Nicolas Hulot dément des rumeurs de harcèlement sexuel
Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a démenti jeudi sur BFMTV des rumeurs "ignominieuses" de harcèlement sexuel...

Nicolas Hulot dément des rumeurs de harcèlement sexuel

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a démenti jeudi sur BFMTV des rumeurs "ignominieuses" de harcèlement sexuel...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a démenti jeudi sur BFMTV des rumeurs "ignominieuses" de harcèlement sexuel le visant.

"La réponse est non et je le dis avec d'autant de force que la personne en question qui est parfaitement identifiée, avec laquelle je suis en contact, vous dira exactement la même chose, et le pire de cela c'est qu'elle a déjà été interrogée par certains de vos confrères et qu'elle a fait la même réponse", a-t-il déclaré, questionné sur l'existence d'accusations qu'aurait portées une ancienne collaboratrice.

Interrogé également sur une plainte "par la petite-fille d'un homme politique célèbre", il a en revanche reconnu le dépôt en 2008 d'une plainte par une jeune femme "majeure", concernant "des allégations remontant à 1997", et classée "sans suite".

"Cette plainte a été classée sans suite car non seulement l'affaire était prescrite, mais j'ai été auditionné par les gendarmes à ma demande, et les enquêteurs ont très rapidement considéré qu'il n'y avait absolument rien qui permettait de poursuivre cette affaire", selon l'ex-présentateur d'Ushuaïa.

L'hebdomadaire Ebdo, qui envisage de publier des informations à ce sujet selon BFMTV et Closer, n'a pas souhaité "communiquer, ni répondre", selon son directeur de la publication Thierry Mandon, contacté par l'AFP.

"Je n'ai évidemment rien à me reprocher", a insisté Nicolas Hulot. "Ca fait mal, quand c'est injuste, quand c'est infondé, car moi hier on a fait pleurer mes enfants", a-t-il dit, se disant "dans une rage folle" et évoquant "un cauchemar".

Interrogé sur une possible démission du gouvernement, il a répondu "je n'y ai pas pensé". "C'est ma famille qui prime, c'est ce qui guidera ma décision", a-t-il toutefois ajouté.

"Depuis que tout ça est en train de bouillonner, vous imaginez bien qu'avec le Premier ministre et le président, on se parle très régulièrement", a-t-il dit. Selon lui, "ils m'ont affirmé leur affection, leur confiance bien entendu, d'autant plus qu'il n'y a pas à dire +Il y a une affaire qui est en instruction et on va attendre+. Il n'y a pas d'affaire!"

"Je n'ai pas peur de la vérité, j'ai peur de la rumeur, c'est un poison lent qui tue", a ajouté le ministre, pour qui "là on a franchi une ligne rouge".

"Depuis des mois, je subis toutes sortes d'insinuations, (...) je me suis senti traqué par une meute invisible. J'ai même lu que j'étais un des hommes les plus riches du monde, (je) serais propriétaire d'une écurie de voitures de luxe, infidèle à l'enjeu écologique, aux mains des lobbies... Tant qu'on est dans ce registre, on assume", a-t-il dit.

Mais "là on change de registre et on sort +la botte secrète+, l'arme +infaillible+, celle qui blesse, qui crée le doute (...): le sexe, la vie privée. Et là on franchit une ligne rouge et on touche à mon honneur - il s'en remettra - à ma famille, à mes enfants ", a-t-il dit.

Le contexte de "libération de la parole des femmes" est toutefois "nécessaire, salutaire". Il "oblige les hommes à une forme d'introspection, moi le premier", a-t-il souligné.

"On a une vie, j'ai 62 ans, on a eu des relations de séduction, peut-être que ce qui nous a semblé anodin à une époque ne l'est plus aujourd'hui, le ressenti des femmes s'exprime et c'est très bien."

Concernant d'éventuelles suites judiciaires à la publication de telles informations, "on ne va pas brûler les étapes, on va regarder ce qui est dit demain, aujourd'hui", a répondu Nicolas Hulot. "Mais comprenez bien que je ne laisserai pas la diffamation, la suspicion, les insinuations se développer".

Partager cet article

Dans la même thématique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la réaction de Sébastien Lecornu après les fuites sur le budget peine à convaincre au Sénat
7min

Politique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la contre-attaque de Sébastien Lecornu, après les fuites sur le budget, interpelle au Sénat

La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.

Le

Rentrée scolaire Collège Parc Imperial à Nice
7min

Politique

Résultat du classement PISA : « Les ministres passent et le système demeure », martèle Max Brisson

La France atteint son plus bas niveau jamais enregistré dans les trois domaines évalués par PISA. Publiés ce mardi 8 septembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les résultats de l’enquête interviennent quelques jours après la rentrée scolaire et à quelques mois de l’élection présidentielle. Ils relancent le débat sur l’état de l’école française et, inévitablement, sur le bilan des années Macron.

Le

France VE Day
5min

Politique

« Décision absurde, inique et inacceptable » : le maire de Paris annonce le lancement de deux enquêtes après l’éviction polémique du personnel féminin de la Tour Eiffel

Emmanuel Grégoire a annoncé lors d'un point presse la mise en œuvre de deux enquêtes après l'éviction des salariées de la tour Eiffel lors d'une visite dispensée à un groupe religieux hindou. Cette mise à l'écart a provoqué un mouvement de colère des salariés et la fermeture du monument lundi.

Le

Illustrations – Reseaux Sociaux – France
8min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : Emmanuel Macron a-t-il tiré un trait sur sa promesse d’une application d’ici la fin de son mandat ?

Après la censure par le Conseil constitutionnel, au mois d'août, d'un texte visant à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, Emmanuel Macron a demandé, lundi, à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d'avancer sur un texte européen en la matière. Mais l'harmonisation de cette interdiction au niveau des 27 pourrait prendre du temps et contrecarrer le calendrier du chef de l'État, qui en avait fait un engagement de son dernier quinquennat.

Le