Offensive de Macron sur l’immigration : « Attention sur ces débats », réplique Le Foll
L’ancien porte-parole du gouvernement sous François Hollande a sévèrement critiqué l’offensive d’Emmanuel Macron sur le terrain de l’immigration. Alors que le chef de l’État prétend répondre aux inquiétudes des classes populaires, Stéphane Le Foll a répliqué en mentionnant les allègements fiscaux en direction des plus fortunés.

Offensive de Macron sur l’immigration : « Attention sur ces débats », réplique Le Foll

L’ancien porte-parole du gouvernement sous François Hollande a sévèrement critiqué l’offensive d’Emmanuel Macron sur le terrain de l’immigration. Alors que le chef de l’État prétend répondre aux inquiétudes des classes populaires, Stéphane Le Foll a répliqué en mentionnant les allègements fiscaux en direction des plus fortunés.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La petite phrase d’Emmanuel Macron sur l’immigration continue de faire débat. « La question est de savoir si nous voulons être un parti bourgeois ou pas. Les bourgeois n'ont pas de problème avec cela : ils ne la croisent pas. Les classes populaires vivent avec », a déclaré lundi le chef de l’État face aux parlementaires de sa majorité. Cette dichotomie n’a pas manqué de faire réagir l’ancien ministre socialiste Stéphane Le Foll, sur Public Sénat. « Je suis très surpris que ce soit sur la question de l'immigration qu'Emmanuel Macron s’aperçoive qu'il y a une différence entre les bourgeois et les classes populaires. Pour l'ISF, il n'y avait pas de problème ! »

« Attention sur ces débats », prévient le maire du Mans, qui accuse son ancien collègue au gouvernement d’installer un match avec Marine Le Pen sur cette thématique. « On a des obligations, on a un devoir d’accueil et d’asile et on a un devoir de maîtrise de l’immigration, et tous ceux qui diraient autre chose mentiraient aux Français […] Ce qui me pose problème, c’est d’en faire un objet politique de rentrée. »

L’élu sarthois reproche en parallèle à l’exécutif de manquer de « cohérence », un an seulement après la promulgation de la loi « pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie ». « On remet en cause le débat qu’il y a eu avec la loi Collomb », a reproché Stéphane Le Foll.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Election night with Sarah Knafo
5min

Politique

Vote pour Sarah Knafo à Paris : « C’est le cœur électoral de François Fillon »

Avec 10,4 % des voix obtenues ce dimanche, Sarah Knafo pouvait se maintenir au second tour des élections municipales dans la capitale, un choix qu’elle n’a finalement pas fait. Ce score élevé pour une liste d’extrême-droite, habituellement faible à Paris, provient essentiellement de l’électorat de droite, « conservateur socialement » et « libéral économiquement ».

Le

Offensive de Macron sur l’immigration : « Attention sur ces débats », réplique Le Foll
3min

Politique

À Marseille, la LR Martine Vassal se maintient au second tour : « Mon programme est le seul réaliste et réalisable »

Malgré le risque RN dans la cité phocéenne, la candidate LR Martine Vassal, arrivée en troisième position dimanche, a choisi de se maintenir pour le second tour. Au micro de Public Sénat, elle estime que le désistement de l’insoumis Sébastien Delogu fait du maire PS sortant, Benoît Payan, « le représentant de l’extrême gauche ».

Le

Paris : Sarah Knafo – Meeting au Dome de Paris
2min

Politique

Municipales à Paris : Sarah Knafo se retire "pour Paris"

À quelques heures de la clôture du dépôt des listes pour le second tour, la droite parisienne se resserre. Après avoir tendu la main à Rachida Dati, Sarah Knafo retire sa liste, tandis que Pierre-Yves Bournazel se désiste à son tour, consolidant une dynamique d’union face à la gauche.

Le

Tulle: Francois Hollande Centenary of the end of the First World War
4min

Politique

« Nous avons raison » : Bernard Combes, maire de Tulle et proche de François Hollande, assume de fusionner sa liste avec des membres de LFI pour les municipales

Dans la préfecture de Corrèze, la liste du maire ex-PS, Bernard Combes, fusionne avec celle de Nicolas Marlin, qui compte quelques membres de LFI. Cet ancien conseiller de François Hollande à l’Elysée vient ainsi contredire la ligne de refus de tout accord avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, portée par l’ex-Président. « Il s’agit d’une liste conduite par un binôme PCF/EELV, issue de sa majorité », minimise l’entourage de François Hollande.

Le