Nucléaire: LFI va organiser une votation citoyenne pour ou contre
La France insoumise va organiser du 11 au 18 mars une votation citoyenne sur le nucléaire, point d'orgue d'une campagne nationale...

Nucléaire: LFI va organiser une votation citoyenne pour ou contre

La France insoumise va organiser du 11 au 18 mars une votation citoyenne sur le nucléaire, point d'orgue d'une campagne nationale...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La France insoumise va organiser du 11 au 18 mars une votation citoyenne sur le nucléaire, point d'orgue d'une campagne nationale contre "une énergie dangereuse".

"Nous avons choisi une forme assez originale, la votation citoyenne, car c'est le moyen d'entrer en contact pas seulement avec des militants mais aussi avec la rue", a expliqué lundi Charlotte Girard, responsable du programme de LFI, lors d'une conférence de presse.

Selon elle, lors de cette semaine, qui marquera le septième anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon, des bureaux de vote seront "installés partout où nous pourrons" pour interpeller les Français sur le fait que la France continue de privilégier très largement le nucléaire dans son mix énergétique.

"La campagne reposera sur cette votation mais sera aussi l'occasion de rentrer en contact avec le réseau de lutte contre le nucléaire en France sous forme d'auditions", a précisé Charlotte Girard, évoquant une campagne "pas hors sol mais en lien avec les associations". Un comité de pilotage comprenant des membres de LFI et des associations doit d'ailleurs être installé samedi.

Outre la votation, la campagne sera l'occasion d'organiser des réunions publiques pour lui donner une dimension d'"éducation populaire". L'ancien Premier ministre japonais, Naoto Kan, en poste en 2011 et devenu depuis une voix des anti-nucléaires, est annoncé à une conférence.

Les militants du mouvement de Jean-Luc Mélenchon avaient choisi à l'automne trois sujets qu'ils souhaitaient voir transformés en campagnes nationales en 2018. Outre le nucléaire, une autre mobilisation sera lancée sur la lutte contre la pauvreté et l'augmentation des minima sociaux et des salaires et une autre sur la lutte contre la fraude fiscale.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Hossegor, histoires d’utopistes » de Guillaume Estivie
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Hossegor, une cité balnéaire façonnée au fil des utopies

Voici 100 ans que l’histoire de la côte basque s’écrit, traversée par de multiples révolutions… culturelle, architecturale, ou encore sportive. Une communion entre les Hommes et la nature qui a permis à un petit quartier de la commune de Soorts de s’émanciper pour devenir la célèbre station balnéaire d’Hossegor, dans le département des Landes. Mais qui sont les écrivains qui décident de s’installer au bord du lac marin à l’aube du XXe siècle ? Quel héritage reste-t-il de ces amoureux de la côte basque ? "Hossegor, histoires d’utopistes", un documentaire de Guillaume Estivie à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Lecornu marché ok
11min

Politique

« Il veut être le dauphin d’Emmanuel Macron » : la stratégie de Sébastien Lecornu interroge de plus en plus dans le camp présidentiel, en vue de 2027

Entre le projet de loi agricole ou la fin de vie, les sujets de tensions entre le premier ministre et les députés Renaissance s’accumulent, avec le sentiment qu’il cherche plus à parler aux LR. Certains y voient une volonté de jouer sa carte et de préparer le terrain à une éventuelle candidature à la présidentielle, si personne « ne plie le match » dans le bloc central. « Tout peut se passer », selon le député proche du chef de l’Etat, Marc Ferracci, qui n’exclut pas que l’hypothèse Lecornu puisse prendre forme.

Le

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le