Nuñez: le retour de l’état d’urgence n’est « pas à l’ordre du jour »
La question d'un retour à l'état d'urgence, après la flambée de violences samedi à Paris lors de la manifestation des "gilets...

Nuñez: le retour de l’état d’urgence n’est « pas à l’ordre du jour »

La question d'un retour à l'état d'urgence, après la flambée de violences samedi à Paris lors de la manifestation des "gilets...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La question d'un retour à l'état d'urgence, après la flambée de violences samedi à Paris lors de la manifestation des "gilets jaunes", n'est "pas à l'ordre du jour", a assuré lundi le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nuñez.

Le rétablissement de l'état d'urgence, que le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner ne semblait pas exclure samedi, "est une option parmi d'autres, mais la question pour l'instant n'est pas à l'ordre du jour, on examine l'ensemble des mesures", a dit M. Nuñez, interrogé sur RTL.

Préconisé par plusieurs syndicats policiers, son rétablissement n'est pas "un tabou", avait déclaré samedi Christophe Castaner. La garde des Sceaux Nicole Belloubet avait elle estimé dimanche qu'il y avait d'autres "solutions".

Ce régime d'exception avait notamment été mis en place après les attentats terroristes de Paris de 2015, mais aussi après les émeutes de novembre 2005 dans les banlieues.

Il a pris fin le 30 octobre 2017 avec la promulgation de la loi sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme (Silt) qui a intégré dans le droit commun des dispositions de l'état d'urgence.

Interrogé sur l'opportunité d'interdire une prochaine manifestation, alors que circulent déjà plusieurs appels à une nouvelle mobilisation de "gilets jaunes" samedi à Paris, Laurent Nuñez a souligné que, si "les conditions juridiques de l'interdiction sont réunies", "il faut être en mesure de pouvoir la faire appliquer, puisqu'on a des gens déterminés qui viendront de toutes les façons".

Le secrétaire d'Etat a également estimé qu'il y avait "manifestement une volonté de tuer" chez les auteurs des violences et dégradations samedi, rappelant les images d'un CRS échappant de peu à "lynchage".

"Quand on voit le type de projectiles qui ont été balancés sur nos effectifs (...) on ne peut que dire qu'effectivement il y avait manifestement une intention de tuer, pas seulement de faire du mal", a-t-il dit.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le