Nicolas Bay: le FN est ouvert à « des partenariats »
Le Front national peut "discuter" et "travailler à des partenariats" avec d'autres formations ou personnalités politiques, a...

Nicolas Bay: le FN est ouvert à « des partenariats »

Le Front national peut "discuter" et "travailler à des partenariats" avec d'autres formations ou personnalités politiques, a...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Front national peut "discuter" et "travailler à des partenariats" avec d'autres formations ou personnalités politiques, a estimé lundi Nicolas Bay, membre du bureau exécutif du FN, alors que Thierry Mariani, ex-ministre LR de Nicolas Sarkozy, plaide pour un "rapprochement" avec le parti de Marine Le Pen.

"Bien sûr on peut discuter, peut-être travailler à des partenariats à venir, parce que nous ne sommes pas des boutiquiers, nous ne sommes pas dans une démarche partisane uniquement pour faire gagner un parti politique: on veut faire gagner des idées", a souligné M. Bay sur LCI.

Le FN peut travailler avec "des personnalités comme celles que vous évoquez, qui peuvent être lassées d'une formation politique qui ne correspond plus du tout à leurs idées" et "nous leur tendons la main", a-t-il ajouté, interrogé sur les propos de M. Mariani.

Il a aussi rappelé que le FN avait "travaillé avec Nicolas Dupont-Aignan au moment de la présidentielle", et souhaité "poursuivre ça dans la perspective des élections européennes".

Nicolas Bay a noté que "beaucoup d'électeurs des Républicains sont déboussolés" et qu'il faut "que les nationaux soient rassemblés" face à "la fiscalité qui frappe les classes populaires et moyennes", au "fédéralisme européen défendu par Emmanuel Macron", à l'immigration "massive".

Sur RFI, le conseiller économique du FN Jean Messiha a estimé que le congrès du parti du week-end "va permettre de clarifier (la) ligne stratégique, de couronner le processus de refondation pour permettre d'aller de l'avant et multiplier ce genre d'initiatives".

Thierry Mariani a plaidé pour un "rapprochement" avec le Front national, dans une interview au Journal du Dimanche publiée alors que le parti de Marine Le Pen tenait son congrès à Lille.

Lundi sur Cnews, il a noté que "le FN qu'il a combattu" et "le FN d'aujourd'hui ce n'est pas la même chose", jugant que les Républicains avaient avec lui "des points communs".

"Il n'y aura aucune alliance avec le Front national", et les propos de Thierry Mariani sont "isolés", ont martelé de leur côté lundi les responsables des Républicains.

Partager cet article

Dans la même thématique

Nicolas Bay: le FN est ouvert à « des partenariats »
4min

Politique

Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez

Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».

Le

lisnard ok
13min

Politique

« Personne ne le connaît, mais tout le monde en parle » : David Lisnard, réel « engouement » ou « bulle algorithmique » ?

C’est le « caillou dans la chaussure » de Bruno Retailleau. David Lisnard, candidat très libéral et conservateur, vient bousculer la campagne du président des LR, qui peine à décoller. Grâce à une stratégie savamment orchestrée sur les réseaux sociaux, qui a fait connaître la « marque » Lisnard et lui a ouvert la porte des sondages, le maire de Cannes espère jouer sa carte. Reste à savoir jusqu’où.

Le

Nicolas Bay: le FN est ouvert à « des partenariats »
5min

Politique

« Dérive autoritaire » : la gauche sénatoriale vent debout après l’adoption d’un amendement sur le blocage de certains contenus sur les réseaux sociaux 

En séance, le gouvernement a fait adopter un amendement permettant à l’autorité administrative de bloquer des contenus issus des réseaux sociaux lorsque des appels à la violence et au pillage y sont diffusés. Un amendement qui a provoqué la colère de la gauche sénatoriale dénonçant une dérive autoritaire.

Le