Niches fiscales: Darmanin appelle le patronat à soutenir « l’intérêt général »
Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a appelé lundi le patronat à soutenir la réduction des niches fiscales sur les...

Niches fiscales: Darmanin appelle le patronat à soutenir « l’intérêt général »

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a appelé lundi le patronat à soutenir la réduction des niches fiscales sur les...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a appelé lundi le patronat à soutenir la réduction des niches fiscales sur les entreprises, décidée pour financer la baisse de l'impôt sur le revenu, estimant que cette mesure allait "dans le sens de l'intérêt général".

"Depuis le début du quinquennat, on a fait beaucoup de baisses d'impôt. On en fait pour les particuliers (...) et aussi pour les entreprises et pour le capital", a déclaré M. Darmanin sur Europe 1, en citant notamment la création de la "flat tax" sur les revenus du capital et la baisse de l'impôt sur les sociétés.

"Il faut désormais que chacun puisse aller dans le sens de la nation, dans le sens de l'intérêt général, dans le sens des travailleurs et de la force du travail, comme dirait peut-être Karl Marx", a ajouté le ministre.

"Il faut que le patronat aujourd'hui comprenne qu'après avoir beaucoup aidé les entreprises de France, on a aussi besoin qu'elles puissent nous accompagner dans la baisse d'impôt", a-t-il insisté.

Le président Emmanuel Macron a annoncé jeudi dernier la suppression de "certaines niches fiscales pour les entreprises" afin de financer en partie les cinq milliards d'euros de baisse de l'impôt sur le revenu, annoncés à l'issue du grand débat national.

Cette annonce a provoqué la colère de la CPME, pour qui Emmanuel Macron n'a pas entendu "le ras-le-bol fiscal" des petites entreprises, mais aussi du Medef, qui a dénoncé une décision "inacceptable" alors que "les entreprises françaises connaissent le taux de prélèvements obligatoires le plus haut des pays de l'OCDE".

Interrogé sur les niches fiscales qui pourraient être ciblées, Gérald Darmanin a refusé lundi de dévoiler les intentions exactes du gouvernement, en rappelant qu'une réunion sur le sujet était prévue cette semaine entre les organisations patronales et le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

"Il y a 40 milliards d'euros de niches fiscales pour les entreprises (...) Sur 40 milliards de niches, on doit bien pouvoir trouver quelques centaines de millions d'euros", a-t-il néanmoins déclaré, jugeant possible de "mieux répartir sans doute la baisse de la fiscalité".

Partager cet article

Dans la même thématique

Niches fiscales: Darmanin appelle le patronat à soutenir « l’intérêt général »
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le