Blois: Olivier Faure meeting NFP at he Socialist Party summer university 2024
Olivier Faure. First Secretary of the French left-wing Parti Socialiste (PS), French MP and left-wing Nouveau Front Populaire (NFP) coalition member Olivier Faure speaks during the Socialist Party summer university 2024 in Blois, Center France, on August 30, 2024. Olivier Faure, premier secretaire aux universites d ete du Parti Socialiste a Blois le vendredi 30 aout 2024.//ALAINROBERT_1Y8A2627/Credit:Alain ROBERT/SIPA/2409010822

Nomination du Premier Ministre : le bureau national du PS rejette une proposition de ne pas censurer a priori un gouvernement Cazeneuve

Le PS a écarté mardi soir un soutien inconditionnel à un gouvernement mené par l'ex-socialiste Bernard Cazeneuve, fragilisant cette option envisagée par Emmanuel Macron, toujours à la recherche d'un locataire pour Matignon.
Rédaction Public Sénat

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Le chef de l’Etat, qui a poursuivi ses consultations mardi, se concentre sur deux hypothèses : l’une de centre gauche, l’ex-Premier ministre de François Hollande Bernard Cazeneuve, et l’autre de droite, avec le président de la région des Hauts-de-France Xavier Bertrand.

Au sein du PS, toujours partagé par d’importantes divergences stratégiques et de lignes politiques, l’option Cazeneuve divise, une partie plaidant pour un feu vert à celui qui a quitté le parti pour dénoncer son alliance avec La France insoumise.

La direction souhaitait de son côté continuer à défendre la candidate du Nouveau Front populaire, Lucie Castets, rejetée par Emmanuel Macron, et ne pas se positionner sur un nom mais sur un projet.

Les opposants internes au Premier secrétaire Olivier Faure avaient réclamé dans l’après-midi un vote pour que le PS « annonce clairement qu’il ne censurera pas un gouvernement de cohabitation mené par Bernard Cazeneuve », si son programme s’appuyait sur celui du Nouveau Front populaire.

La direction ne souhaitait pas de scrutin sur ce sujet, préférant soumettre au vote une résolution présentant les 10 points sur lesquels le PS ne transigera pas et demandera au futur Premier ministre de s’engager, comme l’abrogation de la réforme des retraites, de la réforme de l’assurance chômage et de la loi immigration, la hausse du Smic, l’ISF vert, la taxation des superprofits, des mesures pour l’école et la santé, le logement, etc.

La résolution indique aussi que le PS continue de réclamer la désignation de Lucie Castets comme Première ministre. « À défaut, nous ne participerons à aucun gouvernement qui ne serait pas un gouvernement du Nouveau Front populaire », précise le texte.

 

« Nous n’avons pas gagné le vote »

 

A l’issue de quatre heures de discussions au sein du Bureau national, les opposants ont proposé un amendement à cette résolution, demandant de ne pas censurer a priori un gouvernement Cazeneuve. Mais le bureau national l’a rejeté à 53,5 % contre 46,5 %.

Le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol et la maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy, tous deux sur une ligne hostile aux accords avec LFI et réputés plus ouverts aux compromis avec d’autres forces politiques, demandaient qu’Olivier Faure et le chef des députés socialistes Boris Vallaud, qui ont échangé dans l’après-midi avec Emmanuel Macron, puissent leur assurer que le PS ne censurerait pas un gouvernement de Bernard Cazeneuve, qui s’appuie sur le programme du NFP.

« Nous n’avons pas gagné le vote », a reconnu auprès de l’AFP Hélène Geoffroy, « mais cela ne signifie pas pour autant que l’autre partie le censurerait automatiquement ».

Elle a cependant souligné que le PS était scindé en deux, y compris au sein du groupe des députés.

Elle a également fait part d’une avancée, puisque les députés vont travailler sur « des propositions concrètes à présenter aux autres forces politiques de l’Assemblée », dans le cadre de compromis à trouver, a-t-elle expliqué.

Les députés socialistes, qui se sont réunis mardi matin, ont de leur côté acté une nouvelle fois la même ligne : « Le fond avant le casting. Nous censurerons toute prolongation du macronisme », a-t-on indiqué au sein du groupe.

Pour un proche d’Olivier Faure, « l’idée de voter pour dire si on censurerait tel ou tel sans savoir quels seraient son programme et son gouvernement, n’a pas de sens. Ce vote, c’est fait pour fissurer le PS et le NFP », et c’est « instrumentaliser Bernard Cazeneuve pour des objectifs internes ».

(Avec AFP)

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