Gerald Darmanin, Ministre de l Interieur et des Outre-mer et Jean-Francois Carenco, Ministre delegue, en visite a La Reunion
Huguette Bello, presidente du Conseil regional - Huguette Bello, President of the Regional Council//KOCHVALERIE_koch0922/2207082203/Credit:VALERIE KOCH/SIPA/2207082209

Nouveau Front populaire : qui est Huguette Bello, la candidate proposée par Fabien Roussel pour Matignon ?

Le nom de la présidente du conseil régional de La Réunion a été proposé par le Parti communiste pour incarner le Nouveau Front populaire à Matignon. L’ex-députée pourrait effectivement faire le pont entre communistes et insoumis, sa candidature ne semble toutefois pas satisfaire les socialistes.
Rose-Amélie Bécel

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Alors que La France insoumise avance toujours les noms de Clémence Guetté, Mathilde Panot, Manuel Bompard et Jean-Luc Mélenchon pour Matignon, que le Parti socialiste semble privilégier la piste d’Olivier Faure, les communistes avancent ce 12 juillet le nom d’Huguette Bello.

Trait d’union entre communistes et insoumis

L’information, d’abord révélée par L’Humanité, a par la suite été confirmée par le secrétaire national du PCF Fabien Roussel. Selon les informations de BFMTV, la proposition a par ailleurs été validée par le coordinateur national de La France insoumise Manuel Bompard. Elle pointait en effet en 81ème et dernière position sur la liste de Manon Aubry aux élections européennes et avait participé à un meeting aux côtés de Jean-Luc Mélenchon en avril dernier.

Côté socialiste, l’idée de nommer une personnalité quasi-inconnue du grand public semble refroidir. « Vu la galère qui va l’attendre, même si cela dure deux mois, il vaut quand même mieux quelqu’un d’assez solide », observe un élu socialiste interrogé par Public Sénat.

Une personnalité complimentée par le camp macroniste

Aujourd’hui présidente du conseil régional de La Réunion, Huguette Bello a été députée de 1997 à 2020, siégeant depuis 2007 avec le groupe communiste. Elle préside depuis 2012 le parti Pour La Réunion, dont elle est également la fondatrice.

Lors de leurs visites sur l’île, les ministres macronistes ne tarissaient d’ailleurs pas d’éloges sur la présidente du conseil régional. Il y a un an, Gabriel Attal saluait ainsi « une grande républicaine ayant à cœur de mettre au centre de son engagement politique la question de l’éducation de nos enfants ». En avril dernier, Aurore Bergé, députée Renaissance marquée à droite, se réjouissait de sa rencontre avec « une combattante de la dignité humaine et des droits des femmes ».

De quoi conforter la candidature de l’ex-députée communiste ? Si Huguette Bello accédait à Matignon, elle deviendrait la deuxième personnalité politique née dans un territoire ultramarin à accéder à la fonction de Premier ministre, après Raymond Barre. Mais la principale concernée n’a pas encore manifesté son intérêt pour le poste, les négociations semblent par ailleurs se poursuivre au sein du Nouveau Front populaire autour d’autres profils.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le