NKM confrontée à son agresseur présumé, qui nie toute violence devant la police
Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate LR aux législatives à Paris, a été confrontée samedi à l'homme soupçonné de l'avoir agressée sur un marché...

NKM confrontée à son agresseur présumé, qui nie toute violence devant la police

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate LR aux législatives à Paris, a été confrontée samedi à l'homme soupçonné de l'avoir agressée sur un marché...
Public Sénat

Par Benjamin LEGENDRE

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate LR aux législatives à Paris, a été confrontée samedi à l'homme soupçonné de l'avoir agressée sur un marché parisien mais l'intéressé, maire d'un village normand, a nié toute violence devant la police et sa garde a vue a été prolongée dans la soirée.

A la veille du second tour des législatives, Vincent Debraize, 55 ans, s'est rendu de lui-même samedi matin à la convocation des policiers chargés de l'enquête sur cette agression qui avait provoqué la chute et l'évanouissement de l'ancienne ministre, a-t-on appris de source proche du dossier.

Placé en garde en vue à 8H30 "pour des faits de violences volontaires sur personne chargée d'une mission de service public", ce maire (sans étiquette) de Champignolles, un petit village de l'Eure, a été confronté à l'ex-ministre dans l'après-midi "mais il nie les faits" de violences et les accusations d'agression verbales, a déclaré à l'AFP Xavier Autain, l'avocat de NKM.

"C'est une agression grave sur une élue de la République et j'espère une réponse de l'institution judiciaire à la hauteur", a-t-il ajouté.

Samedi soir, la garde à vue du maire a été prolongée "pour permettre la poursuite des investigations", a indiqué une source proche du dossier. Des auditions de témoins sont notamment prévues dimanche, a-t-on appris dans l'entourage de la candidate.

Nathalie Kosciusko-Morizet, 44 ans, en ballottage défavorable face au candidat de la République en marche Gilles Le Gendre, distribuait des tracts jeudi sur le marché de la place Maubert dans le Ve arrondissement lorsqu'un homme d'une cinquantaine d'années les lui a pris pour les lui envoyer au visage, la traitant de "bobo de merde", selon une journaliste de l'AFP.

"A ce moment-là, elle se protège, elle met sa main devant son visage pour se protéger et les tracts heurtant sa main de manière assez violente, elle reçoit sa propre main dans sa figure", a précisé Geoffroy Van der Hasselt, photographe qui couvrait la campagne pour l'AFP.

- Témoignages et vidéo-surveillance -

L'ancienne ministre de l'Ecologie de Nicolas Sarkozy a chuté et perdu connaissance plusieurs minutes, sous une forte chaleur. Revenue à elle, elle avait été conduite, pour subir des examens, à l'hôpital Cochin où le Premier ministre Edouard Philippe lui avait rendu visite dans la journée.

Les réactions politiques avaient rapidement afflué, de tous bords.

Manifestation de soutien à Nathalie Kosciusko-Morizet, le 16 juin 2017 à Paris
Manifestation de soutien à Nathalie Kosciusko-Morizet, le 16 juin 2017 à Paris
AFP

"Je vais mieux. J'ai besoin encore de quelque temps pour récupérer", a déclaré NKM le lendemain en quittant l'hôpital.

Après cette agression, l'élu avait pris la fuite et était parti vers la bouche de métro la plus proche. Photographié, son visage avait été diffusé dans les médias et le parquet de Paris avait ouvert une enquête immédiatement pour "violences volontaires".

"Il a été identifié après des témoignages et grâce à l'exploitation de la vidéo-surveillance", a expliqué une source policière.

Vincent Debraize fait partie des 33 maires à avoir parrainé la candidature à la présidentielle d'Henri Guaino, l'ex-"plume" de Nicolas Sarkozy qui se présentait aux législatives face à NKM dans cette 2e circonscription de la capitale.

Eliminé au premier tour, M. Guaino faisait partie des deux dissidents LR à défier l'ancienne ministre, considérée comme "Macron-compatible" et qui espérait ne pas affronter un candidat REM.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Hossegor, histoires d’utopistes » de Guillaume Estivie
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Hossegor, une cité balnéaire façonnée au fil des utopies

Voici 100 ans que l’histoire de la côte basque s’écrit, traversée par de multiples révolutions… culturelle, architecturale, ou encore sportive. Une communion entre les Hommes et la nature qui a permis à un petit quartier de la commune de Soorts de s’émanciper pour devenir la célèbre station balnéaire d’Hossegor, dans le département des Landes. Mais qui sont les écrivains qui décident de s’installer au bord du lac marin à l’aube du XXe siècle ? Quel héritage reste-t-il de ces amoureux de la côte basque ? "Hossegor, histoires d’utopistes", un documentaire de Guillaume Estivie à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Lecornu marché ok
11min

Politique

« Il veut être le dauphin d’Emmanuel Macron » : la stratégie de Sébastien Lecornu interroge de plus en plus dans le camp présidentiel, en vue de 2027

Entre le projet de loi agricole ou la fin de vie, les sujets de tensions entre le premier ministre et les députés Renaissance s’accumulent, avec le sentiment qu’il cherche plus à parler aux LR. Certains y voient une volonté de jouer sa carte et de préparer le terrain à une éventuelle candidature à la présidentielle, si personne « ne plie le match » dans le bloc central. « Tout peut se passer », selon le député proche du chef de l’Etat, Marc Ferracci, qui n’exclut pas que l’hypothèse Lecornu puisse prendre forme.

Le

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le