« Nous allons vraiment fermer la centrale de Fessenheim », insiste Emmanuelle Wargon
L’Autorité de sûreté nucléaire a demandé à EDF des compléments dans le plan de démantèlement de la centrale nucléaire. Dans l’émission Audition publique, la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire répond que le calendrier de l’arrêt n’est pas remis en cause.

« Nous allons vraiment fermer la centrale de Fessenheim », insiste Emmanuelle Wargon

L’Autorité de sûreté nucléaire a demandé à EDF des compléments dans le plan de démantèlement de la centrale nucléaire. Dans l’émission Audition publique, la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire répond que le calendrier de l’arrêt n’est pas remis en cause.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Le niveau de détail du plan de démantèlement remis par EDF est insuffisant, compte tenu du délai très proche de l'arrêt définitif des réacteurs. » C’est la note publiée ce 3 février par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Le gendarme du secteur demande à l’opérateur EDF de préciser son scénario de démantèlement, mais aussi d’améliorer son organisation.

De quoi contrarier le calendrier voulu par le gouvernement ? Invitée de l’émission Audition Publique, sur Public Sénat et LCP-Assemblée nationale, en partenariat avec Le Figaro, Emmanuelle Wargon n’y voit aucune conséquence sur l’arrêt de la centrale, bien distincte selon elle, du démantèlement de la doyenne des centrales nucléaires françaises. « Ce n’est pas une question de retard de calendrier, ce sont deux étapes différentes », a souligné la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire.

« Si EDF doit compléter son dossier, EDF complètera son dossier »

La promesse d’Emmanuel Macron, que son prédécesseur François Hollande n’avait pas pu honorer, sera bien respectée. « Ça fait partie des engagements que nous tenons, puisque nous allons vraiment fermer la centrale électrique de Fessenheim », a expliqué Emmanuelle Wargon. L’arrêt définitif du premier réacteur est prévu le 22 février 2020. Celui du second réacteur aura lieu le 30 juin.

Quant à la suite, bien plus lourde de conséquences, aucune date limite. « Ce démantèlement prendra le temps nécessaire, on n’a pas d’urgence particulière », selon la secrétaire d’État. « Bien évidemment, il sera fait dans des conditions que l’ASN juge satisfaisantes et si EDF doit compléter son dossier, EDF complètera son dossier. » En tant qu’autorité administrative indépendante, responsable de la sécurité, l’ASN « est totalement dans son rôle », a-t-elle souligné.

Partager cet article

Dans la même thématique

photo glucksmann
8min

Politique

Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann, rassembleur de la gauche, pour un meeting qui avait tout d’un lancement de campagne

REPORTAGE - Ce samedi 13 juin aux Docks d’Aubervilliers, Raphaël Glucksmann a tenu un grand rassemblement aux allures de meeting présidentiel, en présence de nombreuses personnalités politiques. Même s’il refuse toujours d’officialiser sa candidature pour 2027, l’eurodéputé, co-fondateur de Place publique, affiche ses ambitions : rassembler la gauche sociale-démocrate et écologiste, dépasser Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et convaincre le Parti socialiste de se rallier à lui.

Le

« Nous allons vraiment fermer la centrale de Fessenheim », insiste Emmanuelle Wargon
4min

Politique

« Le surtourisme transforme les villes en musée » alerte Daniel Salmon, sénateur écologiste 

Avec plus de 10 millions de visiteurs par an, Montmartre est devenu l’un des sites les plus visités de France. Une surfréquentation qui ne va pas sans poser de problèmes pour les quelques 27 000 habitants qui résident à l’année dans ce quartier de la capitale. Anne Renaudie, habitante de Montmartre, raconte les difficultés de cette cohabitation dans l’émission Dialogue Citoyen présentée par Quentin Calmet.

Le