« On a l’impression qu’Emmanuel Macron est le garde du corps de Monsieur Benalla » déclare Jean-Yves Leconte
Le sénateur (PS) Jean-Yves Leconte, membre de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla, réagit à l’appel d’Emmanuel Macron à Gérard Larcher. Le président de la République  se serait plaint de la commission d’enquête.

« On a l’impression qu’Emmanuel Macron est le garde du corps de Monsieur Benalla » déclare Jean-Yves Leconte

Le sénateur (PS) Jean-Yves Leconte, membre de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla, réagit à l’appel d’Emmanuel Macron à Gérard Larcher. Le président de la République  se serait plaint de la commission d’enquête.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La veille de la reprise des auditions de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla, le président de la République a téléphoné au président du Sénat pour lui rappeler que l’équilibre des institutions devait être garanti.  

Au micro de Public Sénat, Jean-Yves Leconte, sénateur (PS) représentant les Français hors de France et  membre de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla réagit : « Depuis deux jours, on a l’impression qu’Emmanuel Macron est le garde du corps de Monsieur Benalla (…) On a l’impression finalement qu’il voudrait mettre un périmètre de sécurité autour de l’Elysée. C’est bien juste le sujet de cette commission d’enquête que d’évaluer comment aujourd’hui le pouvoir exécutif fonctionne, les responsabilités de chacun et si bien entendu il n’y a pas une prééminence de la présidence de la République sur l’ensemble du pouvoir exécutif, qui fait qu’en fait, personne ne lui résiste. »

Et de poursuivre : « Ce que je constate c’est que si le président de la République téléphone au président du Sénat pour lui dire « Ecoutez ce qu’il se passe à l’intérieur de votre institution, ce n’est pas très correct », il y a une espèce de confusion. Est-ce que cela veut dire que c’est un pas de plus dans le non-respect du Parlement ? Est-ce que c’est finalement le fait de refuser au Parlement des pouvoirs de contrôle sur l’exécutif ? Est-ce qu’on est à la veille d’une démocratie illibérale en France ? »

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration of the posters for the first round of the municipal elections in Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : les enjeux du second tour parti par parti

De nombreux enseignements seront à tirer du second tour des municipales dimanche 22 mars. La France Insoumise et le RN vont tenter de confirmer leur implantation locale par des victoires dans quelques grandes villes. Au PS et chez les LR, une victoire à Paris sera déterminante. L’union des partis de gauche sera-t-elle payante à Lyon, Toulouse ou encore Nantes ? Le parti Renaissance pourra-t-il s’appuyer sur des victoires symboliques à Annecy et Bordeaux ?

Le

« On a l’impression qu’Emmanuel Macron est le garde du corps de Monsieur Benalla » déclare Jean-Yves Leconte
5min

Politique

« Certains souhaitaient la fusion, d’autres non » : à Paris, le camp de Pierre-Yves Bournazel divisé sur le choix de rejoindre Rachida Dati au second tour

La décision du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel de fusionner avec la liste de Rachida Dati, tout en se retirant à titre personnel, pourrait relancer la droite dans un scrutin parisien très mal embarqué. Mais le choix de rejoindre Rachida Dati ne fait pas consensus dans son camp, ni chez ses électeurs, reconnait à Public Sénat l’ex-député macroniste Clément Beaune, qui a refusé de figurer sur la liste d'union et reste vague sur ses intentions de vote au second tour.

Le

Scenes from the Paris Municipal Elections: Polling in Action
4min

Politique

Paris, Le Havre, Toulouse : que disent les derniers sondages à deux jours du second tour ?

À l’approche du second tour, les équilibres restent fragiles dans plusieurs grandes villes. Entre triangulaires, alliances contestées et reports de voix incertains, les dernières enquêtes d’opinion confirment une chose : rien n’est encore joué. Paris, Le Havre et Toulouse sont les trois premières villes à avoir été sondées avant le deuxième tour.

Le