« On a tous un peu de Tour de France en nous »
Le Tour de France revient pour une nouvelle édition dès le 6 juillet prochain. Si les amateurs de cyclisme l’attendent avec impatience, ils ne sont pas les seuls. Les Français entretiennent en effet un lien particulier avec la Grande Boucle. Analyse de cette relation de proximité.

« On a tous un peu de Tour de France en nous »

Le Tour de France revient pour une nouvelle édition dès le 6 juillet prochain. Si les amateurs de cyclisme l’attendent avec impatience, ils ne sont pas les seuls. Les Français entretiennent en effet un lien particulier avec la Grande Boucle. Analyse de cette relation de proximité.
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Par Yanis Darras

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La France de juillet, le Tour de France la connaît par cœur. Il faut dire qu’avec ses dizaines d’étapes, sa centaine de participants, ses milliers de kilomètres parcourus et ses millions de spectateurs, le Tour de France affole les compteurs et les esprits. Au point qu’ils sont nombreux à patienter des heures sur le bord des routes, sous le soleil de l’été.

« La notion d’attente est aussi importante que le Tour » estime Béatrice Houchard, journaliste et auteur du livre « Le Tour de France et la France du Tour ». « Je pense qu’il y a un vrai bonheur dans cette attente. Dans une période où tout doit aller très vite avec internet, il y a cette espèce d’esthétique de l’attente dans le Tour qui, je trouve, est assez fascinante. »

Pour Pierre-Yves Thouault, directeur adjoint du tour de France, cette compétition est ancrée dans le cœur des habitants de l’hexagone : « On a tous un peu de Tour de France en nous. (…) C’est la seule épreuve itinérante qui vient jusqu’au public. (…) Le Tour va partout, dans les grandes villes, dans les villes moyennes, dans les petites villes, etc. C’est aussi ça la force du Tour » souligne-t-il.

"Il y a un lien affectif avec le Tour de France" : Pierre-Yves Thouault, directeur adjoint du Tour #UMED
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Dans des territoires parfois isolés, où le sentiment d’abandon est de plus en plus présent, cette compétition symbolise cet espoir de voir un jour, les territoires remis au cœur des priorités explique le sénateur de la Creuse, Jean-Jacques Lozach, : « Le Tour de France, c’est aussi et avant tout le tour de France des territoires et des collectivités locales. »

Un évènement toujours aussi populaire ?

« Le Tour de France, c’est bien plus qu’une course de cyclisme, c’est aussi des Racines et des Ailes » plaisante le numéro 2 de l’évènement. Retransmit en intégralité à la télévision, le Tour de France impressionne par la diversité des paysages qu’il traverse. Une diversité qui est mise en avant par les hélicoptères du Tour, fournissant des images exceptionnelles aux téléspectateurs. À tel point que les bords des routes se vident petit à petit d’après Jean François Mignot, sociologue et démographe au CNRS : « Si on calcule la part de Français qui va sur la route du Tour chaque année, on observe que depuis les années 70, ils y sont de moins en moins nombreux. »

Les routes sont-elles pour autant réellement désertées ? Loin de là explique Pierre-Yves Thouault : « On estime le nombre de spectateurs entre 12 et 15 millions. Après, il arrive dans certaines zones que l’accès soit un peu plus compliqué, et qu’il y ait donc moins de spectateurs. »

Des spectateurs toujours présents donc et qui ne se déplacent pas uniquement pour voir les coureurs passer : « Il y a effectivement ce qui se passe durant la journée, pendant l’épreuve mais il y a également tous les à-côtés » souligne le sénateur de la Creuse. « Sur les villes arrivées, par exemple, il y a très souvent des animations le soir et quelques fois, très tard. Il y a une vraie dynamique associative qui accompagne le Tour de France ».  

En attendant de repartir à la conquête des territoires, les organisateurs du Tour de France s’affairent à régler les derniers préparatifs de cette édition 2019. Rendez-vous à partir du 6 juillet pour voir la caravane du Tour et les coureurs, passer près de chez vous.

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