Une quinzaine de projets agricoles déposés par des occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) vont faire l'objet d'une...
NDDL: premières régularisations en vue pour les zadistes
Une quinzaine de projets agricoles déposés par des occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) vont faire l'objet d'une...
Par Wafaa ESSALHI, Antoine AGASSE
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Une quinzaine de projets agricoles déposés par des occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) vont faire l'objet d'une régularisation rapide, a annoncé lundi le ministre de l'Agriculture, sans lever la menace de nouvelles expulsions pour les autres zadistes.
Des conventions d'occupation précaire (COP), prévues par le code rural, seront signées "dans les prochains jours" par les porteurs de ces projets maraîchers, ovins, bovins, d'apiculture, ou de plantes aromatiques, a précisé le ministre Stéphane Travert.
"La signature de ces prochaines conventions d'occupations précaires constitue une réelle avancée pour le retour à l’État de droit", s'est-il félicité au cours d'une conférence de presse tenue à l'issue d'un comité de pilotage sur l'avenir des terres de la ZAD.
Il était demandé aux porteurs de projets de disposer de compétences agricoles (diplômes ou expérience professionnelle), d'être inscrit à la mutualité sociale agricole et de respecter la réglementation.
Les projets retenus représentent environ 170 hectares de terres agricoles sur les 270 ha sur lesquelles des zadistes ont déposé des projets agricoles, selon la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein.
La situation des agriculteurs qui auront signé ces COP sera réexaminée à terme et ils pourront alors acquérir les terres ou bénéficier de baux ruraux (9 ans renouvelables), "s'ils ont respecté leurs engagements", selon M. Travert.
Pour les autres projets, "nous avons encore besoin de temps pour continuer à les examiner", soit parce que les dossiers étaient incomplets, soit du fait de conflits d'usage avec d'autres exploitants agricoles, a ajouté le ministre.
Le prochain comité de pilotage doit se tenir en octobre, selon la préfète.
Au total, 39 dossiers ont été présentés, dont 25 purement agricoles, 10 socio-culturels qui seront examinés à part, deux artisanaux et deux forestiers.
Les projets artisanaux ou commerciaux feront l'objet d'autorisations accordées par les élus locaux.
- "expérimentation" -
Le ministre n'a pas pu préciser le nombre d'occupants de la ZAD concernés par les projets retenus ou par ceux toujours en cours d'examen. Mais "ceux qui ne portent pas de projet n'ont rien à faire sur le site et devront partir", a-t-il lancé, assurant que "les trois routes départementales bloquées seront totalement libres d'accès".
"Le retour à l’État de droit se fera dans le cadre d'un calendrier fixé par le Premier ministre en lien avec le ministre de l'Intérieur", a-t-il ajouté.
Manifestation devant la préfecture de Nantes pour protester contre une éventuelle reprise des expulsions sur la ZAD, le 14 mai 2018
AFP
Un peu plus tôt, environ 300 personnes avaient manifesté devant la préfecture de Nantes pour protester contre une éventuelle reprise des expulsions sur la ZAD, alors qu'une baisse de tension a été observée ces dernières semaines dans le bocage, bien loin des barricades et des escadrons de gendarmes mobiles déployés en force début avril. L’accès à la ZAD se faisait lundi par un simple barrage filtrant de quelques gendarmes.
"On ne comprendrait pas qu'ils maintiennent une opération d'expulsion alors qu'on a joué le jeu", avait lancé devant la préfecture "Sarah", bergère de la ferme détruite des Cent Noms.
Lors de l'opération d'expulsion début avril, 29 habitats avaient été détruits sur les 97 que comptait la ZAD.
"On ne veut pas que cette campagne devienne un désert comme partout ailleurs", a affirmé une autre habitante, jugeant "aberrant de détruire des habitats".
"Il y a une crise profonde du monde agricole: beaucoup de souffrance, beaucoup de suicides, beaucoup de surendettement. Il faut mettre en avant d'autres modèles plus coopératifs, donner une chance à cette expérimentation", a souligné Nicholas Bell, coordinateur d'un comité d'accompagnement au projet de la ZAD.
Une quarantaine de personnalités, dont de nombreux universitaires, ont signé un texte de soutien en ce sens:
"Ce qu'il se passe dans la ZAD, c'est regardé dans toute l'Europe par des praticiens et des universitaires", a affirmé Kevin Morel, chercheur en agroécologie à l'Université catholique de Louvain (Belgique).
"Il y a plein d'exemples en Europe qui montrent que c'est possible d'avoir des projets agricoles viables sans forcément entrer dans les critères de la chambre d'agriculture ou de la préfecture", a-t-il ajouté.
À Paris, la fusion des listes entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel relève davantage du réalisme politique face à l’avance de la gauche que d’un rapprochement sincère et naturel. Il a fallu surmonter « une forme d’inimitié » entre les deux candidats, reconnait la vice-présidente de LR et sénatrice de la capitale Agnès Evren, qui compte aussi sur les reports de voix des électeurs de Sarah Knafo.
A Montpellier, c’est une triangulaire qui opposera, dimanche prochain, le maire sortant socialiste Michaël Delafosse, en tête avec 33,41 % au premier tour, la candidate LFI, Nathalie Oziol, deuxième avec 15,36 % et le candidat indépendant, Mohed Altrad (11,31 % des voix). Si dans de nombreuses grandes villes de France, comme Lyon, Toulouse, Nantes… LFI et le reste de la gauche se sont unis au deuxième tour des élections municipales, dans l’Hérault, il n’en a pas été question, tant les deux gauches semblent irréconciliables. Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. L’objectif que nous devons viser, c’est l’objectif zéro déchet ». Michaël Delafosse a rappelé que le CSR était une solution préconisée par l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). « Il nous faut continuer à mieux collecter les biodéchets comme le verre », a-t-il ajouté. Pour conclure sur les défis de la nouvelle mandature, comme l’augmentation de la population dans la ville, en moyenne 8 000 habitants par an, Nathalie Oziol a estimé que rien n’a été fait pour accueillir les gens ». Mohed Altrad a aussi jugé que la ville n’était pas à la hauteur des autres villes de taille similaire. Il propose de mieux gérer l’argent public en économisant 25 % de ce qu’il considère comme du « gaspillage ». Mickaël Delafosse s’engage à construire 1 000 nouveaux logements étudiants dans le secteur d’Agropolis et des logements pour seniors mais aussi le développement des BRS (bail réel et solidaire) qui ne permette à personne en logement sociaux d’accéder à la propriété ou encore poursuivre l’encadrement des loyers et la lutte contre Airbnb.
À quelques jours du second tour des municipales à Nice, Bruno Retailleau, le patron des LR, a déclenché une crise ouverte au sein de sa propre famille politique et du bloc central, en refusant de soutenir le maire sortant Christian Estrosi face à Éric Ciotti, allié du RN. Plus largement, le psychodrame azuréen fragilise l'accord national passé avec Horizons, mais révèle aussi les fractures d’une droite à la recherche de sa boussole stratégique pour 2027.
Qualifiée de justesse pour le second tour des municipales parisiennes avec 10,4 % des voix, la candidate Reconquête, Sarah Knafo, a finalement choisi de se retirer « pour Paris », sans toutefois donner de consigne de vote, mais « pour battre la gauche ». Une décision présentée comme un « choix de responsabilité », mais qui soulève autant de questions stratégiques que politiques.