Nomination d’un Premier ministre : Emmanuel Macron démarre un nouveau tour de consultations, boudé par la gauche
Credit:Alain ROBERT/SIPA/2408180709

Nomination d’un Premier ministre : Emmanuel Macron démarre un nouveau tour de consultations, boudé par la gauche

Dans un communiqué publié ce 26 août, l’Elysée a annoncé lancer un nouveau tour de consultations politiques, ce mardi, en vue de la nomination d’un Premier ministre. Une décision qui irrite le Nouveau Front Populaire. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure dénonce une « parodie de démocratie » et refuse de se rendre à l’Elysée pour de nouvelles réunions.
Henri Clavier

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« Le Président de la République a constaté qu’un gouvernement sur la base du seul programme et des seuls partis proposés par l’alliance regroupant le plus de députés, le Nouveau Front Populaire serait immédiatement censuré par l’ensemble des groupes représentés à l’Assemblée nationale », peut-on lire dans le communiqué de l’Elysée qui exclut donc la nomination de Lucie Castets. Un choix que l’Elysée explique par son rôle de garant des institutions et sur le contenu des échanges avec les autres groupes parlementaires ayant exprimé leur volonté de censurer tout gouvernement de gauche.

De nouvelles consultations sous tensions

De nouvelles consultations doivent donc débuter aujourd’hui avec cependant une liste remaniée de participants. Le Rassemblement national et Éric Ciotti ne sont pas conviés, comme La France insoumise. La gauche avait signé un communiqué commun, hier, annonçant qu’elle ne participerait pas à un nouveau tour de consultation sans nomination de Lucie Castets à Matignon.

« Les échanges avec le groupe LIOT et les partis EPR, Modem, Horizons, les Radicaux et UDI ont dessiné des voies de coalition et de travail commun possibles entre différentes sensibilités politiques », peut-on lire dans le communiqué. « Ces groupes se sont montrés ouverts à soutenir un gouvernement dirigé par une personnalité qui ne serait pas issue de leurs rangs », ajoute l’Elysée. Le camp présidentiel pourrait alors miser sur la coopération du groupe La Droite Républicaine qui a détaillé ses priorités dans un pacte législatif.

En excluant LFI des négociations, l’Elysée presse les autres partis du NFP de rompre l’alliance avec le parti de Jean-Luc Mélenchon. « Le Parti socialiste, les écologistes et les communistes n’ont à ce stade pas proposé de chemins pour coopérer avec les autres forces politiques. Il leur appartient de le faire », peut-on lire dans le communiqué. Une façon pour le camp présidentiel d’appeler les partis de gauche à rompre l’alliance avec LFI pour obtenir leur soutien à un gouvernement. Une option pour l’instant rejetée par les socialistes et les écologistes. La cheffe des écologistes, Marine Tondelier, fustige notamment une « dérive illibérale ». Néanmoins, le PS organise ce midi un Bureau national pour trancher la question de la participation au NFP et les modalités de celle-ci.

Les entrevues de ce mardi pourraient également avoir pour objectif de préparer la nomination à Matignon d’une personnalité extérieure aux partis consultés.

Partager cet article

Dans la même thématique

Macron Makes State Visit To South Korea
3min

Politique

« Ce n’est pas un spectacle ! », « inélégants », « irréaliste » : Emmanuel Macron répond fermement aux critiques de Donald Trump

Emmanuel Macron a répondu ce jeudi depuis la Corée du Sud aux critiques de Donald Trump sur l'Iran et à ses menaces contre l'Otan. Le chef de l’Etat pointe du doigt le fait que le président américain dise « chaque jour le contraire » de ce qu'il a dit la veille. Il juge en outre « inélégants » et pas « la hauteur » les propos de Donald Trump sur le couple présidentiel français.

Le

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

Sous pression de Boris Vallaud, Olivier Faure mise sur un « comité présidentiel » pour tenter de sortir le PS de la crise interne

La tension continue au PS, où le patron des députés PS, Boris Vallaud, demande que les militants socialistes désignent « avant l’été » leur candidat à la présidentielle. En réponse, Olivier Faure promet un vote « avant juin » sur le « processus présidentiel ». Reste à définir l’objet précis du vote. Pour les amis de Boris Vallaud, la désignation du candidat et la stratégie vont de pair. Mais pour ceux d’Olivier Faure, ça ne va pas de soi…

Le