« Nous avons conduit Manouchian au Panthéon, il ne faut pas permettre que Bardella aille à Matignon », appelle Pierre Ouzoulias (PCF)
Le sénateur communiste des Hauts-de-Seine, Pierre Ouzoulias, aimerait qu’Emmanuel Macron prenne l’engagement de ne pas gouverner avec l’extrême droite.
Le sénateur communiste Pierre Ouzoulias se montre inquiet face aux « ambiguïtés » du camp présidentiel en cas de duels entre le Rassemblement national et le Nouveau Front populaire lors des seconds tours des élections législatives. « Les amis d’Emmanuel Macron, qu’ils soient au gouvernement ou dans les circonscriptions, nulle part je n’ai entendu une position claire, ferme, pour constituer un arc de refus républicain face à l’extrême droite », déclare le sénateur des Hauts-de-Seine sur Public Sénat, ce 26 juin.
Et d’ajouter : « J’aimerais une grande promesse du chef de l’Etat, de M. Macron, c’est qu’il ne gouverne pas avec l’extrême droite. Je ne l’ai pas entendu, et ça, ça m’inquiète. » Pour ce petit-fils de résistant, il y a un « impératif moral » à faire barrage à l’extrême droite. « Nous avons conduit Manouchian au Panthéon, il ne faut pas permettre que Bardella aille à Matignon. Ce serait terrible, pour ceux qui sont tombés, qui ont donné leur vie pour notre liberté […] Aux républicains qui hésitent encore : souvenez-vous de ce qu’est le parti de Le Pen : c’est le parti de l’OAS, ceux qui ont voulu assassiner le général de Gaulle. »
A quelques jours des élections municipales, Reporters sans frontières « tire la sonnette d’alarme », selon les termes de la responsable du rapport. Publié ce mercredi 11 mars, il révèle des nouvelles formes de pression subies par la presse régionale (économiques, sécuritaires et judiciaires) qui s’accroissent.
Le parti à la flamme va devoir montrer qu'il est bien implanté localement et qu'il n'a pas perdu sa dynamique avant la présidentielle de 2027. Dans ce cadre, les enjeux des élections municipales jouent un rôle décisif, car actuellement peu ancré localement, chaque mairie gagnée devient pour le Rassemblement national un marchepied stratégique pour le national.
Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».
En tenailles entre l’érosion du vote LR dans les grandes villes et le spectre d’une « union des droites » portée par le RN, le parti de Bruno Retaileau mise sur son solide maillage territorial pour résister lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains. LR pourrait toutefois créer la surprise à Nantes et Besançon. Surtout, la droite caresse l’espoir d’un basculement historique à Paris avec Rachida Dati.