Nouvelle-Calédonie: arrivée d’un nouveau haut-commissaire
Laurent Prévost a pris lundi à Nouméa ses fonctions de haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, où il lui...

Nouvelle-Calédonie: arrivée d’un nouveau haut-commissaire

Laurent Prévost a pris lundi à Nouméa ses fonctions de haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, où il lui...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Laurent Prévost a pris lundi à Nouméa ses fonctions de haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, où il lui incombera notamment de veiller à l'organisation d'un second référendum sur l'indépendance en 2020, après celui de novembre dernier.

Aux côtés du président du gouvernement de cet archipel très autonome et de dirigeants institutionnels, le haut-fonctionnaire a déposé une gerbe au Monument aux morts de la capitale.

L'un des points saillants de la mission de M. Prévost sera d'organiser un deuxième référendum sur l'indépendance, en vertu du processus de décolonisation de l'accord de Nouméa (1998), après un premier scrutin le 4 novembre 2018. Le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la République l'avait alors emporté avec 56,7% des voix.

"Tout l'enjeu, pour les équipes qui m'entourent et pour moi même, est que l'on puisse préparer la deuxième consultation dans d'aussi bonnes conditions et avec le même état d'esprit" que la première, a déclaré le haut-commissaire.

Alors que des tensions, voire des incidents, avaient été redoutés avant le vote du 4 novembre, celui-ci s'était déroulé dans le calme, avec une mobilisation record de 81%.

Laurent Prévost a indiqué qu'il allait s'entretenir avec l'ensemble des acteurs politiques, économiques, culturels et coutumiers de l'île "dans une posture d'écoute" et en vue du prochain comité des signataires de l'Accord de Nouméa, qui devrait se tenir autour de fin septembre à Matignon.

La fixation de la date du prochain référendum sur l'indépendance, qui suscite des divergences, devrait notamment être à l'ordre du jour. Le FLNKS (Front de Libération Nationale Kanak Socialiste, indépendantiste) souhaite que le scrutin ait lieu au deuxième semestre 2020, tandis que l'Avenir en confiance (non-indépendantiste, principal parti de droite depuis les élections provinciales de mai dernier) veut "aller au plus vite" au premier semestre.

Enarque, Laurent Prévost, 52 ans, était précédemment préfet du Val-de-Marne. Il succède à Thierry Lataste, fin connaisseur du dossier calédonien, en poste de juin 2016 à juillet 2019, qui a rejoint le Conseil d'Etat.

Partager cet article

Dans la même thématique

Nouvelle-Calédonie: arrivée d’un nouveau haut-commissaire
3min

Politique

Victoire de Glucksmann à la primaire : « Le retour d’une gauche claire, sincère, pro-européenne », se félicite Nicolas Mayer-Rossignol

Vainqueur dès le premier tour de la primaire PS/Place publique, avec 66,17 % des suffrages, Raphaël Glucksmann a été très clairement désigné candidat de la gauche sociale, dimanche soir. Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », Nicolas Mayer-Rossignol, maire PS de Rouen et soutien de Raphaël Glucksmann, a salué ce résultat.

Le

6min

Politique

Présidentielle : Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire du PS, désormais face à la difficile question du rassemblement à gauche

Avec plus de 66% des suffrages, Raphaël Glucksmann s’offre une victoire suffisamment large pour enclencher une dynamique de rassemblement au sein du PS, où sa candidature était loin de faire l’unanimité. En revanche, rassembler au-delà du pôle social-démocrate risque de s’avérer plus compliqué pour le fondateur de Place Publique.

Le

RG
4min

Politique

« Ce soir, la bataille de France commence » : après sa victoire à la primaire de la gauche, Raphaël Glucksmann assure que « rien » ne le « fera lâcher »

Après sa victoire écrasante à la primaire de la gauche sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann « mesure l’immense responsabilité que cela représente ». « Je suis aujourd’hui le candidat du Parti socialiste », soutient le leader de Place Publique, qui veut aussi être « le candidat de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française » et « le candidat qui pourra battre l’extrême droite ».

Le