Treize "squats" ont été démantelés et "environ une vingtaine" restent à évacuer lors des opérations d'expulsions sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, qui pourraient durer "jusqu'à la fin de la semaine", a déclaré mardi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.
Entamées lundi, les opérations d'évacuation ont repris mardi vers 06H00, donnant lieu à de nouveaux heurts entre forces de l'ordre et les occupants du site qui entendent défendre leurs positions.
"Treize squats ont été démantelés, il en reste environ une vingtaine. La journée d'aujourd'hui (mardi) devrait nous amener vers une part importante du travail accompli", a déclaré le ministre sur LCI. "C'est une journée forcément cruciale", a-t-il estimé.
Interrogé sur la durée de l'intervention, il a estimé qu'elle pouvait "durer jusqu'à la fin de de la semaine".
Gérard Collomb a rappelé avoir donné consigne aux forces de l'ordre pour "la plus grande retenue". "Nous ne voulons pas d'un Rémi Fraisse (jeune tué par une grenade offensive lors d'affrontements à Sivens en 2014, ndlr), nous ne voulons pas qu'il y ait des jeunes qui puissent être blessés, nous ne voulons pas que des forces de l'ordre puissent être atteintes", a-t-il ajouté.
Heurts entre forces de l'ordre et zadistes à Notre-Dame-des-Landes le 9 avril 2018
AFP
Lors de la première journée, "un certain nombre (de personnes) ont été interpellées parce qu'elles avaient commis des violences contre les forces de l'ordre", a-t-il indiqué.
"Pour les autres, nous mettons à disposition, si elles le souhaitent, un certain nombre de logements mais en général elle vont plutôt chez des amis. Chacun trouvera sa place après Notre-Dame-des-Landes", a-t-il poursuivi.
"Le gouvernement fait ce qu'il a dit", a rappelé le ministre: "Il avait promis que l'aéroport ne se ferait pas, qu'il voulait que l'ordre républicain revienne sur ce territoire et ensuite que la vie reprenne sur ce territoire".
Ces opérations permettront de "redonner un avenir à un territoire qui n'en avait plus depuis vingt ans", a-t-il estimé.
L'opération de grande ampleur lancée lundi matin, mobilisant 2.500 gendarmes mobiles ainsi que des huissiers, prévoit d'expulser toute personne n'ayant pas régularisé sa situation en déclarant de nouveaux projets agricoles individuels. La quasi-totalité des 250 zadistes estimés sur place ne l'ont pas fait, préférant une gestion collective du territoire et la possibilité de mener des projets non agricoles.
La préfète de la région Pays-de-la Loire, Nicole Kein, avait évoqué lundi l'objectif de démanteler une "quarantaine de squats" sur 97.
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