« Nouvelle Seine » et « fermes bio »: Gantzer dévoile les contours de son projet
Création "d'une nouvelle Seine" ou de "fermes bio": l'ex-communicant de François Hollande et candidat aux élections municipales...

« Nouvelle Seine » et « fermes bio »: Gantzer dévoile les contours de son projet

Création "d'une nouvelle Seine" ou de "fermes bio": l'ex-communicant de François Hollande et candidat aux élections municipales...
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Création "d'une nouvelle Seine" ou de "fermes bio": l'ex-communicant de François Hollande et candidat aux élections municipales de Paris en 2020, Gaspard Gantzer, détaille son projet et son calendrier pour la suppression du périphérique, dans un document dont l'AFP a obtenu copie.

"Sa disparition est le moyen de créer un territoire où l'on amènerait Paris partout, de Pantin à Montrouge, de Saint-Ouen à Ivry-sur-Seine, de Montreuil à Boulogne-Billancourt", estime M. Gantzer, qui se présente sous l'égide de son mouvement "Parisiennes, Parisiens".

Après consultation de l'ensemble des acteurs dont les métropoles et les citoyens, le candidat veut déployer en trois phases son projet avec un "temps de préparation" de 2020 à 2023, puis un "référendum citoyen" en 2023 sur les projets, avant un réaménagement de "20% du périphérique" de 2026 à 2035 en commençant notamment par les portes.

"La destruction du périphérique c'est une nouvelle grande étape dans l'histoire de Paris", estime Gaspard Gantzer.

Avec la suppression de cet arc routier, il faudra "contourner Paris et le périphérique sur l'axe à 50 km avec une reprise de la Francilienne", mais également travailler sur l'A86, "rocade très incomplète", selon lui.

L'objectif est, entre autres, de "réduire de 75% les émissions polluantes", "la pollution sonore" et "offrir 100 à 150 hectares d'espaces verts, paysagers" notamment pour créer des "fermes bio".

L'une de ses mesures phares consiste, sur le modèle de la ville de Séoul, à créer une "nouvelle Seine" soit des tronçons, tranchées ou couloirs en contrebas, où le fleuve pourrait dévier et servir de voie de transports fluvial permettant ainsi de créer des îlots de fraîcheur.

Le coût de ce projet, qui concerne globalement 350 hectares à aménager, est selon le candidat, de "presque 2 milliards d'euros", qui seraient compensées par une cession de 100 hectares pour des projets immobiliers qui pourraient rapporter selon lui "entre 8 et 10 milliards d'euros".

La suppression de cette rocade de 35 km de long empruntée chaque jour par plus d'un million d'automobilistes, s'est progressivement imposée dans le débat des municipales.

Fin avril dans un rapport de la Mission d'information et évaluation (MIE) remis à la maire (PS) de Paris Anne Hidalgo, des élus parisiens ont recommandé, entre autres, de réduire de 70 km/h à 50 km/h la vitesse sur le périphérique parisien et d'en limiter le nombre de voies.

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