Olivia Grégoire : « La liste des commerces autorisés à ouvrir est amenée à évoluer »
Invitée de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », la secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable (ESS), a défendu la nouvelle doctrine du gouvernement face au risque « d’explosion » du variant britannique du covid-19. Sur le volet économique, de nouvelles annonces pourraient intervenir « jeudi ».

Olivia Grégoire : « La liste des commerces autorisés à ouvrir est amenée à évoluer »

Invitée de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », la secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable (ESS), a défendu la nouvelle doctrine du gouvernement face au risque « d’explosion » du variant britannique du covid-19. Sur le volet économique, de nouvelles annonces pourraient intervenir « jeudi ».
Public Sénat

Par Pierre Maurer

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Dedans avec les miens, dehors en citoyen ». Voilà le nouveau slogan du gouvernement dévoilé lundi soir que s’est chargée de défendre ce mardi matin Olivia Grégoire sur le plateau de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous ». La secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable (ESS) a dit sa lassitude, et même sa colère, face aux critiques permanentes des oppositions quant à la gestion sanitaire de l’exécutif. « Quand j’entends dire qu’Emmanuel Macron a raté son pari, ça me met en colère, ce n’est pas un jeu ! Qu’on s’adapte en permanence, je l’assume », s’est-elle agacée.

Ce nouveau slogan, qu’elle juge « assez simple » à comprendre face à la complexité des annonces de jeudi dernier doit, selon elle, participer à la « troisième voie » que tente de se frayer l’exécutif sur une difficile ligne de crête. « L’autre truc très simple, c’est de dire ‘on laisse tout ouvert ou tout fermé’. Le gouvernement doit composer une troisième voie entre le tout ou rien. Beaucoup ont beau jeu de critiquer. C’est un crève-cœur de tous les jours, ces arbitrages. L’option facile, c’était de tout fermer. L’option plus complexe, c’est celle qu’on a prise et que certains moquent », a-t-elle rétorqué.

Même Édouard Philippe, ancien premier ministre et maire du Havre, qui se pose désormais en recours pour la présidentielle en cas d’empêchement d’Emmanuel Macron, a évoqué une « mauvaise surprise » à l’annonce des mesures plus strictes en Normandie. Réponse d’Olivia Grégoire : « Il sait que ce variant tape beaucoup plus vite et beaucoup plus fort. Freiner sans enfermer : pour éviter que les contaminations explosent, dues aux nouveaux variants », a-t-elle martelé.

Sur le volet économique, elle a par ailleurs promis que « la liste des commerces autorisés à ouvrir va évoluer. Nous réfléchissons au sujet des fonds de commerce, de la polyactivité. Nous sommes en adaptation permanente », a-t-elle insisté. Jeudi prochain, « de nouvelles annonces éventuelles » de la part des ministres Bruno Le Maire et Alain Griset « sont à attendre », notamment sur les sujets « des aides aux entreprises et de la liste des commerces autorisés à ouvrir. »

Olivia Grégoire : "De nouvelles annonces éventuelles de la part des Ministres sont à attendre jeudi"
01:18

Partager cet article

Dans la même thématique

Olivia Grégoire : « La liste des commerces autorisés à ouvrir est amenée à évoluer »
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le

Olivia Grégoire : « La liste des commerces autorisés à ouvrir est amenée à évoluer »
3min

Politique

« Méthode détestable », « colère » : l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France tend les élus

Alors que le gouvernement a prévu de ponctionner 1,8 milliard d’euros du budget des départements dans le projet de loi de finances pour 2027, l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France a fortement déplu. Le Premier ministre a néanmoins invité les départements à le rencontrer le 16 novembre à Matignon, un report qui va « exacerber les tensions », a prévenu le président (centriste) des Départements de France, François Sauvadet. Une grande partie des élus ont quitté la salle quand la ministre des Collectivités s’est exprimée.

Le