« Nous avons conduit Manouchian au Panthéon, il ne faut pas permettre que Bardella aille à Matignon », appelle Pierre Ouzoulias (PCF)

Le sénateur communiste des Hauts-de-Seine, Pierre Ouzoulias, aimerait qu’Emmanuel Macron prenne l’engagement de ne pas gouverner avec l’extrême droite.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le sénateur communiste Pierre Ouzoulias se montre inquiet face aux « ambiguïtés » du camp présidentiel en cas de duels entre le Rassemblement national et le Nouveau Front populaire lors des seconds tours des élections législatives. « Les amis d’Emmanuel Macron, qu’ils soient au gouvernement ou dans les circonscriptions, nulle part je n’ai entendu une position claire, ferme, pour constituer un arc de refus républicain face à l’extrême droite », déclare le sénateur des Hauts-de-Seine sur Public Sénat, ce 26 juin.

Et d’ajouter : « J’aimerais une grande promesse du chef de l’Etat, de M. Macron, c’est qu’il ne gouverne pas avec l’extrême droite. Je ne l’ai pas entendu, et ça, ça m’inquiète. » Pour ce petit-fils de résistant, il y a un « impératif moral » à faire barrage à l’extrême droite. « Nous avons conduit Manouchian au Panthéon, il ne faut pas permettre que Bardella aille à Matignon. Ce serait terrible, pour ceux qui sont tombés, qui ont donné leur vie pour notre liberté […] Aux républicains qui hésitent encore : souvenez-vous de ce qu’est le parti de Le Pen : c’est le parti de l’OAS, ceux qui ont voulu assassiner le général de Gaulle. »

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Paris: Lucie Castets
7min

Politique

« Exigeante », « politique », « âpre négociatrice » : le profil de Lucie Castets par les sénateurs qui l’ont côtoyée

Cette haute fonctionnaire de 37 ans, issue de la société civile et très marquée à gauche, a été choisie par le Nouveau Front populaire comme candidate au poste de Première ministre. Au Sénat, plusieurs élus ont été amenés à travailler avec elle à la mairie de Paris. Ils saluent ses aptitudes, et l’appellent désormais à engager une « bataille de l’opinion » pour pousser Emmanuel Macron à la nommer à Matignon.

Le

Paris Olympics
6min

Politique

Candidature du NFP à Matignon : Emmanuel Macron « botte en touche en disant qu’on va d’abord s’occuper des JO »

Mardi 23 juillet, Emmanuel Macron a donné sa première longue interview télévisée depuis la dissolution et les législatives. L’occasion pour le président de la République de livrer son analyse du scrutin, de temporiser et de refuser net la candidate du Nouveau Front populaire pour Matignon. Analyse de cette prestation avec l’expert en communication Philippe Moreau-Chevrolet.

Le

Emmanuel Macron interview sur France TV
4min

Politique

Emmanuel Macron est-il contraint de nommer Lucie Castets Première ministre ?

Hier, le Nouveau Front populaire s’est accordé sur le nom de Lucie Castets comme candidate au poste de Première ministre. Emmanuel Macron a balayé cette candidature considérant que cela n’était « pas le sujet ». Ce matin, Lucie Castets a demandé au Président de la République « de prendre ses responsabilités et de la nommer Première ministre ». Si constitutionnellement rien ne le contraint à nommer un Premier ministre, la décision du chef de l’Etat réside dans le choix « qui lui semble le plus à même de résister à une motion de censure », selon Bastien François, professeur de sciences politiques à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Le