Nouveau nom, alliances, rénovation: les temps forts du discours de Marine Le Pen au congrès du FN

Nouveau nom, alliances, rénovation: les temps forts du discours de Marine Le Pen au congrès du FN

Réélue sans suspense à la tête du FN avec 100% des suffrages exprimés, Marine Le Pen a clôturé le congrès de son parti à Lille, ce dimanche. L’un des temps forts de son discours a été l’annonce du nouveau nom du parti "Rassemblement national", qui devra encore être approuvé par les militants dans les semaines à venir. Samedi, les militants ont aussi voté de nouveaux statuts, qui suppriment notamment le poste de président d'honneur de Jean-Marie Le Pen.
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16h41 : « Même si la différence semble mince, elle est de taille » juge Stéphane Ravier

Changement de nom du FN : « Même si la différence semble mince, elle est de taille » juge Ravier
01:43

« Ce rassemblement des nationaux prendra forme à l’occasion des élections européennes, par cette constitution d'une liste nationale, avec des personnalités  qui partagent notre conception d’une Europe des nations libres »  a souligné le sénateur FN Stéphane Ravier.

Il a aussi justifié le changement de nom. « Même si la différence semble mince, elle est de taille. La définition de Marine, c’est une ouverture, un rassemblement de tous les nationaux, pas simplement de ceux qui viennent historiquement du Front national. »

16H30 : « Rassemblement national »: « Un moindre mal » reconnaît Bruno Gollnisch

"Rassemblement national": "Un moindre mal" reconnait Bruno Gollnisch
01:07

Eurodéputé et membre du bureau du FN, Bruno Gollnisch n’a jamais caché son peu d’entrain à un changement de nom de sa formation politique. Le « Rassemblement national » nouveau nom révélé par Marine Le Pen, aurait presque les faveurs de Bruno Gollnisch. « C’est un changement qui est passablement enraciné dans la tradition » a-t-il estimé en référence à son premier mandat de député sur la liste « rassemblement national ». Reste maintenant à faire approuver les militants, Bruno Gollnisch lui « va réfléchir ». « Je pensais que ce serait un changement plus radical. Si c’est celui-là c’est un moindre mal » a-t-il reconnu.

16h17 : Marine Le Pen propose « le Rassemblement national » comme nouveau nom du parti

Marine Le Pen : "Je vous propose que le FN devienne le Rassemblement National"
02:08

Marine Le Pen a tranché. Lors de la conclusion de son discours au Congrès de Lille, la présidente du Front national a proposé un nouveau nom pour le parti : « le Rassemblement national. »

« Le nom doit porter un message politique » souligne-t-elle. « Le mot ‘national’ me semble devoir y figurer  impérativement. Car la nation représente le cœur de notre engagement et de notre projet.»

« À l’heure où la France vit une recomposition politique, il doit exprimer notre volonté de rassemblement » insiste Marine Le Pen. « Il doit être un cri de ralliement, un appel à nous rejoindre. Il doit signer l’exigence absolue d’une nation unie dans la défense de son identité, de sa prospérité, de sa sécurité et de sa liberté. »

Cette nouvelle dénomination a été longuement applaudie par les militants présents dans le public. De bon augure pour le vote des militants qui aura lieu dans les semaines à venir

16H11 : Marine Le Pen l'assure: « Nous sommes désormais un parti de gouvernement »

Marine Le Pen "Nous sommes un parti de gouvernement"
01:40

Alors que l’ancien député LR, Thierry Mariani s’est dit favorable à une alliance avec le FN et que Nicolas Dupont Aignan a indiqué que si c’était à refaire, il referait le choix d’une alliance avec Marine Le Pen entre les deux tours de la présidentielle, la présidente du Front a elle-même tendu la main à ses alliés potentiels.

« Il faut qu’aux yeux de tous, il ne fasse plus de doute que nous sommes désormais un parti de gouvernement » a-t-elle martelé avant d’ajouter : « Nous devons mettre en œuvre des alliances (…) Parce  que sous la Vème République qui repose sur un mode de scrutin à deux tours, gagner sans alliances est ardu » a-t-elle constaté. « La culture de l’alliance c’est la faculté de respecter l’autonomie de ses partenaires, c’est l’aptitude à intégrer les ralliés et à respecter ses alliés, leurs parcours, leurs identités propres, leurs sensibilités ». De quoi rassurer les futurs alliés…

16h10 : Le Pen critique le « modèle carcéral et brutal » de L'Union européenne

Le Pen critique le "modèle carcéral et brutal" de L'Union européen
04:16

« Pas plus hier que demain, nous ne marcherons sous la bannière étiolée de l’Union européenne. Nous lui préférons la multitude des drapeaux nationaux » explique-t-elle. « Nous ne sommes pas anti-européens, nous sommes opposés à l’Union européenne, c’est-à-dire à l’organisation fédérale de l’Europe. »

« Nous avons entrepris une nouvelle rédaction des traités. Ce projet, L’Union des nations européennes, décrira les institutions que nous mettrons en place. Parallèlement, nous allons davantage décrire la phase de transition » promet-elle.

« Ce sera l’Europe du respect » assure-t-elle, critiquant le « modèle carcéral et brutal que l’Union européenne veut imposer aux peuples, comme en témoignent ces pressions sordides sur l’unité de la Grande-Bretagne. »

« Pour tenter d’imposer son modèle, L’union européenne est prête à toutes les violences, à toutes les brutalités à tous les cynismes » lance-t-elle.

16h07 : Européennes, municipales, départementales et les régionales : les objectifs du FN

Européennes, municipales, départementales et les régionales : les objectifs du FN
03:19

Marine Le Pen a fixé ses objectifs électoraux pour les années à venir. Première échéance, les Européennes de l’année prochaine sera le moment « du grand ménage » a-t-elle estimé. « Deux projets se feront face. Celui de l’Union européenne défendu par M. Macron, soutenu par M. Juppé et Cohn Bendit. Et le nôtre, celui que présentera de la grande coalition des nationaux, dont notre mouvement sera le cœur battant. Entre les deux, il n’y aura rien » a-t-elle jugé.

Les Européennes seront une rampe de lancement pour les autres échéances. Pour les municipales « les investitures commenceront en septembre » a-t-elle annoncé. Les municipales serviront « de base à la conquête de départements comme le Pas-de-Calais, l’Aisne ou le Var » a-t-elle cité. « L’implantation dans les départements servira de marche pied à la conquête des régions, les Hauts de France et la PACA ». « Ce dispositif est ambitieux mais réaliste » a-t-elle jugé.

16H06 : Monsieur Macron « nage à contresens »

Marine Le Pen: "Monsieur Macron "nage à contresens"
01:04

En fin de discours Marine Le Pen s’est livré à une attaque en règle à l’égard du chef de l’État. « Monsieur Macron, qui tente d’usurper la modernité, nage à contresens. Sur l’ensemble de la planète, les peuples aspirent aux protections nationales et à la défense de leur identité » a-t-elle considéré. Puis, la présidente du FN a comparé Emmanuel Macron à l’ancien président du conseil italien Matteo Renzi. « Un référendum et quatre ans plus tard, nos alliés de la Ligue sont aux portes du pouvoir. Signe annonciateur, nous assistons à la chute du Macron italien ».

16h05 : « Nous ne voulons pas opposer le salarié à l’entreprise »

Le Pen : « Nous ne voulons pas opposer le salarié à l’entreprise »
01:14

« Même si certains points méritent d’évoluer, nous ne croyons pas qu’une nouvelle précarisation de l’emploi salarié, tel qu’il ressort de la loi Travail, soit une solution acceptable » a-t-elle expliqué. « Nous ne voulons pas opposer le salarié à l’entreprise. La précarisation du travail, que l’on présente sous le vocable moderne de ‘mobilité’, procède de l’esprit nomade. »

« Elle éloigne affectivement le salarié de l’entreprise » juge-t-elle. « Pour nous, une loi Travail c’est d’abord une loi contre le dumping social (…) mais aussi une loi sur l’innovation et la recherche. »

16H : « L'Assemblée nationale est devenue une caricature » estime Marine Le Pen

"L'Assemblée nationale est devenue une caricature" estime Marine Le Pen
00:43

À la tribune du congrès, la députée frontiste s’est livrée à une violente charge contre l’Assemblée nationale devenue selon elle, « une caricature ». L’une de ses propositions consiste à revenir au suffrage universel à la proportionnelle. Elle a ensuite fustigé « la vision sacrement autoritaire » du Président Macron à l’égard du Parlement, représentée par sa volonté de limiter le droit d’amendement.

15h54 : Marine Le Pen critique « la tyrannie de la conformité »

Marine Le Pen critique « la tyrannie de la conformité »
01:16

« Le ‘politiquement correct’ force à adhérer à la tyrannie de la conformité » critique-t-elle. « Les mots sont tabous. Les vérités, même objectives sont censurées comme les atrocités de Daesh, qui nous conduisent aujourd’hui en correctionnelle, Gilbert Collard et moi-même. »

« Le gouvernement nous propose un projet de loi sur les fake news, avec un contrôle de la parole publique en période électorale et une tentative de prise de contrôle d’internet » juge Marine Le Pen, critiquant une « mesure liberticide ».

15H50 : Numérique: « La France est une colonie dont on pille les matières premières »

Numérique: « La France est une colonie dont on pille les matières premières »
03:27

« Pourquoi n’existe-t-il pas un Google français ou européen ? » s’est interrogée Marine Le Pen qui déplore la situation française, qui selon elle, se trouve dans « la situation d’une colonie dont on pille les matières premières ». « Pourquoi un continent comme l’Europe est-il dépendant de logiciels américains et bientôt chinois, qui captent et espionnent nos activités économiques et personnelles ? ».

Raison pour laquelle, la présidente du FN demande que la souveraineté numérique soit « une grande cause nationale » avec comme mesure immédiate : « Mieux informer les utilisateurs français sur la récupération de leurs données, la création d’un code numérique européen, « l’obligation de stoker les données personnelles en France avec interdiction de les transférer », « développer des logiciels libres dans les administrations » ou encore « la création d’une agence européenne qui développerait des « champions français et européen, du numérique, de la robotique ou de l’intelligence artificielle ».

15h47 : « Les revenants de Daesh, nous n’en voulons pas »

« Les revenants de Daesh, nous n’en voulons pas » prévient Le Pen
02:00

« S’agissant des revenants de Daesh, nous n’en voulons pas » martèle la patronne du FN sous les applaudissements. « Ni eux, qui sont des monstres. Ni leurs femmes, qui sont les complices de leurs atrocités. Pour nous, ils devraient déjà être déchus de leur nationalité française, puisqu’ils ont acquis  celle de l’État islamique et qu’ils sont donc éligibles à la déchéance légale de nationalité. »

« Qu’ils soient jugés là-bas et qu’ils répondent devant leurs malheureuses victimes encore vivantes des crimes contre l’humanité qu’ils ont commis » explique-t-elle. « S’ils devaient revenir en France, ils devraient être, sans aucune exception, incarcérés immédiatement et condamnés à des peines pouvant aller jusqu’à la perpétuité réelle. Ils doivent savoir que ce n’est pas une bonne idée de revenir en France. »

« S’il s’avérait que ces barbares perpétuent un crime en France ou sur un Français, du fait du laxisme du gouvernement à leur égard, nous tiendrons Monsieur Macron et son ministre de l’Intérieur pour politiquement responsables de ces crimes » tranche-t-elle.

15h42 : « En France on serre la main des femmes »

Marine Le Pen: « En France, on serre la main des femmes »
02:13

La présidente du FN a reçu des applaudissements nourris lorsqu’elle a défendu sa définition de la laïcité. « La protection des Français, c’est aussi la protection de  leur identité. En France, sauf les ecclésiastiques, on ne s’habille pas en tenue religieuse dans les villes. On ne s’habille pas tout habillé dans les piscines publiques. En France, on peut croire ou ne pas croire , on choisit la religion qu’on embrasse et on peut en changer. En France, les femmes s’habillent comme elles veulent sans être importunées (…) En France quand on est étranger et délinquant, on doit reprendre l’avion (….) En France, on serre la main des femmes ».

15h36 : « Nous devons stopper le déclassement programmé des classes moyennes » affirme Le Pen

« Nous devons stopper le déclassement programmé des classes moyennes » affirme Le Pen
02:28

« Nous devons stopper le déclassement programmé des classes moyennes, qui voient leur pouvoir d’achat s’éroder, sous les hausses d’impôts et les prélèvements » lance Marine Le Pen. « Le déclassement généralisé, qui fait que les seuls qui pensent encore que leurs enfants auront une vie meilleure qu’eux-mêmes sont les migrants. »

« Nous sommes les défenseurs des ouvriers, des employés, des malheureux agriculteurs sacrifiés sur l’autel du libre-échangisme et de la concurrence déloyale. Nous sommes les défenseurs des plus humbles » martèle la patronne du FN.

« Nous sommes les défenseurs, et objectivement les derniers de la République française (…) vidée de son contenu et qui est de moins en moins indivisible, de moins en moins laïque, de moins en moins démocratique, de moins en moins sociale » assure-t-elle.

15h32 : « Nous ne nions pas la mondialisation. Nous voulons l’affronter » lance Le Pen

Marine Le Pen: "Nous préférons le nous au je"
01:43

 « Nous ne nions pas la mondialisation. Nous voulons l’affronter, groupés au sein de la Nation pour faire en sorte que la France puisse en tirer bénéfice » promet-elle. « Nous n’entendons pas subir le futur mais le préparer et y trouver les voies de la grandeur pour la France. »

« Nous pensons, à l’inverse de Monsieur Macron, que le pire serait de laisser faire. De laisser les lois du marché tout régir, au risque de voir nos libertés devenir aussi virtuelles que leur monde. Il nous revient d’inventer les nouvelles régulations. Nous croyons à la France durable » martèle-t-elle. « Nous préférons le ‘nous’ au ‘je’ et croyons que l’être est préférable à l’avoir. »

15H20 : Marine Le Pen pointe les dangers de l’insécurité « culturelle et numérique »

Marine Le Pen pointe les dangers de l’insécurité « culturelle et numérique »
01:52

Le projet de loi pénitentiaire, actuellement en préparation, est résumé, par Marine Le Pen, de la manière suivante : « Libérer les délinquants dans nos villes et nos campagnes au motif fallacieux de la surpopulation carcérale ». L’insécurité est, selon elle, également culturelle, « avec la submersion de notre pays par de grandes migrations totalement incontrôlées qui crée chez nous des zones de non-droits ». « Les belles âmes pensaient que la plupart migraient chez nous pour profiter de notre liberté, en réalité, ils amenaient leurs interdits » a-t-elle dénoncé en faisant référence à la laïcité qu’elle estime menacée. Enfin, Marine Le Pen a évoqué « l’insécurité numérique » représentée par la GAFA qui « stockent nos données personnelles ».

15h15 : Le Pen s’en prend aux « soixante-huitards bedonnants et grisonnants »

Le Pen s’en prend aux « soixante-huitards bedonnants et grisonnants »
01:34

Au cours de son discours, Marine Le Pen a annoncé sa volonté d’en finir avec Mai 68 et pointe du doigt une « société immature, une société qui ignore que l’on devient  adulte lorsque l’on fait l’apprentissage des limites » souligne-t-elle. « Il n’y a pas de société sans limites. »

« Cinquante ans après, les soixante-huitards bedonnants et grisonnants connaissent leur apothéose, avec la société hédoniste que promet le mondialisme » critique-t-elle. « Eux qui avaient faussement mais sciemment confondu l’autorité et la domination (…) peuvent jouir d’une société sans entraves. Une société dans laquelle  l’individu absolu ne connaît qu’une règle de vie : vivre pour soi. Avec comme dommage collatéral, le mépris de l’autre » tranche Marine Le Pen. Pas étonnant que Monsieur Cohn-Bendit se soit reconnu dans le projet de Monsieur Macron et l’ait rejoint. Il n’y a pas de société sans principes. »

« Le 28 avril, nous ferons à Paris un colloque, sur le thème : 50 ans après, en finir avec Mai 68, car cela fait partie de notre projet » tranche-t-elle.

15h07 : « Marine Le Pen réinvente « la lutte éternelle des nomades contre les sédentaires 

« Marine Le Pen réinvente « la lutte éternelle des nomades contre les sédentaires »
06:11

Marine Le Pen a, pendant 5 minutes, développé le clivage « nomadistes » contre « nationaux ». « Ceux pour qui la Nation est un obstacle et ceux pour qui elle est un joyau ». « La version moderne de lutte éternelle des nomades contre les sédentaires ». « Un face-à-face que l’on trouve en France mais aussi en Europe » a-t-elle considéré. La présidente du Front National en a aussi profité pour attaquer Emmanuel Macron et la République en Marche. « Être un marcheur, c’est être un nomade, comme les migrants et les expatriés fiscaux ».

15h : « Les derniers mètres qui conduisent à la citadelle seront les plus durs » affirme Le Pen

« Les derniers mètres qui conduisent à la citadelle seront les plus durs » affirme Le Pen
04:10

Marine Le Pen a commencé son discours en évoquant une « grande rénovation » qu’elle entame. « Celle d’un mouvement né d’une folle espérance en 1972, à un mouvement couvert de balafres, en quête d’un second souffle » explique-t-elle.

« Nous avons fait du chemin. Et le parti qui était tombé à 10,5% à la présidentielle et 4,5% aux législatives, il y a 10 ans, s’est redressé, s’est implanté et a essaimé » insiste la présidente du FN. « À l’heure où vous me faites l’honneur de me reconduire dans une nouvelle mandature, croyez que j’en mesure la charge et je vous en remercie. »

« Notre engagement de porter le parti au pouvoir est intact » poursuit-elle. « Nous savons combien le chemin est pentu et nous le mesurons tous les jours. Semé d’embûches, glissées sous nos pas par un système prêt à tout pour se maintenir au pouvoir. Nous savons que les derniers mètres qui conduisent à la citadelle seront les plus durs » remarque la députée.

« Nous savons, nous à qui on ne pardonne rien, que malgré les vicissitudes du combat, malgré les injustes procès, malgré les persécutions incessantes, malgré cette guerre psychologique visant à nous démotiver, nous avançons sur la bonne voie, sur celle de l’honneur et du devoir, de la vérité et de la victoire » affirme-t-elle.

« Un nouveau monde se dresse devant nous. Il nous place face à de nombreux défis. Un défi démographique avec de grandes migrations mondiales qui, si elles se poursuivent à ce rythme, annonce la submersion de notre continent et de notre pays et donc  à terme leurs disparitions » explique-t-elle. « Un défi technologique qui nous expose à l’asservissement si nous ne savons pas le réguler (…) Ce qui est en jeu (…) c’est notre pays, c’est le risque de le voir sortir de l’Histoire. »

14H50: « Steve Bannon est venu apporter une contribution précieuse »

« Steve Bannon est venu apporter une contribution précieuse » selon Nicolas Bay
03:15

Le vice-président du FN, Nicolas Bay s’est félicité de la venue samedi, au congrès de refondation du FN, de Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump. « Steve Bannon est venu apporter une contribution précieuse, de quelqu’un qui a été l’instigateur et même l’organisateur de la victoire de Donald Trump à la présidentielle.  Il vient nous apporter son expérience ». Nicolas Bay qualifie la campagne de Donald Trump « de défense de l’identité américaine contre l’immigration clandestine ». « Les protections économiques que Donald Trump met en œuvre, on serait bien inspiré de les imiter dans notre pays » a-t-il jugé avant de préciser qu’avec Steve Bannon, le FN n’est pas d’accord sur tout. « En particulier sur la politique internationale, on  a des divergences avec lui ».

14h40 : « Il y a l’arrivée de tout une nouvelle génération au FN » souligne Sébastien Chenu

"Sébastien Chenu souligne "l'arrivée d'une nouvelle génération au FN"
01:26

Le « parlement » du Front national a été renouvelé, ce samedi, par les militants. Petite surprise, Bruno Gollnisch, proche de Jean-Marie Le Pen, se maintient dans le top 10. « C’est probablement le plus ancien du mouvement » souligne Sébastien Chenu, porte-parole du parti. « Il a servi le mouvement et les militants gardent une certaine affection. »

Mais le député pointe aussi du doigt les nouvelles têtes et l’entrée dans le ‘top 5’, de Nicolas Bay, vice-président du parti. « Il y aussi l’arrivée de tout une nouvelle génération,  une ‘génération Marine Le Pen’ » se réjouit Sébastien Chenu. « Nous avons des gens jeunes qui ont fait leurs preuves, des gens qui demain sauront gouverner la France. »

Suivez le discours de la présidente du Front national, suivi des analyses en plateau sur Public Sénat et LCP-AN.

Marine Le Pen : "Je vous propose que le FN devienne le Rassemblement National"
02:08

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