Nouvelles routes de la soie: Philippe plaide pour des projets « transparents »
Edouard Philippe a plaidé samedi pour que les projets d'infrastructures issus de l'initiative chinoise des "Nouvelles routes de...

Nouvelles routes de la soie: Philippe plaide pour des projets « transparents »

Edouard Philippe a plaidé samedi pour que les projets d'infrastructures issus de l'initiative chinoise des "Nouvelles routes de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Edouard Philippe a plaidé samedi pour que les projets d'infrastructures issus de l'initiative chinoise des "Nouvelles routes de la soie" soient "transparents" afin que des entreprises françaises "puissent y participer", lors d'une visite au port en eaux profondes de Shanghaï.

Après s'être fait présenter un terminal entièrement automatisé de ce port "impressionnant" où ont transité en 2017 750 millions de tonnes de marchandises, le Premier ministre a souligné l'"enjeu considérable pour l'Europe, pour la France, à être au coeur des routes du trafic maritime mondial".

A bord du Theodore-Roosevelt, un porte-conteneurs géant du groupe français CGA CGM, l'ancien maire du Havre est ainsi revenu sur l'initiative de Nouvelles routes de la soie (également appelée "Une ceinture, une route"), estimé à quelque 1000 milliards de dollars, et qui vise notamment à bâtir des lignes de communication routières, ferroviaires et maritimes partout dans le monde afin de faciliter les échanges avec la Chine.

"Les routes de la soie, c'est une vision d'organisation et de développement du trafic maritime. De ce point de vue, c'est évidemment un très bon projet, nous l'accompagnons", a déclaré M. Philippe.

"Mais nous souhaitons qu'il puisse être transparent, que l'ensemble des entreprises françaises qui sont intéressées, puissent y participer. Nous souhaitons aussi qu'il s'inscrive dans la logique (...) de l'Accord de Paris, c'est à dire un commerce mondial plus respectueux des enjeux de protection du climat", a-t-il poursuivi en évoquant également des enjeux de "soutenabilité financière".

Cette initiative chinoise soulève en effet la question de l'ambition politique du pays, chaque projet étant autant d'outil de soft power, définissant une vision de la mondialisation à la chinoise. L'Europe cherche encore une réponse unifiée en la matière, alors que certains pays d'Europe de l'Est, Hongrie en tête, ont signé un protocole d'accord avec la Chine.

"L'enjeu est d'avoir une position commune. Plus nous sommes unis, plus nous sommes forts (...) et plus nous sommes entendus", a exhorté M. Philippe, dont la visite est concomitante avec celle à Pékin du Vice-président de la Commission européenne Jyrki Katainen.

Plus généralement, M. Philippe a plaidé pour "rééquilibrer" les échanges avec Pékin, alors que la Chine représente le premier déficit commercial pour la France (30 milliards d'euros en 2017).

Des progrès sont attendus avec la levée imminente de l'embargo sur la viande bovine française, en vigueur depuis 2001. "J'ai très bon espoir que nous puissions avancer rapidement et dans de très bonnes conditions", a précisé M. Philippe.

La visite de M. Philippe a enfin été l'occasion de signer un accord de coopération entre le port de Marseille et celui de Shanghaï qui porte sur des échanges d'expériences et de bonnes pratiques, notamment en matière de transition énergétique, d'impact de l'économie maritime sur l'environnement ou encore de promotion de l'économie circulaire.

Partager cet article

Dans la même thématique

Nouvelles routes de la soie: Philippe plaide pour des projets « transparents »
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Nouvelles routes de la soie: Philippe plaide pour des projets « transparents »
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le