« Nous n’aspirons pas à figurer dans un gouvernement dont le Premier ministre serait de gauche », assure Mathieu Darnaud

Invité de la matinale de Public Sénat, Mathieu Darnaud, président du groupe Les Républicains au Sénat, a répété ce jeudi que son parti ne participerait pas à « un gouvernement dont le Premier ministre serait de gauche et porterait le programme du Nouveau Front populaire ». Le responsable pointe « l’irresponsabilité » des forces politiques qui ont voté la censure.
Théodore Azouze

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Sa position n’a pas changé. Mathieu Darnaud, président du groupe Les Républicains au Sénat, a répété ce jeudi que son parti avait fixé certaines conditions pour participer à la future équipe gouvernementale. « Nous n’aspirons pas à figurer dans un gouvernement dont le Premier ministre serait de gauche », a ainsi réaffirmé le responsable, invité de la matinale de Public Sénat ce jeudi matin.

Mathieu Darnaud a aussi ajouté que les LR seraient opposés à toute nomination d’un Premier ministre qui « porterait le programme du Nouveau Front populaire, a fortiori s’il est issu de la France insoumise – mais cela me semble peu probable ». Le sénateur de l’Ardèche, qui a pris la tête des rangs LR au Palais du Luxembourg après la nomination au ministère de l’Intérieur de Bruno Retailleau dans le précédent gouvernement de Michel Barnier, a toutefois assuré que les membres de son camp « ne seront pas les artisans du chaos ».

Rien « à gagner à élargir sans fin le socle du gouvernement »

« Pour nous, les choses sont claires : c’est avec le futur Premier ministre que nous discuterons pour savoir si ses orientations et ce qu’il entend défendre est compatible avec ce que nous avons toujours dit », promet Mathieu Darnaud. Le président de la République avait réuni mardi à l’Élysée plusieurs des principaux chefs de parti pour tenter d’élargir son socle de stabilité pour gouverner. « Je ne crois pas que nous ayons quelque chose à gagner à vouloir élargir sans fin le périmètre d’un gouvernement », indique le président du groupe LR au Sénat.

Certaines des lignes rouges fixées par les autres responsables de partis venus rencontrer le chef de l’État lui semblent trop éloignées de « l’urgence » pour adopter un nouveau projet de loi de finances dans les prochains mois. « Je ne crois pas qu’il faille supprimer de facto [le fait d’utiliser] le 49-3 avant même que le Premier ministre soit nommé : comment fait-on pour voter le budget ?, questionne-t-il. […] Oui, laissons vivre le débat, mais arrêtons de vouloir réécrire la Constitution ou d’en ôter certains outils. »

Mathieu Darnaud a de nouveau dénoncé le vote de la motion de censure du gouvernement de Michel Barnier à l’Assemblée nationale par la gauche et l’extrême-droite. « Que de temps perdu !, a-t-il regretté. […] Il faut pointer l’irresponsabilité de celles et ceux qui ont voté la censure. » Le sénateur déplore qu’en l’absence de budget, « des mesures du quotidien » pourraient être remises en cause, à l’instar des changements de règles sur le remboursement du pass Navigo ou sur l’utilisation des tickets restaurants.

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