Offre d’alliance de Bayrou à Macron: les réactions politiques
Réactions politiques mercredi après que François Bayrou (MoDem) a annoncé renoncer à briguer l'Élysée et fait une offre d...

Offre d’alliance de Bayrou à Macron: les réactions politiques

Réactions politiques mercredi après que François Bayrou (MoDem) a annoncé renoncer à briguer l'Élysée et fait une offre d...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Réactions politiques mercredi après que François Bayrou (MoDem) a annoncé renoncer à briguer l'Élysée et fait une offre d'alliance à Emmanuel Macron (En Marche!) qui l'a acceptée:

Marine Le Pen, présidente du Front national: "Ca va ouvrir les yeux des Français, les grandes déclarations type +on ne fera plus de politique comme avant+, elles viennent de s'effondrer. Il y a derrière une bonne vieille négociation aux législatives, c'est le retour de la vieille politique, des bonnes vieilles manœuvres d'appareil. Ce que (Bayrou) disait de Macron était frappé au coin du bon sens, notamment lorsqu'il dénonçait les grands intérêts financiers qui sont les soutiens de M. Macron, ceux pour lesquels M. Macron se bat et se présente à la présidentielle, qui sont incompatibles avec l'impartialité". (à TF1)

Bernard Accoyer, secrétaire général Les Républicains: "Après avoir favorisé l’élection de François Hollande en 2012, c’est tout naturellement que François Bayrou rejoint à présent l’héritier parricide du pire président de la Ve République, le candidat de la gauche Emmanuel Macron. A défaut de partager une même vision pour la France, Emmanuel Macron et François Bayrou sont liés par une même conception de la politique : absence de projet, absence de conviction, reniements à répétition..." (communiqué)

Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem: "Je pense que la conviction intime de François Bayrou depuis longtemps (...) c’était que des rassemblements sont justifiés dans ces périodes difficiles, que le chacun pour soi est quelque chose qu’il ne faut pas faire. (...) C'est un moment historique. On a deux partis qui cannibalisent la vie politique française depuis maintenant 40 ans (…) avec le succès qu’on voit (...) Il faut que ça change, il faut tourner la page, offrir une voie nouvelle."(à BFMTV)

Réactions politiques mercredi après que François Bayrou (MoDem) a annoncé renoncer à briguer l'Élysée et fait une offre d'alliance à Emmanuel Macron (En Marche!) qui l'a acceptée:

- Florian Philippot, vice-président du Front national: "Bayrou soutenait Hollande en 2012. Logiquement il soutient son ministre et héritier en 2017" (Twitter)

- Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste: "Bayrou estimait que Emmanuel Macron était soit un hologramme, soit un homme sous l'influence de l'argent et il le rejoint? Cherchez l'erreur!" (Twitter)

- Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat: "Après avoir qualifié Emmanuel Macron de +principal artisan de l'échec économique de François Hollande+, après l'avoir qualifié de +candidat des forces de l'argent+ et après avoir soutenu François Hollande en 2012, François Bayrou souhaite s’allier à Emmanuel Macron. C'est un nouveau coup dur pour Emmanuel Macron. Entre François de Rugy, Alain Minc et François Bayrou, l'heure est au +gloubi boulga+ chez Emmanuel Macron." (communiqué)

- Luc Chatel, député (LR) de Haute-Marne: "Je crois que personne n'est dupe, il y a principe de réalité chez François Bayrou, comme il s'est appliqué à François Hollande il y quelques semaines. Il n'a pas d'électeur, il n'a pas de soutien, il n'a pas de projet. C'est un aveu, un constat d'échec." (sur BFMTV)

- Gérard Collomb, sénateur-maire (PS) de Lyon, soutien d'Emmanuel Macron: "Pour la première fois dans l'histoire de la Ve République, les progressistes sont en mesure de se rassembler pour faire gagner la France" (Twitter)

- Christophe Castaner, député (PS) des Alpes-de-Haute-Provence, soutien d'Emmanuel Macron: "On voit un geste très honorable, très fort, très puissant. Les conditions de fond énoncées par François Bayrou, Emmanuel s'y retrouve totalement. Je voudrais saluer l'homme de combat, l'homme qui voulait rassembler le centre, l'homme qui a toujours été le pilier du combat contre le Front national." (sur BFMTV)

- François de Rugy, député écologiste de Loire-Atlantique, soutien d'Emmanuel Macron: "Je salue le sens des reponsabilités et le geste politique fort et courageux de @bayrou: le rassemblement est nécessaire et va se poursuivre" (Twitter)

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: MEDEF, La REF Numerique 2024
3min

Politique

[Info Public Sénat] Christine Lavarde désignée rapporteure générale du budget par le groupe LR du Sénat

La sénatrice LR des Hauts-de-Seine, Christine Lavarde, remporte le scrutin interne au groupe LR pour le poste de rapporteur du budget. Le premier vice-président LR désigné est Roger Karoutchi, qui a déjà occupé le poste. Laurence Garnier, une proche de Bruno Retailleau, remporte l’autre vice-présidence LR. Côté PS, c’est Thierry Cozic qui sera le nouveau président de la commission des finances.

Le

FRANCE – BLOCUS DES LYCEES PARISIENS
7min

Politique

Nouvelle loi « casseurs-payeurs » : un effet d'annonce ou un nouveau régime juridique de responsabilité civile ?

En réponse aux violences et dégradations commises en marge du blocus lycéen, le gouvernement a décidé d'accélérer le calendrier d'examen au Sénat d'un texte visant à décliner le principe « tu casses, tu payes ». Un principe qui s'appliquerait même aux participants à une manifestation qui n'auraient pas commis eux-mêmes les dégradations. Un avis récent du Conseil d'État a encadré juridiquement le projet de loi afin d'éviter une censure du Conseil constitutionnel.

Le

Offre d’alliance de Bayrou à Macron: les réactions politiques
2min

Politique

Blocage des lycées : « La réponse à la mobilisation lycéenne ne peut pas être uniquement la répression », martèle Éric Coquerel

Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », Éric Coquerel, député La France insoumise et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, est revenu sur la mobilisation des lycéens et les blocages qui se poursuivent. Il appelle le gouvernement à privilégier le dialogue plutôt que la répression.

Le

Offre d’alliance de Bayrou à Macron: les réactions politiques
4min

Politique

« D’ici 2050, on aura peut-être des guerres de l’eau », alerte ce chercheur

L’eau est l’un des sujets de préoccupation majeurs des années à venir. Disponibilité de la ressource, partage des usages... Si la France bénéficie encore d’un régime de précipitations relativement abondant, le dérèglement climatique a largement perturbé les cycles de l’eau. Comment assurer un accès à la ressource pour tous ? La raréfaction de l’eau va-t-elle entraîner une baisse de sa qualité ? Dans la nouvelle émission de prospective de Public Sénat, Agenda 2050, Marie Drucker et ses invités esquissent des pistes pour éviter que l’eau ne vienne à manquer.

Le