Nicolas Bay : « Macron est emblématique du système jusqu’à la caricature »
Le secrétaire général du Front national a également accusé « l’instrumentalisation de la justice » en pleine campagne électorale, alors que la cheffe de cabinet de Marine Le Pen a été mise en examen dans l’affaire des emplois fictifs du FN au Parlement européen.

Nicolas Bay : « Macron est emblématique du système jusqu’à la caricature »

Le secrétaire général du Front national a également accusé « l’instrumentalisation de la justice » en pleine campagne électorale, alors que la cheffe de cabinet de Marine Le Pen a été mise en examen dans l’affaire des emplois fictifs du FN au Parlement européen.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Invité de Territoires d’Infos sur Public Sénat et Sud Radio, le secrétaire général du Front national, Nicolas Bay, dit ne pas s’inquiéter de l’alliance entre Emmanuel Macron et François Bayrou, alors que le leader du mouvement « en marche ! » remonte dans les sondages.

« François Bayrou et Emmanuel Macron sont en phase sur le fond, c'est-à-dire qu’ils acceptent l’idée de suppression de la Nation, et nous, c’est ce que nous refusons. Progressivement s’installent dans cette campagne présidentielle, au-delà des péripéties politiciennes, des jeux d’alliance et du nombrilisme de chaque famille politique le vrai débat de fond qui peut amener Marine le Pen à gagner en mai prochain ».  Il dénonce « la vieille politique politicienne, avec François Bayrou qui se rallie sans conditions, sans doute pour obtenir des circonscriptions législatives ».

Selon lui, Emmanuel Macron est « emblématique du système jusqu’à la caricature ».

« C’est quand même le banquier ministre du Parti socialiste. Il est le principal comptable du bilan de François Hollande et de ce quinquennat ».

Alors que cette alliance se fonde sur la mise en place d’une loi sur la transparence de la vie publique, Nicolas Bay s’interroge sur la probité d’Emmanuel Macron.

« Je ne suis pas sûr qu’il soit irréprochable » explique-t-il. « Quand on voit les affaires du PS, Cahuzac, Guérini, etc… Je ne suis pas sûr que Macron soit le mieux placé pour donner des leçons ».

Alors que le FN est empêtré dans les affaires de ses assistants parlementaires européens avec une mise en examen de la cheffe de cabinet de Marine Le Pen, Nicolas Bay accuse « l’instrumentalisation de la justice » en pleine campagne électorale. « L’affaire évoquée date de deux ans, et nous maintenons que les accusations portées contre nous sont infondées. (…) On assiste à une perquisition médiatique. Le but est de déposséder les Français des enjeux présidentiels. L’institution judiciaire peut être manipulée, instrumentalisée par le pouvoir politique. Je vous rappelle que le parquet national financier obéit au gouvernement ».

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Rally at Place de la Republique for the release of activists from the Global Sumud Flotilla
7min

Politique

Garde à vue de Rima Hassan : comment fonctionne l’immunité parlementaire des eurodéputés ?

L’eurodéputée Rima Hassan a été placée en garde à vue jeudi. Ressortie libre dans la soirée, elle, sera jugée le 7 juillet prochain devant le tribunal correctionnel pour « apologie de terrorisme », en raison d’un post publié le 26 mars 2026 sur son compte X. La procédure a entraîné de nombreuses questions au regard de l’immunité parlementaire qui protège les députés européens.

Le

Session of questions to the government at the Senate
3min

Politique

Un nouveau projet de loi contre le séparatisme pour renforcer l’arsenal de 2021

Le gouvernement prépare un nouveau texte législatif visant à renforcer la lutte contre le séparatisme, dans la continuité de la loi adoptée en 2021. Présenté fin avril en Conseil des ministres, ce projet entend combler certaines limites identifiées par l’exécutif, notamment en matière de contrôle des structures et de protection des mineurs.

Le

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
9min

Politique

Sénatoriales : le groupe PS s’attend à une stabilité ou à un léger recul

Après les municipales, le PS espère conserver sa place de second groupe de la Haute assemblée, à l’issue des sénatoriales de septembre. « Je parie sur la stabilité », affirme Patrick Kanner, patron des sénateurs socialistes. Le sénateur du Nord n’exclut cependant pas le scénario du pire, qui serait « une perte sensible » de « 5 sièges ». Le groupe compte aujourd’hui 65 membres.

Le