Nicolas Hulot sur le glyphosate: « Je ne recule jamais »
Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot assure qu'il "ne recule jamais", dans un entretien au JDD, qui l'interroge...

Nicolas Hulot sur le glyphosate: « Je ne recule jamais »

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot assure qu'il "ne recule jamais", dans un entretien au JDD, qui l'interroge...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot assure qu'il "ne recule jamais", dans un entretien au JDD, qui l'interroge sur une possible interdiction du glyphosate, herbicide classé cancérogène probable par le Centre international de recherche sur le cancer.

"Nous en savons assez pour dire qu'il faut sortir du glyphosate", souligne le ministre, sans toutefois donner d'échéance précise.

"Si je ne prenais en compte que la situation immédiate des agriculteurs, je ne ferais rien car parfois ils ne peuvent pas se passer de ce produit. Si je m’inscris sur une échelle de temps plus longue et si je considère la santé des citoyens, la sagesse voudrait que je l’interdise tout de suite. C’est un équilibre à trouver", indique-t-il.

Interrogé sur une possible interdiction avant la fin du quinquennat, Nicolas Hulot assure qu'il "ne sera jamais faible vis-à-vis d’entreprises qui tentent de mettre en coupe réglée les ressources de la planète et qui se sont rarement distinguées par leur altruisme. Avec Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, nous allons demander des évaluations indépendantes pour que nos décisions soient incontestables. Mais nous en savons assez pour dire qu’il faut sortir du glyphosate."

"L’objectif est d’y parvenir le plus vite possible en développant des solutions de substitution. Sachez une chose: je ne recule jamais ; parfois, je patiente un peu."

Le ministre revient sur les rumeurs de démission qui ont circulé ces derniers jours, qu'il qualifie de "légende urbaine".

"Quand on annonce mon départ, je suis toujours le dernier informé ; en général, c’est ma femme qui me l’apprend par SMS… Il n’y a aucune réalité dans ce scénario. Peut-être que je ne m’exprime pas assez. Mais sans mauvais jeu de mots, j’ai la tête sous l’eau", affirme-t-il.

"Je ne suis pas dans la théâtralisation du rapport de forces. Je me donne un laps de temps pour mesurer si je peux répondre aux attentes de ceux qui partagent mes espoirs et mes craintes", poursuit le ministre.

"Depuis cinq mois, rien ne me rend inquiet – mais rien ne m’assure non plus que je vais gagner sur tout ce à quoi je crois. En tout cas, je n’ai aucun doute sur la volonté d’Emmanuel Macron de me donner les moyens d’agir."

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le

Nicolas Hulot sur le glyphosate: « Je ne recule jamais »
6min

Politique

Elections sénatoriales en Gironde : la droite favorite, le RN veut créer la surprise 

En Gironde, la droite et le centre abordent les élections sénatoriales en position de force, après plusieurs victoires aux dernières municipales. À gauche, cinq listes se disputent les voix des grands électeurs, tandis que le Rassemblement national espère profiter de la dispersion pour décrocher, pour la première fois, un siège dans le département.

Le

Election 2026 Republicans
7min

Politique

« Ça s’appelle de la corruption civile » : Donald Trump tente-t-il d’acheter ses électeurs en promettant des « dividendes » de 5000 dollars ?

À Dallas, ce mercredi 9 septembre, Donald Trump, le président américain promet 5 000 dollars à chaque adulte si son parti conserve la Chambre des représentants et le Sénat à l’issu des élections de mi-mandat. Une annonce spectaculaire, dont le financement reste flou et qui soulève des questions sur les limites entre promesse politique, incitation électorale et intégrité du scrutin.

Le