« On a un Président qui a du retard à l’allumage à chaque fois » estime Jean-Claude Mailly
Lors de l’émission « On va plus loin », Jean-Claude Mailly, ancien secrétaire national de Force Ouvrière, a estimé que le fait que les Gilets jaunes parlent « à titre individuel » avait ses propres limites. Il a également indiqué qu’Emmanuel Macron était « en décalage par rapport à la situation. »

« On a un Président qui a du retard à l’allumage à chaque fois » estime Jean-Claude Mailly

Lors de l’émission « On va plus loin », Jean-Claude Mailly, ancien secrétaire national de Force Ouvrière, a estimé que le fait que les Gilets jaunes parlent « à titre individuel » avait ses propres limites. Il a également indiqué qu’Emmanuel Macron était « en décalage par rapport à la situation. »
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L’exécutif rétropédale afin d’essayer de calmer la crise des Gilets jaunes. Mais de nouveaux rassemblements sont annoncés ce week-end et l’Élysée craint de grandes violences.

Sur le plateau d’ « On va plus loin », Jean-Claude Mailly, ancien secrétaire national de Force Ouvrière (FO), analyse ce mouvement, qui donne tant de fil à retordre au gouvernement : « C’est un mouvement de caractère inédit [dans] la manière dont il s’est développé, sans appel aux politiques ou syndicats (…)  Maintenant on voit (…) les limites de l’exercice (…) Avec qui le gouvernement discute ? Il a en face de lui des gens sincères qui parlent à titre individuel (…) Quand il n’y a pas d’interlocuteur, à un moment donné c’est compliqué de discuter. Mais c’est aussi, d’une certaine manière, la rançon du comportement du gouvernement ces derniers temps, qui avait tendance à décider tout seul et à passer un peu en force. »

Et il ajoute : « On a (…) un président qui a du retard à l’allumage à chaque fois. Il est en décalage par rapport à la situation. Décalage dans les annonces etc. (…) Il y a des questions d’urgence sociale (…) et puis après il y a tout le reste. La question de la fiscalité qui est un vrai problème par rapport aux inégalités, ça ne se traite pas en trois jours, c’est évident. »

Vous pouvez voir et revoir le débat sur les Gilets jaunes, en intégralité :

OVPL. Analyse du mouvement Gilets jaunes
55:48

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le