Paris: press conference with Guinea-Bissau »’s President
France'''s President Emmanuel Macron looks and gestures during a press conference with Guinea-Bissau'''s President at the Elysee Presidential Palace in Paris on December 9, 2024. //04SIPA_04SIPA_04SIPA_sipa0225/Credit:Eliot Blondet -POOL/SIPA/2412091730

Nouveau gouvernement : Emmanuel Macron reçoit les différents partis politiques hormis LFI et le RN autour d’une même table ce mardi

En quête d’un Premier ministre, le Président de la République a invité à l’Elysée les cadres des forces politiques, hors RN et LFI, ce mardi 10 décembre. Objectif : construire une nouvelle méthode autour d’une « plateforme programmatique ».
Quentin Gérard

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C’est parti pour un nouveau round. Ce mardi 10 décembre, à 14 heures, Emmanuel Macron reçoit les cadres des différents partis politiques, à l’exception du Rassemblement national et de la France Insoumise pour défricher la route lui permettant de nommer un nouveau Premier ministre. Après avoir enchaîné des réunions camp par camp ces derniers jours, aujourd’hui, tous seront autour de la table pour échanger sur une « plateforme programmatique ».

Le Parti socialiste s’y rend en « cohérence et responsabilité »

Dans un courrier transmis à Emmanuel Macron, le Parti socialiste indique s’y rendre en « cohérence et en responsabilité ». La force de gauche assure qu’elle viendra « dialoguer et porter (ses) exigences pour construire un nouveau chemin ».

Le parti à la rose assure avoir trois exigences. « Tout d’abord, nous défendrons la nomination d’un Premier ministre de gauche, légitime, car les électeurs ont placé la gauche en tête aux élections législatives », peut-on lire sur la lettre signée par Olivier Faure, Premier secrétaire du PS, par Johanna Rolland, numéro deux du parti ou Patrick Kanner, Président du groupe PS au Sénat.

Ensuite, les cadres du Parti socialiste conditionnent « une hypothèse d’accord de non-censure et de non-usage du 49.3 à un véritable changement de cap politique ». A savoir sur les retraites, le pouvoir d’achat, la justice fiscale ou les services publics. Enfin, ils refusent de participer à un gouvernement qui serait dirigé par un Premier ministre de droite, pas plus qu’un gouvernement technique.

« J’appelle tout le monde à revenir à la raison »

De son côté, Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise, appelle ses alliés du NFP « à ne pas céder aux sirènes et à la tentation du gouvernement national et de la grande coalition ». Sur France 2, le proche de Jean-Luc Mélenchon assure que son parti ne regrette pas de ne pas avoir été invité par Emmanuel Macron à la réunion des chefs de partis ce mardi 10 décembre. « Le Président de la République nous avait invités, hier, et nous avions décliné l’invitation. Je n’aurais pas la mauvaise foi de dire aujourd’hui qu’il aurait dû nous inviter », a indiqué le député des Bouches-du-Rhône.

« J’appelle tout le monde à revenir à la raison », a poursuivi Manuel Bompard », se demandant comment il est possible d’imaginer « constituer un gouvernement commun », avec d’un côté « les partisans de la retraite à 60 ans, les partisans de la retraite à 64 ans et ceux qui l’ont mise en place ». Et d’arguer : « Donner l’impression qu’on peut mettre tout ça autour de la table et faire une sorte de gloubi boulga de gouvernement avec une politique qui conduirait à ce que les uns et les autres renient les engagements qu’ils ont pris devant leurs électrices et leurs électeurs, je pense que ce n’est pas sérieux ».

Une « erreur absolue » d’Emmanuel Macron

Tout comme La France Insoumise, cet après-midi, le Rassemblement national n’est pas invité à l’Elysée. « C’est un aveu de l’irrespect et de l’inélégance du président de la République, qui fait comme si onze millions d’électeurs n’existaient pas », a réagi, ce matin, sur TF1, Jordan Bardella. « Quand on est dans une telle incertitude, une telle impasse démocratique, alors on parle à tout le monde. Nos électeurs ne sont pas des sous-citoyens », a affirmé le président du Rassemblement national, assurant qu’il serait allé à cette réunion.

Jordan Bardella assure « ne pas croire » à un gouvernement d’intérêt général qui « va de M. Wauquiez au Parti socialiste et peut-être même aux communistes et écologistes ». Le président du RN dit également vouloir mettre son veto à un premier ministre issu de la gauche, qualifiant cela de « ligne rouge ». Il affirme cependant être « disposé » à se remettre autour de la table avec un premier ministre issu de la droite et du centre « pour rediscuter du budget ». Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national, dénonce lui « une erreur absolue » d’Emmanuel Macron.

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