Nicolas Baverez : la situation en France « n’a pas été aussi difficile depuis les années 30 »
Cette semaine, Steve Jourdin et ses invités Mathilde Siraud, Jonathan Bouchet-Petersen, Claude Weil et Nicolas Baverez vous proposent leur regard sur une campagne chamboulée par la guerre en Ukraine. Dans ce contexte géopolitique troublé, le président Macron peut-il enfin annoncer sa candidature ? Et alors que le conflit a pris de court de nombreux commentateurs, comment la violence des événements met-elle à mal des positions pro-russes tenues hier par certains candidats ?

Nicolas Baverez : la situation en France « n’a pas été aussi difficile depuis les années 30 »

Cette semaine, Steve Jourdin et ses invités Mathilde Siraud, Jonathan Bouchet-Petersen, Claude Weil et Nicolas Baverez vous proposent leur regard sur une campagne chamboulée par la guerre en Ukraine. Dans ce contexte géopolitique troublé, le président Macron peut-il enfin annoncer sa candidature ? Et alors que le conflit a pris de court de nombreux commentateurs, comment la violence des événements met-elle à mal des positions pro-russes tenues hier par certains candidats ?
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Décidément la campagne pour l’élection présidentielle 2022 ne sera définitivement pas une campagne comme les autres, c’est du moins l’avis de l’essayiste Nicolas Baverez « sur un temps très concentré, avec des Français désorientés et désengagés face à des problèmes graves ».
Une situation qui selon lui, n’a pas été aussi difficile depuis les années 30 et qui cumule les problèmes : économiques d’abord, d’intégration ensuite. Pour l’historien, même si « l’Histoire ne se répète jamais, il y a quand même quelque chose d’assez glaçant dans ce qui se passe ». Pour lui, la Russie de Vladimir Poutine a « méthodiquement programmé un projet d’agression » qui va comme le souligne Nicolas Baverez au-delà de l’Ukraine puisqu’il aspire à rétablir les frontières de l’ancien empire soviétique.
 

La Russie, une « démocrature » qui trouble la campagne française ?

Mais alors pourquoi la France et ses voisins européens n’ont pas tiré le signal d’alarme ? Pour Nicolas Baverez nos démocraties « ont été complètement dans le déni, celui de la nature du régime russe, une démocrature, de ses ambitions territoriales, de la construction de son appareil militaire… ».
Une situation qui n’est pas sans rappeler celle des années 30 pour Nicolas Baverez qui conclut en rappelant 1936 et la remilitarisation de la Rhénanie… sur fond de Conférence de Munich à l’Ouest et de pacte germano-soviétique à l’Est.

Retrouvez l’intégralité de l’émission « Et maintenant 2022 » ici.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Simone Veil
9min

Politique

Bernadette Chirac, l’ancienne Première dame, est morte à 93 ans 

L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.

Le

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le