« Nous pourrions être conduits à durcir notre stratégie », prévient Jean Castex
Interpellé sur les mesures sanitaires lors des questions d’actualité au gouvernement, le Premier ministre a par ailleurs assuré que le gouvernement entend « maintenir cette stratégie territorialisée ».

« Nous pourrions être conduits à durcir notre stratégie », prévient Jean Castex

Interpellé sur les mesures sanitaires lors des questions d’actualité au gouvernement, le Premier ministre a par ailleurs assuré que le gouvernement entend « maintenir cette stratégie territorialisée ».
Public Sénat

Par Pierre Maurer

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Cela faisait des mois que les sénateurs les réclamaient à cor et à cri : des mesures territorialisées. Face à la troisième vague de l’épidémie, le gouvernement a infléchi sa politique sanitaire pour les mettre en place, confinant des départements fortement touchés plutôt que l’ensemble du territoire national. Mais en cas d’aggravation de la pandémie, qu’en sera-t-il ? C’est la question posée au Premier ministre ce mercredi au Sénat par le président du groupe RDSE, Jean-Claude Requier, lors des questions d’actualité au gouvernement.

« Nous allons continuer dans cette stratégie territorialisée. C’était une demande régulièrement exprimée par le Sénat. Nous maintiendrons cette stratégie autant que cela sera possible », a assuré Jean Castex au sénateur du Lot. Rappelant la « virulence » de cette troisième vague « extrêmement importante », le chef du gouvernement n’a pas caché qu’il pourrait être « conduit à durcir » les restrictions en fonction de l’évolution de la pandémie. « Nous avons le devoir de nous adapter comme nous l’avons toujours fait. Nous tenons compte aussi de ce que nous avons appris l’année dernière », a-t-il affirmé.

Ainsi, « le retour d’expérience montre que les lieux de contamination clos sont beaucoup plus dangereux que l’espace extérieur. Nous avons intégré cette considération dans les mesures prises », a-t-il poursuivi. Et d’embrayer : « Ce qui ne signifie pas qu’à l’extérieur on puisse faire n’importe quoi ! » Il a par ailleurs défendu le rôle de la désormais fameuse attestation publiée samedi, puis retirée car trop complexe. « Nous avons, c’est l’objet de l’attestation, clairement défini ce qu’il est possible de faire ou pas », a-t-il insisté. Une attestation modifiée est depuis disponible.

Pour éviter cette nouvelle polémique administrative, Jean-Claude Requier a suggéré au Premier Ministre qu’il aurait pu demander « un avis à un maire expérimenté ou à un sénateur… »

Partager cet article

Dans la même thématique

« Nous pourrions être conduits à durcir notre stratégie », prévient Jean Castex
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le