condamnée à 45 mois d'inéligibilité, dont 30 avec sursis, elle peut en théorie être candidate à la présidentielle de 2027, mais la cour d'appel de Paris l'a aussi condamnée à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Or, Marine Le Pen a d’ores et déjà estimé qu’il ne lui serait « pas possible » de faire campagne dans ces conditions. La décision d’être candidate lui revient.

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
2min

Politique

« La justice ne doit avoir qu'une chose en tête : Marine Le Pen est-elle oui ou non coupable », affirme Bruno Retailleau

Le candidat à la présidentielle et sénateur LR a appelé la justice à être « impartiale », affirmant au micro de BFMTV que « les hommes et femmes politiques ne sont ni en dessous des lois, ni au-dessus », à quelques heures de la décision de la Cour d’appel sur le sort de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires. Que la leader du RN soit jugée inéligible ou non, « ça ne changera rien » en vue de la présidentielle, assure-t-il.

Le

ILLE SUR TET: WILDFIRE NEAR SOUTH FRANCE
8min

Politique

Feux de forêt : quel bilan pour la proposition de loi du Sénat votée en 2023 ?

En juillet 2023, un an après les feux ayant ravagé la Gironde, le Parlement adoptait à la quasi-unanimité une proposition de loi sénatoriale pour renforcer la lutte contre les incendies de forêt. Alors que les feux démarrent précocement en cet été 2026, les élus saluent les avancées offertes par le texte, mais le jugent encore mal appliqué, voire insuffisant.

Le