Nouvelle-Calédonie : « La priorité est au dialogue. Tous les sujets sont sur la table », assure Jean Castex
Interpellé lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, mercredi 15 décembre, le Premier ministre Jean Castex a indiqué que la consultation qui a eu lieu en Nouvelle-Calédonie dimanche dernier « ne marque pas la fin de l’histoire, mais la fin d’une étape importante de l’histoire ».

Nouvelle-Calédonie : « La priorité est au dialogue. Tous les sujets sont sur la table », assure Jean Castex

Interpellé lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, mercredi 15 décembre, le Premier ministre Jean Castex a indiqué que la consultation qui a eu lieu en Nouvelle-Calédonie dimanche dernier « ne marque pas la fin de l’histoire, mais la fin d’une étape importante de l’histoire ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Un troisième « non ». Dimanche dernier, à l’occasion du troisième et dernier référendum d’autodétermination en Nouvelle-Calédonie, marqué par une participation en baisse après l’appel au boycott des indépendantistes, le « non » l’a de nouveau emporté. Interrogé à deux reprises par les sénateurs Claude Malhuret (Les Indépendants) et François-Noël Buffet (Les Républicains) lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, sur les défis futurs de l’archipel, Jean Castex a assuré que « la consultation ne marque pas la fin de l’histoire, mais la fin d’une étape importante de l’histoire fixée par les accords de Nouméa ».

Discussion « d’un calendrier, d’un contenu et d’une méthode de travail »

Le Premier ministre a commencé par saluer un scrutin qui s’est déroulé sans accrocs, dans un « climat de sérénité », sur un « sujet extrêmement sensible et délicat. C’est à mettre à l’honneur de la République et de la Nouvelle-Calédonie ». Une situation « apaisée » qu’il considère comme essentielle pour la préparation de l’avenir. A ce propos, il précise avoir « reçu l’essentiel des acteurs de la vie politique calédonienne à Paris, fin mai, pour élaborer un processus qui s’est terminé le 1er juin dernier, et qui a permis de fixer la date du dernier référendum […]. Nous avions dit que se rouvrirait une phase de discussion non seulement institutionnelle, mais aussi sur tous les sujets thématiques, économiques et sociaux. »

>>> Lire aussi : Nouvelle-Calédonie : « Ce troisième référendum a un goût d’inachevé », note le politologue Martial Foucault

Cette phase est déjà ouverte, assure le Premier ministre. Ses services sont en lien permanent avec le président du gouvernement de Nouvelle-Calédonie, notamment sur la question « des finances publiques, extrêmement préoccupantes ». Jean Castex rappelle le déplacement, sur place, de Sébastien Lecornu, le ministre des Outre-Mer, pour « discuter d’un calendrier, d’un contenu et d’une méthode de travail. La priorité est au dialogue. Tous les sujets sont sur la table ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Rally at Place de la Republique for the release of activists from the Global Sumud Flotilla
7min

Politique

Garde à vue de Rima Hassan : comment fonctionne l’immunité parlementaire des eurodéputés ?

L’eurodéputée Rima Hassan a été placée en garde à vue jeudi. Ressortie libre dans la soirée, elle, sera jugée le 7 juillet prochain devant le tribunal correctionnel pour « apologie de terrorisme », en raison d’un post publié le 26 mars 2026 sur son compte X. La procédure a entraîné de nombreuses questions au regard de l’immunité parlementaire qui protège les députés européens.

Le

Session of questions to the government at the Senate
3min

Politique

Un nouveau projet de loi contre le séparatisme pour renforcer l’arsenal de 2021

Le gouvernement prépare un nouveau texte législatif visant à renforcer la lutte contre le séparatisme, dans la continuité de la loi adoptée en 2021. Présenté fin avril en Conseil des ministres, ce projet entend combler certaines limites identifiées par l’exécutif, notamment en matière de contrôle des structures et de protection des mineurs.

Le

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
9min

Politique

Sénatoriales : le groupe PS s’attend à une stabilité ou à un léger recul

Après les municipales, le PS espère conserver sa place de second groupe de la Haute assemblée, à l’issue des sénatoriales de septembre. « Je parie sur la stabilité », affirme Patrick Kanner, patron des sénateurs socialistes. Le sénateur du Nord n’exclut cependant pas le scénario du pire, qui serait « une perte sensible » de « 5 sièges ». Le groupe compte aujourd’hui 65 membres.

Le