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Nicolas Sarkozy au Parc des Princes. (Credit Image: © Matthieu Mirville/ZUMA Press Wire)/20250927_zsp_m308_033/ZEUS/2509280319

Nicolas Sarkozy : ses proches appellent à un rassemblement avant son incarcération

À la veille de son incarcération à la prison de la Santé, à Paris, Nicolas Sarkozy pourra compter sur le soutien de ses proches et de nombreux sympathisants. Deux de ses fils ont appelé à un rassemblement mardi matin, pour témoigner d’un « geste de soutien » envers l’ancien président de la République.
Emma Bador-Fritche

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Condamné le 25 septembre à cinq ans de prison fermes, pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy doit être écroué mardi 21 octobre à la prison de la Santé. Samedi, ses fils Louis et Pierre Sarkozy ont publié un message sur X (anciennement Twitter) et Instagram, invitant les soutiens de leur père à se rassembler à 8 h 30, à l’angle de la rue Pierre-Guérin et de la rue de la Source, dans le 16ᵉ arrondissement de Paris, devant la Villa Montmorency, où réside l’ancien chef de l’État. « Soyons nombreux à exprimer notre soutien à Nicolas Sarkozy », ont-ils écrit, accompagnant leur message d’une vidéo hommage. Louis Sarkozy précise que ce rassemblement n’a « rien de politique » : « Il ne s’agit ni d’une protestation, ni d’une dénonciation. C’est un geste de soutien, un témoignage silencieux et digne envers un homme qui a consacré sa vie à la France. »

Des soutiens politiques partagés

Sur X, plusieurs responsables politiques ont d’ores et déjà annoncé leur présence. Le sénateur LR Max Brisson a confirmé sa présence au rassemblement, « Il y a une démarche personnelle dans ma présence car Nicolas Sarkozy a marqué ma vie militante et mon engagement politique. J’ai senti le besoin d’être là, demain matin à 8 h 30 », confie-t-il. Pour le sénateur, sa présence ne représente pas d’un acte de contestation, « Une décision de justice peut être critiquée, mais elle doit être respectée. Nicolas Sarkozy va s’y conformer. » Max Brisson ajoute toutefois que certaines décisions de justice ont, dans l’histoire, suscité la controverse « comme l’affaire Dreyfus », rappelle-t-il. « Émile Zola lui-même avait dénoncé une décision injuste ». Des propos qui font écho à ceux de Nicolas Sarkozy lui-même, qui avait comparé sa situation à celle du capitaine Alfred Dreyfus, condamné à tort pour espionnage au tournant du XXᵉ siècle.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, proche de l’ancien président, a quant à lui déclaré sur France Inter qu’il « irait le voir en prison », exprimant par ailleurs son inquiétude quant aux « conditions de sécurité » de cette détention. D’autres, en revanche, gardent le silence, à l’image de Rachida Dati, longtemps fidèle parmi les fidèles, qui n’a pas commenté publiquement la situation.

Une incarcération historique

En septembre, la justice a reconnu Nicolas Sarkozy coupable d’avoir laissé ses plus proches collaborateurs solliciter le régime libyen de Mouammar Kadhafi en vue d’un financement illégal de sa campagne présidentielle de 2007. Condamné avec mandat de dépôt assorti d’une exécution provisoire, il doit purger sa peine sans attendre la décision de la cour d’appel. Ses avocats pourront toutefois déposer dès mardi une demande de remise en liberté, à laquelle la justice devra répondre sous deux mois.

Dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche le 19 octobre, Nicolas Sarkozy a déclaré n’avoir « pas peur de la prison » et vouloir « garder la tête haute, y compris devant les portes de la Santé ». L’ancien président, âgé de 70 ans, a également confié vouloir mettre à profit sa détention pour écrire un nouveau livre. Le 2 octobre déjà, il adressait un message de fermeté à ses soutiens, « Je surmonterai cette épreuve. Mais sachez que jamais je ne laisserai tomber la France, ni les Français. »

Mardi, l’ancien président devrait être placé dans une cellule individuelle de 9 m² au quartier d’isolement dela prison de la Santé. Une première dans l’histoire de la Ve République.

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