« Nous avons conduit Manouchian au Panthéon, il ne faut pas permettre que Bardella aille à Matignon », appelle Pierre Ouzoulias (PCF)

Le sénateur communiste des Hauts-de-Seine, Pierre Ouzoulias, aimerait qu’Emmanuel Macron prenne l’engagement de ne pas gouverner avec l’extrême droite.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le sénateur communiste Pierre Ouzoulias se montre inquiet face aux « ambiguïtés » du camp présidentiel en cas de duels entre le Rassemblement national et le Nouveau Front populaire lors des seconds tours des élections législatives. « Les amis d’Emmanuel Macron, qu’ils soient au gouvernement ou dans les circonscriptions, nulle part je n’ai entendu une position claire, ferme, pour constituer un arc de refus républicain face à l’extrême droite », déclare le sénateur des Hauts-de-Seine sur Public Sénat, ce 26 juin.

Et d’ajouter : « J’aimerais une grande promesse du chef de l’Etat, de M. Macron, c’est qu’il ne gouverne pas avec l’extrême droite. Je ne l’ai pas entendu, et ça, ça m’inquiète. » Pour ce petit-fils de résistant, il y a un « impératif moral » à faire barrage à l’extrême droite. « Nous avons conduit Manouchian au Panthéon, il ne faut pas permettre que Bardella aille à Matignon. Ce serait terrible, pour ceux qui sont tombés, qui ont donné leur vie pour notre liberté […] Aux républicains qui hésitent encore : souvenez-vous de ce qu’est le parti de Le Pen : c’est le parti de l’OAS, ceux qui ont voulu assassiner le général de Gaulle. »

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Jean-Luc Mélenchon Supports Anais Belouassa-Cherifi at Rally in Lyon
8min

Politique

« Epstine » : Jean-Luc Mélenchon a-t-il enterré la perspective d’une gauche unie ?

Attaque contre les médias, soutien indéfectible à la Jeune Garde, mais surtout des propos ambigus qui prêtent le flanc aux accusations d’antisémitisme, Jean-Luc Mélenchon s’est mis à dos, une nouvelle fois, une grande partie des responsables politiques, après son discours lors d’un meeting à Lyon. De quoi rendre délicate des listes d’union de la gauche aux municipales.

Le