Nouvelle Calédonie : « Le blocage vient du fait que certains ne veulent pas jouer le jeu de la démocratie », estime Bruno Retailleau

Au micro de Public Sénat, le président du groupe Les Républicains au Sénat soutient la mise en œuvre de l’état d’urgence, décrété quelques heures plus tôt par le président de la République. « Il faudra restaurer le dialogue, mais après que la sécurité et la tranquillité soient revenues », rappelle-t-il.
Alexis Graillot

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L’actualité est malheureusement riche d’événements tragiques. Après le meurtre de deux agents pénitentiaires au péage d’Incarville dans l’Eure, les émeutes en Nouvelle-Calédonie, faisant suite au vote du projet de loi constitutionnelle élargissant le corps électoral, a fait cette nuit, quatre morts, dont un gendarme. « Ce gendarme est mort en faisant son devoir, il a donné sa vie pour la République », rend hommage, en préambule, Bruno Retailleau.

Nouvelle Calédonie : « C’est la démocratie qui doit triompher »

Saluant la décision de recourir à l’état d’urgence en Nouvelle-Calédonie, qu’il considère comme un « outil », sans être la solution, le sénateur de la Vendée estime que le président de la République « a eu raison de tendre la main » aux parties prenantes, indépendantistes ou non.

« Maintenant ça devrait être le Congrès. C’est la démocratie qui doit triompher », juge-t-il, en référence au vote conforme de l’Assemblée nationale et du Sénat sur l’élargissement du nombre de votants sur l’archipel. « Le blocage vient du fait que certains ne veulent pas jouer le jeu de la démocratie. Plus d’1/5 des Calédoniens ne participent pas au vote. On ne peut pas faire d’élections démocratiques s’il n’y a pas une révision de ce code électoral. Il faudra aller au bout », continue-il. Au-delà de la crise démocratique, l’élu alerte sur une « crise économique et sociale », exacerbée par une « crise géopolitique », marquée par les « influences étrangères de la Chine et de l’Azerbaïdjan ».

Mort des agents pénitentiaires dans l’Eure : « Une faillite, un échec »

Invité également à réagir sur l’assassinat des agents pénitentiaires au péage d’Incarville dans l’Eure, le président du groupe LR au Sénat critique « une faillite, un échec », estimant que « les Français constatent avec beaucoup d’effarement, cet effondrement et ce délitement de l’Etat », « qui ne parvient plus seulement à faire appliquer ces lois, mais qui ne parvient même plus à protéger ceux en charge d’appliquer cette loi ». A cet égard, Bruno Retailleau s’en prend à une « politique pénale inspirée de la gauche », fondée sur une « idéologie anti-prison » et la « culture de l’excuse ». « On ne peut plus voter des rustines », tance l’élu, qui appelle à une « rupture franche, claire, nette ».

S’il dénonce un « climat inquiétant », le sénateur de la Vendée pense qu’il y a des « solutions ». « J’appelle le président de la République à changer totalement de logique. Il faut réhabiliter la sanction », défend-il, souhaitant la mise en place de « courtes peines de prison », ainsi qu’un « abaissement de la majorité pénale ».

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