« Nous sommes chez nous, nous tous »: les principales déclarations de Macron devant le CRIF
"Nous sommes chez nous, nous tous". "La honte doit changer de camp": voici les principaux points du discours d'Emmanuel Macron...

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"Nous sommes chez nous, nous tous". "La honte doit changer de camp": voici les principaux points du discours d'Emmanuel Macron...
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"Nous sommes chez nous, nous tous". "La honte doit changer de camp": voici les principaux points du discours d'Emmanuel Macron devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) mercredi à Paris.

- Antisémitisme "inédit" -

Le chef de l'État a déploré "une résurgence de l'antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde guerre mondiale".

"Depuis plusieurs années, et la situation s'est encore aggravée ces dernières semaines, notre pays - comme d'ailleurs l'ensemble de l'Europe et la quasi-totalité des démocraties occidentales - est confronté à une résurgence de l'antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde guerre mondiale", a-t-il déclaré. "À nouveau, depuis plusieurs années, l'antisémitisme tue en France . C'est bien que les visages peuplant ce soir nos consciences ne sont pas seulement ceux des héros que je viens d'évoquer mais bien ceux des martyrs récemment assassinés parce qu'ils étaient juifs", a-t-il poursuivi.

- Antisionisme -

Le président de la République a annoncé que la France allait "mettre en oeuvre" la définition de l'antisémitisme élargie à l'antisionisme

"La France, qui l'a endossée en décembre avec ses partenaires européens, mettra en œuvre la définition de l'antisémitisme adoptée par l'Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah" (qui intègre l'antisionisme, NDLR), a-t-il développé, en martelant que "l'antisionisme est une des formes modernes de l'antisémitisme".

"Il ne s'agit pas de modifier le code pénal, encore moins d'empêcher ceux qui veulent critiquer la politique israélienne de le faire, non, ni de revenir sur des sujets que nous connaissons et qui sont ceux de la politique internationale (...), il s'agit de préciser et raffermir les pratiques de nos forces de l'ordre, de nos magistrats, de nos enseignants, de leur permettre de mieux lutter contre ceux qui cachent, derrière le rejet d'Israël, la négation même de l'existence d'Israël, la haine des juifs la plus primaire."

- "Nous sommes chez nous. Nous tous."

"La honte doit changer de camp", a exhorté Emmanuel Macron, ajoutant, ému: "Nous sommes chez nous. Nous tous.".

La déclaration entendait répondre au slogan "On est chez nous", largement scandé dans divers rassemblements d'extrême droite depuis plusieurs années.

- Dissolution de groupuscules -

Le chef de l'État a demandé la dissolution d'"associations ou groupements" racistes ou antisémites, à commencer par les organisations d'extrême droite Bastion social, Blood and Honour Hexagone et Combat 18.

"Parce que la période met en cause ce que nous sommes, la France doit tracer de nouvelles lignes rouges (...). J'ai demandé au ministre de l'Intérieur d'engager des procédures visant à dissoudre des associations ou groupements qui par leur comportement nourrissent la haine, promeuvent la discrimination ou appellent à l'action violente", a-t-il déclaré.

- Audit -

En déplorant que des élèves de certains quartiers soient "trop souvent" obligés de "quitter l'école publique", le chef de l'État a chargé son ministre de l'Éducation d'évaluer ce phénomène pour que l'école joue à plein "son rôle de rempart républicain" à travers un "audit" des établissements scolaires touchés par la "déscolarisation" des enfants de confession juive.

- Proposition de loi -

Un texte qui "reprendra les propositions" faites dans un rapport remis en septembre au Premier ministre, dont une vise à renforcer la pression sur les opérateurs du Net, dans le cadre d'un renforcement de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme sur internet, sera déposé "dès le mois de mai" par la députée LREM Laëtitia Avia, a annoncé le président.

"La députée Laëtitia Avia déposera dès le mois de mai, c'est-à-dire dès la première fenêtre parlementaire possible au Parlement, une proposition de loi pour lutter contre la haine sur Internet reprenant les propositions de ce rapport", a expliqué le président.

"Nous devons à ce titre nous inspirer de ce que nos voisins allemands ont su faire de manière efficace et pragmatique: apporter des sanctions judiciaires, pénales et pécuniaires, appeler à la responsabilité des individus comme des plateformes. Il s'agira de mettre fin aux stratégies d'éviction déployées par des sites étrangers qui, changeant régulièrement de serveurs, sont aujourd'hui très difficiles à bloquer."

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