"Nous, on essaye de rétablir le calme": en visite à Marseille, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a passé jeudi une heure à la rencontre d'habitants de la cité de la Castellane, théâtre d'une vaste opération anti-drogue fin juin.
"Nous travaillons avec l'ensemble des forces de police pour mettre de la sécurité partout", a déclaré le ministre lors de son passage dans cette cité emblématique des quartiers nord, rongée par le trafic.
"Je suis pour qu'à court terme on fasse tout pour assurer la sécurité, mais qu'on travaille aussi sur le fond, qu'on travaille sur l'urbanisme, sur les activités sociales, sur la culture, etc... C'est comme ça qu'on viendra à bout des difficultés", a-t-il ajouté.
Marseille va bénéficier de renforts dans le cadre des "quartiers de reconquête républicaine", avec 30 policiers supplémentaires dès septembre dans les quartiers nord et 30 autres autour de la gare Saint-Charles, a précisé le ministère.
Dans une cité déshéritée où les policiers, avec arme automatique en bandoulière, étaient omniprésents, M. Collomb est allé à la rencontre de quelques habitants.
"Sortez-nous de cette misère !", a lancé un jeune homme, posté à côté d'un muret, auquel le ministre a répondu que la France était "plutôt dans une phase où il y a des créations d'emploi": "A mon avis, les gars qui vont vouloir bosser, ils vont trouver du boulot".
"Tu vois, depuis douze mois, on a créé 340.000 emplois (...) donc aujourd’hui il y a du boulot, quoi ! Si vous voulez, vous m'envoyez votre curriculum et demain je vous trouve un emploi", a-t-il lancé à un père de famille.
Le ministre d e l'Intérieur Gérard Collomb à la rencontre d'habitants de la cité de la Castellane, à Marseille le 5 juillet 2018
AFP
M. Collomb a également promis de "rétablir le calme", alors que la Castellane a fait l'objet fin juin d'une importante opération policière. Un trafic de drogue, présenté comme le plus gros de la cité phocéenne, y a été démantelé.
Présente aux côtés du ministre, la sénatrice (PS) Samia Ghali l'a interpellé : "Aujourd'hui, les cités ne vont pas bien en France. Si on n'y met pas les moyens, et pas que les moyens de police, mais tout ce qui va avec, on ne va pas s'en sortir".
"Ceux qui vont gagner, c'est ceux qui font que la crèche part, que la Poste ferme parce qu'ils sont menacés, et que l'école est saccagée", redoute l'élue des quartiers nord. Elle regrette la lenteur des travaux de rénovation urbaine dans une cité dont les tours décaties ont vu grandir Zinedine Zidane.
Le Premier ministre va s’entretenir à la mi-septembre avec le président du Sénat, qui sera accompagné des deux présidents de groupes de sa majorité LR-centristes. Les quatre responsables politiques devraient aborder le sujet du moment qui fâche : le projet de loi de finances.
Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a estimé que la place du baccalauréat devait « être discutée au moment de la présidentielle ». Mardi, un rapport du Sénat a préconisé, entre autres, de supprimer le droit d'accès automatique aux études supérieures des bacheliers.
Le candidat Horizons, favori du bloc central, Édouard Philippe a lancé un appel à ses concurrents du centre et de la droite, les invitant à se rassembler dans la perspective de la présidentielle et des législatives. Mais Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne comptent pas, à ce stade, se retirer au profit d'une candidature unique du maire du Havre. De quoi relancer l'idée d'une primaire.
Sébastien Lecornu envisage de réduire l’indemnité mensuelle des membres du gouvernement, à titre d’exemplarité, dans une période où le budget 2027 va nécessiter des ajustements budgétaires forcément impopulaires. On fait le point sur les règles actuelles qui déterminent les montants perçus par les ministres.