Nomination de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel : « Évidemment que le président de la République n’a pas demandé quoi que ce soit », assure François Rebsamen 

Invité de la matinale de Public Sénat, le ministre de l’Aménagement du territoire et de la décentralisation, François Rebsamen s’est réjoui de la confirmation par le Parlement de la nomination de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel.
Henri Clavier

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Alors que les oppositions s’indignent de la validation de la candidature de Richard Ferrand pour le Conseil constitutionnel, François Rebsamen souhaite écarter les polémiques. « Souvent, les désignations faites par les présidents de la république ont entraîné des commentaires », souffle le ministre. Si la candidature de Richard Ferrand a été validée à une voix près par les commissions des lois du Parlement, l’abstention du RN lors du vote a surpris la droite et la gauche. 

Le député LR Olivier Marleix a notamment laissé entendre que cette abstention aurait pu faire l’objet d’un « deal caché » entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Le Conseil constitutionnel devra examiner prochainement une question prioritaire de constitutionnalité sur l’inéligibilité de Marine Le Pen. « Évidemment que le président de la République n’a pas demandé quoi que ce soit », balaye François Rebsamen. 

Le ministre de l’Aménagement du territoire se réjouit largement de la nomination à venir de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel. « Je salue quelqu’un qui a dirigé l’Assemblée nationale, quelqu’un qui a su s’imposer. Ils sont des hommes politiques et ils savent, une fois qu’ils sont en position, respecter la neutralité de la fonction », assure François Rebsamen qui ajoute « une élection à une voix, c’est une élection, ça compte ». 

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