« Ne parlons pas de lobbys s’il vous plaît » : passe d’armes entre Brune Poirson et Hervé Maurey
Lors de l’examen du projet de loi contre le gaspillage et sur l’économie circulaire, le sénateur centriste Hervé Maurey et Brune Poirson se sont invectivés au sujet de déclarations tenues dans la presse.

« Ne parlons pas de lobbys s’il vous plaît » : passe d’armes entre Brune Poirson et Hervé Maurey

Lors de l’examen du projet de loi contre le gaspillage et sur l’économie circulaire, le sénateur centriste Hervé Maurey et Brune Poirson se sont invectivés au sujet de déclarations tenues dans la presse.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

En voilà deux qui ne passeront pas leurs vacances ensemble. À la fin de la discussion générale sur le projet de loi contre le gaspillage et sur l’économie circulaire, ce mardi, le ton est monté entre la secrétaire d’État à la transition écologique et le président centriste de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, Hervé Maurey.

Ce dernier a reproché à Brune Poirson ses propos dans la presse selon lesquels « les sénateurs (n’avaient) pas pris les dispositions nécessaires pour préserver les intérêts des collectivités ». « C’est excessif, c’est inexact et c’est insultant. Et de surcroît totalement démenti par les communiqués des associations d’élus et des associations des consommateurs » a-t-il complété.

Des propos, qui pour le sénateur, tranchent avec sa déclaration prononcée en début d’après-midi. « On ne peut pas, à la tribune, expliquer longuement combien on travaille bien ensemble. Combien on respecte le Sénat (…) Alors il faut savoir. Soit on est des interlocuteurs responsables. Soit on est, comme vous le dites plus loin, à la solde des lobbys (…) Là, c’est purement et simplement diffamatoire ».

maurey
02:26

Hervé Maurey fait notamment référence à l’interview de Brune Poirson sur France Inter, où la secrétaire d’État a dénoncé « les lobbys des gros recycleurs ». « Si on doit parler lobby parlons-en » enchaîne le sénateur, en rappelant que Coca-Cola a adressé plusieurs mails au Sénat pour vanter le système de consigne de bouteilles en plastique voulu par le gouvernement. « Alors ne parlons pas de lobbys s’il vous plaît ».

« Je fais le choix de ne pas vous répondre parce que vous savez comme moi que vous m’avez invectivé à plusieurs reprises dans les médias » lui a répondu Brune Poirson. Une référence là encore aux emails de Coca-Cola reçus par Hervé Maurey, dont publicsenat.fr s’est fait l’écho. « Vous avez comme priorité absolue et totale, parce que vous êtes un sénateur depuis très longue date, la défense des collectivités (…) Je n’ai pas de double langage. J’ai la naïveté de la sincérité. Je l’assume totalement » a-t-elle conclu.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

« Ne parlons pas de lobbys s’il vous plaît » : passe d’armes entre Brune Poirson et Hervé Maurey
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le

« Ne parlons pas de lobbys s’il vous plaît » : passe d’armes entre Brune Poirson et Hervé Maurey
3min

Politique

« Méthode détestable », « colère » : l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France tend les élus

Alors que le gouvernement a prévu de ponctionner 1,8 milliard d’euros du budget des départements dans le projet de loi de finances pour 2027, l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France a fortement déplu. Le Premier ministre a néanmoins invité les départements à le rencontrer le 16 novembre à Matignon, un report qui va « exacerber les tensions », a prévenu le président (centriste) des Départements de France, François Sauvadet. Une grande partie des élus ont quitté la salle quand la ministre des Collectivités s’est exprimée.

Le