Nomination d’un Premier ministre : Emmanuel Macron démarre un nouveau tour de consultations, boudé par la gauche
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Nomination d’un Premier ministre : Emmanuel Macron démarre un nouveau tour de consultations, boudé par la gauche

Dans un communiqué publié ce 26 août, l’Elysée a annoncé lancer un nouveau tour de consultations politiques, ce mardi, en vue de la nomination d’un Premier ministre. Une décision qui irrite le Nouveau Front Populaire. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure dénonce une « parodie de démocratie » et refuse de se rendre à l’Elysée pour de nouvelles réunions.
Henri Clavier

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« Le Président de la République a constaté qu’un gouvernement sur la base du seul programme et des seuls partis proposés par l’alliance regroupant le plus de députés, le Nouveau Front Populaire serait immédiatement censuré par l’ensemble des groupes représentés à l’Assemblée nationale », peut-on lire dans le communiqué de l’Elysée qui exclut donc la nomination de Lucie Castets. Un choix que l’Elysée explique par son rôle de garant des institutions et sur le contenu des échanges avec les autres groupes parlementaires ayant exprimé leur volonté de censurer tout gouvernement de gauche.

De nouvelles consultations sous tensions

De nouvelles consultations doivent donc débuter aujourd’hui avec cependant une liste remaniée de participants. Le Rassemblement national et Éric Ciotti ne sont pas conviés, comme La France insoumise. La gauche avait signé un communiqué commun, hier, annonçant qu’elle ne participerait pas à un nouveau tour de consultation sans nomination de Lucie Castets à Matignon.

« Les échanges avec le groupe LIOT et les partis EPR, Modem, Horizons, les Radicaux et UDI ont dessiné des voies de coalition et de travail commun possibles entre différentes sensibilités politiques », peut-on lire dans le communiqué. « Ces groupes se sont montrés ouverts à soutenir un gouvernement dirigé par une personnalité qui ne serait pas issue de leurs rangs », ajoute l’Elysée. Le camp présidentiel pourrait alors miser sur la coopération du groupe La Droite Républicaine qui a détaillé ses priorités dans un pacte législatif.

En excluant LFI des négociations, l’Elysée presse les autres partis du NFP de rompre l’alliance avec le parti de Jean-Luc Mélenchon. « Le Parti socialiste, les écologistes et les communistes n’ont à ce stade pas proposé de chemins pour coopérer avec les autres forces politiques. Il leur appartient de le faire », peut-on lire dans le communiqué. Une façon pour le camp présidentiel d’appeler les partis de gauche à rompre l’alliance avec LFI pour obtenir leur soutien à un gouvernement. Une option pour l’instant rejetée par les socialistes et les écologistes. La cheffe des écologistes, Marine Tondelier, fustige notamment une « dérive illibérale ». Néanmoins, le PS organise ce midi un Bureau national pour trancher la question de la participation au NFP et les modalités de celle-ci.

Les entrevues de ce mardi pourraient également avoir pour objectif de préparer la nomination à Matignon d’une personnalité extérieure aux partis consultés.

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