NDDL: les pro-aéroports dénoncent un « déni de démocratie »
"Déni de démocratie", "victoire des zadistes", "mépris des élus locaux": les pro-aéroports ne décoléraient pas mercredi après la...

NDDL: les pro-aéroports dénoncent un « déni de démocratie »

"Déni de démocratie", "victoire des zadistes", "mépris des élus locaux": les pro-aéroports ne décoléraient pas mercredi après la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

"Déni de démocratie", "victoire des zadistes", "mépris des élus locaux": les pro-aéroports ne décoléraient pas mercredi après la décision du gouvernement d'abandonner le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Les principales réactions:

Johanna Rolland, maire PS de Nantes : "Cette décision est un mauvais coup porté au Grand Ouest et pour nous une trahison, un déni de démocratie". "L'Etat dit +votre vote ne compte pas+, cette décision affaiblit cet État de droit".

Bruno Retailleau, chef de file des sénateurs LR, ancien président de la région des Pays de la Loire : "Grande victoire des zadistes". "Avec beaucoup de cynisme et de mépris, Emmanuel Macron a joué avec les élus, chefs d'entreprises et habitants. Nous ne l'oublierons jamais. C'est un tournant pour M. Macron dont le quinquennat vient de s’abîmer dans la boue de Notre-Dame-des-Landes".

Philippe Grosvalet, président PS du département de Loire-Atlantique et président du syndicat mixte aéroportuaire : "C'est une très mauvaise décision. Au travers de cette décision, le président de la République piétine toutes les procédures publiques de notre pays. Il piétine les 179 décisions de justice qui ont été prises, il piétine nos collectivités, régions, départements et les habitants."

Christelle Morançais, présidente de la région des Pays de la Loire (LR): "Cette décision est l’expression d’un profond mépris à l’égard des élus locaux, des chefs d'entreprise et de tous les Ligériens qui se sont mobilisés pour ce projet. Aujourd’hui, le président de la République a reculé devant une minorité d’ultra-violents. Il envoie un message fort qui condamne la France à l'immobilisme: c’est la fin des grands projets d'infrastructures car dorénavant il y aura toujours des zadistes pour s’y opposer".

Jean-Marc Ayrault, ancien Premier ministre et ancien maire de Nantes (Twitter): "Je prends acte de la décision du gouvernement et je la regrette, c’est un déni de démocratie et une faille dans le développement du grand Ouest, je prends date."

Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne: "Je regrette la décision du gouvernement. Le conseil régional a toujours soutenu ce projet, lié à Bretagne grande vitesse, de concert avec les collectivités du Grand Ouest. Il était stratégique pour notre accessibilité, notre développement économique et notre mobilité (...)".

Nathalie Appéré, maire PS de Rennes, et Emmanuel Couet, président PS de Rennes-Métropole : "Cette décision ne tient pas compte du vote majoritaire des habitants de Loire-Atlantique, de la position constante des collectivités territoriales concernées, de la mobilisation des acteurs économiques des deux régions".

Association des ailes pour l'Ouest : "Ce renoncement représente un déni de démocratie sans précédent. Nous avions confiance en la parole du président de la République, en son respect du vote des habitants de Loire-Atlantique. Cette décision scandaleuse ne sera pas sans conséquences".

Jean-François Gendron, président de la CCI Pays de la Loire: "Je suis en colère car c’est le grand ouest qu’on sacrifie. C’est un espace dynamique qui a besoin à très court terme d’un aéroport international. (...) Nous n'avons plus le temps d’attendre et aucune des décisions annoncées par le Premier ministre ne permettra de faire face à l’enjeu immédiat de développement de notre territoire".

Partager cet article

Dans la même thématique

NDDL: les pro-aéroports dénoncent un « déni de démocratie »
5min

Politique

Guerre en Iran : l’Europe victime collatérale ?

Avec la guerre en Iran, l’Europe encaisse le choc d’un conflit qu’elle n’a pas voulu mais qu’elle subit. Si les 27 sont globalement prudents dans leur réaction aux frappes américano-israéliennes, ils montrent des hésitations dans leur réponse. Une chose est sûre : les prix du pétrole et du gaz flambent et les Européens cherchent le moyen de limiter les dégâts de ce choc énergétique. Alors, comment l’Union européenne peut-elle relever le défi de cette nouvelle crise ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D) et Isabel Wiseler-Lima (Luxembourg, PPE).

Le

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le