NFP : « Nous nous sommes accordés pour un candidat commun pour le perchoir, je ne vois pas pourquoi on ne le ferait pas pour Matignon », affirme Ian Brossat

En marge du débat organisé au Sénat sur la situation politique du pays, le sénateur Ian Brossat appelle à tirer les leçons du scrutin. Il plaide également pour la désignation rapide d’un candidat pour Matignon y compris par un vote.
Henri Clavier

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« C’est la première fois que nous nous retrouvions depuis le second tour des législatives, c’est l’occasion d’observer le positionnement des uns et des autres. Du point de vue des communistes, il n’est pas possible que tout continue comme avant », déclare le sénateur communiste de Paris, Ian Brossat. Alors que l’Assemblée nationale effectuait sa rentrée ce jeudi 18 juillet, un débat s’est tenu au Sénat sur la situation politique.

 « Il est possible de gouverner la France autrement », lance le communiste qui estime que le Parlement doit tirer les leçons de cette séquence politique inédite. Durant le débat, plusieurs présidents de groupe ont appelé à parlementariser le régime. Pour Ian Brossat, il faut surtout « tourner la page de ces sept années de politiques très dures » et estime qu’il serait « absurde » que le résultat des élections ne donne pas une impulsion nouvelle. 

« Si nous n’y arrivons pas par consensus, passons au vote, il faut qu’on soit digne des millions d’électeurs qui ont voté pour nous » 

« Il faut que cela se voit, il faut un gouvernement du NFP car nous sommes arrivés en tête à l’issue de ces élections législatives », martèle l’élu parisien. Encore faut-il que le Nouveau Front populaire se mette d’accord sur un candidat ou une candidate pour Matignon. Aucun consensus n’a pu se dégager entre les écologistes, les socialistes, les communistes et les insoumis. Huguette Bello et Laurence Tubiana ont déjà fait les frais des dissensus au sein du NFP. « Soit nous y arrivons par le consensus, force est de constater depuis un peu plus d’une semaine que ça a été compliqué. Si nous n’y arrivons pas par consensus, passons au vote, il faut qu’on soit digne des millions d’électeurs qui ont voté pour nous. Nous nous sommes accordés pour un candidat commun pour le perchoir, je ne vois pas pourquoi on ne le ferait pas pour Matignon », assure Ian Brossat, rappelant qu’André Chassaigne (PCF) a été désigné comme candidat unique de la gauche pour la présidence de l’Assemblée nationale. Si plusieurs membres du NFP ont plaidé pour cette solution, elle ne fait pas encore l’unanimité et demeure rejetée par LFI. En attendant la fumée blanche, sur le mode de désignation ou sur le nom de la personne à envoyer à Matignon, Ian Brossat se veut optimiste. « J’ai bon espoir que nous finissions par y arriver », lance le communiste.

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