Nicolas Domenach : « Valérie Pécresse est un peu comme l’album Panini de la droite, elle se colle toutes les vignettes qu’il y a eu à droite depuis qu’elle a réussi la primaire »
« Et Maintenant 2022 ! » décrypte pas à pas la campagne pour l’élection présidentielle. Cette semaine, Steve Jourdin et ses invités, Mathilde Siraud, Pierre Jacquemain, Emmanuel Voguet et Nicolas Domenach reviennent sur le bras de fer entre Zemmour et Le Pen à l’heure des défections, sur la division de la gauche après les résultats de la primaire populaire, sur le président Macron qui tarde à entrer en campagne… mais aussi sur une autre campagne, celle de la candidate LR qui peine à décoller.

Nicolas Domenach : « Valérie Pécresse est un peu comme l’album Panini de la droite, elle se colle toutes les vignettes qu’il y a eu à droite depuis qu’elle a réussi la primaire »

« Et Maintenant 2022 ! » décrypte pas à pas la campagne pour l’élection présidentielle. Cette semaine, Steve Jourdin et ses invités, Mathilde Siraud, Pierre Jacquemain, Emmanuel Voguet et Nicolas Domenach reviennent sur le bras de fer entre Zemmour et Le Pen à l’heure des défections, sur la division de la gauche après les résultats de la primaire populaire, sur le président Macron qui tarde à entrer en campagne… mais aussi sur une autre campagne, celle de la candidate LR qui peine à décoller.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Samedi 4 décembre 2021, Valérie Pécresse remporte la primaire des Républicains pour la présidentielle. Une rampe idéale pour la candidate, certains sondages la donnent même victorieuse face à Emmanuel Macron au 2nd tour… mais depuis, la candidate LR stagne à 15 % d’intentions de vote, bien qu’elle martèle sur les plateaux télévisés et dans les meetings qu’elle est « LA » candidate de la crédibilité face à Macron et à l’extrême droite.

Pour Nicolas Domenach, cette stratégie n’est pas forcement la bonne. « Valérie Pécresse est un peu comme l’album Panini de la droite, elle se colle toutes les vignettes qu’il y a eu à droite depuis qu’elle a réussi la primaire » : Éric Ciotti, François Fillon, Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez, les centristes… « On ne sait plus qui elle est, on l’a perdue » poursuit l’éditorialiste. Une erreur dans une campagne pour la présidentielle où il faut aller au-devant des citoyens pour montrer « sa grandeur et sa transcendance ».

A la recherche du meeting de la consécration

Pour le spécialiste en communication, Emmanuel Voguet, ce n’est pas parce que la campagne semble tourner en rond qu’elle ne décollera pas. « Valérie Pécresse c’est un diesel, un diesel qui ne s’arrête pas et ça elle l’a prouvé à de nombreuses reprises ». Aux régionales, à la primaire, l’ancienne ministre a vaincu des adversaires « qui ne l’avaient pas vue venir » selon lui.
Alors quelle carte faut-il jouer ? Quel tempo trouver ? Pour Emmanuel Voguet « il va maintenant falloir montrer à tous qui est la vraie Valérie Pécresse et pour cela, son prochain grand meeting prévu le 13 février pourrait être celui de la consécration, à l’image de Chirac en 1995 et Hollande en 2012 ».
Affaire à suivre dans les prochaines semaines de cette campagne.

« Et maintenant 2022 » est aussi en podcast. Ecoutez ci-dessous

Retrouvez l’intégralité de l’émission « Et maintenant 2022 » en vidéo

Partager cet article

Dans la même thématique

Nicolas Domenach : « Valérie Pécresse est un peu comme l’album Panini de la droite, elle se colle toutes les vignettes qu’il y a eu à droite depuis qu’elle a réussi la primaire »
3min

Politique

Charlélie Couture : « Je suis revenu en France car j’avais le sentiment de ne plus comprendre l’Amérique qui venait d’élire Donald Trump »

Si la liberté artistique avait un visage, ce serait le sien. Charlélie Couture ne s’est jamais contenté de pratiquer un seul art, cela ne lui aurait pas suffi. Alors il chante, sculpte, dessine et même photographie. Pour lui, la création est une nécessité, si bien qu’il était parti vivre cette aventure en Amérique, la tête remplie de rêves mais qui se sont peu à peu dissipés en raison du contexte politique. Son dernier livre, Manhattan Gallery (éd. Calmann-Lévy) retrace cette histoire à travers le portrait de 50 personnes rencontrées dans sa galerie new-yorkaise. Invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, il revient sur sa carrière, ses engagements et ses innombrables projets.

Le

Nicolas Domenach : « Valérie Pécresse est un peu comme l’album Panini de la droite, elle se colle toutes les vignettes qu’il y a eu à droite depuis qu’elle a réussi la primaire »
3min

Politique

Industrie musicale : « il n’y a plus de coup de cœur, on regarde le nombre de followers », La Grande Sophie

Trente ans de carrière, artiste inclassable, la Grande Sophie se tourne aujourd’hui vers la comédie musicale avec un nouveau spectacle inspiré de son premier livre « Tous les jours Suzanne ». Une nouvelle aventure qui caractérise à merveille son envie insatiable de créer. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle se livre sur son passé, son rapport à l’industrie musicale et sa relation particulière avec Françoise Hardy.

Le

Nicolas Domenach : « Valérie Pécresse est un peu comme l’album Panini de la droite, elle se colle toutes les vignettes qu’il y a eu à droite depuis qu’elle a réussi la primaire »
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le