« On n’a pas le droit de faire porter l’effort uniquement sur les retraités », s’indigne Jean-Christophe Lagarde
Solidaire du mouvement social des retraités, le patron de l’UDI cible la hausse de la CSG qui touche les pensions de retraite sans compensation. Une mesure qu’il juge injuste.

« On n’a pas le droit de faire porter l’effort uniquement sur les retraités », s’indigne Jean-Christophe Lagarde

Solidaire du mouvement social des retraités, le patron de l’UDI cible la hausse de la CSG qui touche les pensions de retraite sans compensation. Une mesure qu’il juge injuste.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Chose rare, les retraités et les professionnels de l'aide aux personnes âgées battront le pavé ce jeudi pour protester contre la baisse de leur pouvoir d’achat et pour réclamer davantage de moyens humains notamment dans les EHPAD. Solidaire du mouvement, le président de l’UDI cible spécifiquement la hausse de la CSG votée dans le budget de la sécurité sociale pour 2018. Cette augmentation de 1,7 point qui n’épargne pas les pensions de retraites (supérieures à 1 200 euros) vise à compenser la suppression des cotisations chômage et maladie pour les salariés du secteur privé.

« Les charges sociales devraient être transférées vers un impôt consommation et pas en réduisant les pensions de retraites de nos anciens »

Pour le député de Seine-Saint-Denis, « le gouvernement ou en tout cas une partie de la majorité est elle-même surprise de l’impact que ça a » sur le pouvoir d’achat des retraités. Mais le président de la République ne donne pas vraiment l’impression d’être surpris. « J’assume », lançait-il hier à des retraités qu’ils l’interpellaient sur la baisse de leur pouvoir d’achat.    

C’est une injustice pour le député de Seine-Saint-Denis pourtant proche de la majorité présidentielle sur bien des sujets. « Nous avons combattu la hausse de la CSG », rappelle-t-il. « S’il y a besoin d’alléger les charges sociales dans notre pays, pour permettre aux entreprises d’être compétitives et de créer de l’emploi, on n’a pas le droit de faire porter l’effort uniquement sur les retraités », brocarde Jean-Christophe Lagarde qui estime que « quand vous êtes retraités, la perte du pouvoir d’achat, vous ne pouvez pas la compenser » en faisant plus d’heures supplémentaires ou en prenant un autre emploi. Selon le président de l’UDI, « les charges sociales devraient être transférées vers un impôt consommation et pas en réduisant les pensions de retraites de nos anciens ».      

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le

« On n’a pas le droit de faire porter l’effort uniquement sur les retraités », s’indigne Jean-Christophe Lagarde
3min

Politique

« Je ne souhaite pas participer aux ravages sociaux et écologiques en cours » assume cet étudiant qui a bifurqué 

En 2022, Théophile Duchateau, élève dans l’école d’ingénieur Agro ParisTech, fait partie du groupe de « bifurqueurs », surnommés ainsi après avoir annoncé publiquement lors de la remise de leur diplôme qu’ils préféraient renoncer à une carrière toute tracée dans un grand groupe. Théophile Duchateau, ancien élève ingénieur d’Agro ParisTech partage aujourd’hui sa vie entre son métier dans l’agroforesterie et l’engagement dans une ferme collective. Au micro de Quentin Calmet et face aux sénateurs, il assume une nouvelle forme de « travail » dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

« On n’a pas le droit de faire porter l’effort uniquement sur les retraités », s’indigne Jean-Christophe Lagarde
4min

Politique

« L’IA, j’y crois beaucoup » : le préfet de police de Paris défend son utilisation pour la surveillance vidéo des rodéos urbains et des manifestations

Auditionné au Sénat sur la sécurité de l’espace public, le préfet de police de Paris Patrice Faure a défendu le recours à la surveillance vidéo algorithmique pour détecter certains délits et encadrer les manifestations. « Donnez-nous le cadre législatif pour utiliser les moyens technologiques qui existent », a-t-il exhorté devant les sénateurs.

Le