Paris: Gabriel Attal delivers a speech after the defense council
French Prime Minister Gabriel Attal delivers a speech after the defense council at Elysee palace in Paris, France on May 16, 2024//01JACQUESWITT_choixlr017/Credit:Jacques Witt/SIPA/2405161403

Nouvelle-Calédonie :  face à la situation « très tendue »,  de nouveaux renforts de police sur place,  et les Présidents des Assemblées conviés à Matignon, annonce Attal

Un millier de policiers et gendarmes supplémentaires sont en train d'être déployés en Nouvelle-Calédonie, où la situation « reste très tendue », a affirmé Gabriel Attal à l'issue de la réunion d'un nouveau conseil de défense à l'Elysée. Le Premier ministre va convier Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet, ainsi que les comités de liaison parlementaire à Matignon.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« A la demande du président de la République, nous allons renforcer encore le pont aérien de rétablissement de l’ordre qui a été mis en place, pour déployer un millier d’effectifs de sécurité intérieure supplémentaires, en plus des 1.700 effectifs qui sont déjà sur place », a précisé le Premier ministre.

La situation « reste très tendue, avec des pillages, des émeutes, des incendies, des agressions qui sont évidemment insupportables et inqualifiables », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, la visioconférence qu’Emmanuel Macron avait proposée aux élus calédoniens jeudi à l’issue de cette réunion de crise, n’a pas pu se tenir, car les « différents acteurs ne souhaitant pas dialoguer les uns avec les autres pour le moment », selon l’Elysée. Le chef de l’Etat échangera « directement avec les élus », séparément, a ajouté la présidence.

Gabriel Attal a aussi indiqué qu’ « une circulaire pénale » serait publiée par le garde des Sceaux dans les prochaines heures pour « garantir les sanctions les plus lourdes contre les émeutiers et les pillards ».

Le chef du gouvernement va en outre convier à Matignon, avec le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, « dans les prochaines heures », le président du Sénat Gérard Larcher, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, ainsi que les comités de liaison parlementaires sur la Nouvelle-Calédonie pour un « échange » sur la crise. Ils seront reçus vendredi à 18h30.

« Cette crise a des conséquences économiques importantes », a relevé Gabriel Attal, qui a demandé aussi au ministre de l’Economie Bruno Le Maire de « réunir dans les prochaines heures en visioconférence le monde économique » de l’archipel » pour leur apporter le soutien nécessaire ».

( Avec AFP)

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le