Nouvelle-Calédonie : Gérard Larcher « appelle l’ensemble de la population calédonienne à la raison et au calme »

Alors que l’Etat d’urgence doit être décrété en Nouvelle-Calédonie, au lendemain d’une nuit de violences meurtrières, le président du Sénat a exprimé sa solidarité à l’égard des forces de l’ordre.
Romain David

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« Il y a déjà eu trop de morts, c’est inacceptable. » En ouverture de la traditionnelle séance de questions au gouvernement du Sénat, ce mercredi 15 mai, le président de la Haute Assemblée, Gérard Larcher, a lancé un appel au calme. « Je souhaitais appeler solennellement l’ensemble de la population calédonienne à la raison et au calme, comme viennent de le faire dans un communiqué commun les forces politiques calédoniennes, indépendantistes et non-indépendantistes. Tout embrasement supplémentaire mettrait à mal le vivre ensemble et la construction du destin commun si cher aux signataires de l’accord de Nouméa », a-t-il déclaré.

Hommage aux forces de l’ordre

Un peu plus tôt, le président de la République a annoncé que le gouvernement allait instaurer l’état d’urgence dans l’archipel, touché par des violences qui ont fait trois morts la nuit dernière, en marge de l’adoption du projet loi constitutionnelle visant à élargir le corps électoral pour les élections provinciales. Un gendarme a été gravement blessée par balle lors d’une intervention à une trentaine de kilomètres de Nouméa. Son pronostic vital est engagé.

« Je tiens à rendre un hommage particulier aux forces de l’ordre, à leur courage et à leur engagement face au déchaînement de violence auquel ils font face depuis plusieurs jours. Le nombre de blessés en témoigne », a poursuivi Gérard Larcher. « Je pense particulièrement à ce gendarme à cet instant. J’exprime également ma solidarité aux Calédoniens qui ont été victimes de ces débordements et exactions. »

Le président du Sénat a aussi tenu à adresser ses « pensées » aux personnels pénitentiaires, au lendemain de l’attaque d’un fourgon dans l’Eure, dans laquelle deux agents de l’administration pénitentiaire ont été tués. Trois autres personnes ont été grièvement blessées.

Edit à 15h48

Le gendarme de 22 ans qui avait été grièvement blessé par balle à la tête mercredi en Nouvelle-Calédonie est mort, annonce l’AFP, citant une source proche du dossier.

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