« On a l’impression qu’Emmanuel Macron est le garde du corps de Monsieur Benalla » déclare Jean-Yves Leconte
Le sénateur (PS) Jean-Yves Leconte, membre de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla, réagit à l’appel d’Emmanuel Macron à Gérard Larcher. Le président de la République  se serait plaint de la commission d’enquête.

« On a l’impression qu’Emmanuel Macron est le garde du corps de Monsieur Benalla » déclare Jean-Yves Leconte

Le sénateur (PS) Jean-Yves Leconte, membre de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla, réagit à l’appel d’Emmanuel Macron à Gérard Larcher. Le président de la République  se serait plaint de la commission d’enquête.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La veille de la reprise des auditions de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla, le président de la République a téléphoné au président du Sénat pour lui rappeler que l’équilibre des institutions devait être garanti.  

Au micro de Public Sénat, Jean-Yves Leconte, sénateur (PS) représentant les Français hors de France et  membre de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla réagit : « Depuis deux jours, on a l’impression qu’Emmanuel Macron est le garde du corps de Monsieur Benalla (…) On a l’impression finalement qu’il voudrait mettre un périmètre de sécurité autour de l’Elysée. C’est bien juste le sujet de cette commission d’enquête que d’évaluer comment aujourd’hui le pouvoir exécutif fonctionne, les responsabilités de chacun et si bien entendu il n’y a pas une prééminence de la présidence de la République sur l’ensemble du pouvoir exécutif, qui fait qu’en fait, personne ne lui résiste. »

Et de poursuivre : « Ce que je constate c’est que si le président de la République téléphone au président du Sénat pour lui dire « Ecoutez ce qu’il se passe à l’intérieur de votre institution, ce n’est pas très correct », il y a une espèce de confusion. Est-ce que cela veut dire que c’est un pas de plus dans le non-respect du Parlement ? Est-ce que c’est finalement le fait de refuser au Parlement des pouvoirs de contrôle sur l’exécutif ? Est-ce qu’on est à la veille d’une démocratie illibérale en France ? »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le

Taxi de Cannes le carburant a plus de 2 euros le litre
7min

Politique

Prix du carburant : avec les aides ciblés, le gouvernement acte la fin du quoi qu’il en coûte

Le plan d’aides aux entreprises de 70 millions pour face à la hausse des prix des carburants, annoncé par le gouvernement vendredi ne satisfait ni les agriculteurs, ni les transporteurs, ni les pêcheurs concernés. 5 ans après le quoi qu’il en coûte de la crise Covid et trois ans après le bouclier tarifaire de la guerre en Ukraine, le gouvernement a-t-il les moyens de faire autrement qu’avoir recours à des aides ciblées ?

Le